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Tchad
Michelle Obama et ses filles, l'aînée Malia et la cadette Sasha qui envoie des baisers à son
père
Un coup d'envoi sous le signe de l'émotion : «Je viens ici en tant que femme qui aime mon mari et qui pense qu'il sera
un président extraordinaire», a lancé Michelle Obama, lundi, à Denver dans le Colorado, devant 4 200 délégués du parti démocrate et des dizaines de milliers de manifestants. L'épouse du sénateur
de l'Illinois était l'oratrice vedette de la première journée de la convention démocrate qui doit investir Barack Obama dans la course à la Maison-Blanche.
Pendant environ 20 minutes, Michelle Obama a pris la parole pour souligner que son mari était un homme de valeurs et de conviction, qui incarne le rêve américain. Souriante et à l'aise, elle a présenté celui qui est le premier Noir à être mis en orbite présidentielle comme un homme du peuple. «Barack et moi avons été élevés dans le respect de nombreuses valeurs qui sont les mêmes: il faut travailler dur pour obtenir ce que l'on veut dans la vie; votre parole est sacrée et il faut faire ce que vous avez dit; il faut traiter les gens avec dignité et respect, même si vous ne les connaissez pas, même si vous n'êtes pas d'accord avec eux», a-t-elle exposé avec conviction.
A la fin de son discours, Michelle Obama, 44 ans, a été rejointe sur scène par ses deux petites filles, Malia et Sasha, 10 ans et 7 ans. «Je t'aime papa», a crié la petite Sasha quand son père est apparu sur un écran géant dans la salle de la convention, en direct de l'état du Kansas où il est en campagne. Après un échange de mots qui a fait chavirer la salle, les deux petites filles ont envoyé des baisers à leur père alors que résonnait dans l'enceinte de la convention la musique «Isn't She Lovely» (n'est-elle pas adorable?) de Stevie Wonder.
Michelle Obama travaille sans relâche pour corriger une image d'extrémiste sans aucun sentiment patriotique que tentent de coller les Républicains à Barack Obama. Mais sa véritable mission, dans
le cadre de la campagne, est de montrer son mari sous un jour moins austère et de prouver qu'il n'est pas si différent des autres, en dépit de son nom inhabituel et de son parcours quelque peu
exotique avec une enfance entre Hawaï et l'Indonésie et alors qu'il est constamment exposé au doute de certains de ses compatriotes qui s'interrogent pour savoir s'il est un «vrai
Américain».
Avant l'entrée en fanfare de la tête d'affiche, Edward Kennedy avait effectué une apparition surprise sur scène. Le sénateur du Massachusetts, qui se bat contre une tumeur au cerveau, est apparu sur l'estrade sous une ovation debout avec des milliers de participants agitant des pancartes à son nom. Le patriarche, présent à ce rendez-vous tous les quatre ans depuis 48 ans, a livré un discours très pugnace.
«Barack Obama va fermer le livre des vieilles politiques fondées sur la race et la genre, sur les affrontements entre communautés ou les affrontements entre hétérosexuels et homosexuels», a lancé le dernier frère vivant de John F. Kennedy. Et Barack Obama sera un commandant en chef qui comprend que les jeunes Américains en uniforme ne doivent jamais être engagés sur une erreur mais toujours pour une mission à la hauteur de leur courage».
«Rien, rien n'aurait pu m'empêcher d'être à cette réunion ce soir», a encore proclamé Ted Kenney, promettant d'assister à une prestation de serment de Barack Obama en janvier. Sa nièce Caroline,
fille du président John Kennedy, a associé le nom de Barack Obama à ceux de son père et de son oncle.
Dans le public du Pepsi Center, une grande halle de sport, on distinguait notamment le colistier de Barakc Obama, Joe Biden, le candidat de 2004 John Kerry et l'épouse du gouverneur républicain de Californie Arnold Schwarzenegger, Maria Shriver, une autre Kennedy. L'ancien président Jimmy Carter est monté sur scène mais ne s'est pas exprimé.