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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 01:25

 

Nassar

 De la pénétration de l’islam à celle de la colonisation, le Tchad, l’un des pays entièrement enclavés de l’Afrique, se situe parmi les pays les pauvres du monde. L’histoire politique et institutionnelle marquée par l’héritage d’un système d’organisation administrative essentiellement basé sur le modèle français. Le pays vit depuis son indépendance une situation sociopolitique chaotique due à la confiscation du pouvoir et la mauvaise foi politique de ses dirigeants.

Ces problèmes qui pourraient aussi tirer leurs origines dans les différentes structures sociales tchadiennes sont principalement dû à la géographie du Tchad et aux  natures des régimes qui se sont succédés au pouvoir depuis l’accession du pays à l’indépendance, mais surtout à La pénétration de l’islam, l’héritage du passé de l’islam et à la conquête colonial.

 

Mis à part le régime du premier Président Francois Tombalbaye, tous les autres régimes qui se succèdent sont arrivés au pouvoir par la voie des armes, et souvent avec l’appui logistique et matériel de certains des pays voisins et d’autres puissances extérieures. Même s’il est difficile de connaître les causes de l’implication de ces pays voisins dans les différentes crises au Tchad, il y a lieu de s’interroger pourquoi l’aide de ces voisins ne s’adressent seulement qu’à des rébellions issues du nord du pays ? Qu’il s’agisse de soutiens sélectifs cachant  des visées expansionnistes de certains pays et des pays voisins ou  d’un conflit stratégique autour des richesses naturelles du Tchad, la question de la crise actuelle interpelle directement les tchadiens sur leur volonté de vivre en tant que nation dans toute ses diversités culturelles et leur mode de direction du pouvoir.

        

A.   La pénétration de l’islam et de la colonisation

 

 1. La pénétration de l’islam

A l’instar des autres pays africains au sud du Sahara, le premier contact du Tchad avec l’islam a eu lieu vers le sixième siècle. Cependant la pratique de la religion musulmane en tant que telle n’interviendra que vers le Xème avec l’islamisation du royaume du Kanem.  Cette islamisation sera suivi par la traite des esclaves, remettant ainsi en cause la cordiale cohabitation qui existait entre les royaumes. C’est ainsi que des razzias furent fréquemment organisés dans le royaume Mbang Gaourang au sud du pays hostile à l’islamisation.

En ce début de la pénétration de l’islam, on pourrait qualifier le Tchad comme le lieu d'un rapport de forces entre la poussée de l'islam et les résistances de l'Afrique équatoriale où certains pays musulmans contesteront la constitution laïque et où les pouvoirs musulmans en place en profiterons pour massacrer de nombreux civils chrétiens comme il en est le cas  dans les régions sud du Tchad et du Soudan.

L’islam sera donc le fallacieux prétexte sous lequel les prédicateurs de la parole sainte de l’Islam venus du Moyen-Orient armeront et financeront les différents royaumes du nord du Tchad, leur donnant ainsi les moyens d’exprimer leur supériorité sur les populations du Sud, hostiles à la conversion. C’est cette pratique qui continuera de nos jours où toutes les oppositions militaires tchadiennes d’origines nordiste trouveront facilement les soutiens financiers et matériels auprès des  pays adeptes de l’islam, alors que les ressortissants du Sud seront considérés comme des athéistes et appelés « kirdis ». Ce phénomène  se poursuit de nos jours où le nord du Tchad considère le sud comme le berceau des esclaves, et les ressortissant du sud sont appelés «el-abid» en arabe tchadien qui veut dire les esclaves. Il en résulte que certains nordistes n’acceptent pas de partager le repas dans une même assiette avec un sudiste ; car pour eux, l’esclave ne doit pas s’assoir à la même table avec son maître. Cette suprématie exprimée par nordiste sur le sudiste se reflétera sur le plan politique, ce qui explique le refus du nordiste de se faire diriger par le sudiste.

L’exemple le plus illustratif est celui que nous soulignons. En effet, afin de croitre l’influence de l’islam au Tchad, l’Arabie Saoudite décide a partir  des  années 1992 - 2000 de multiplier les mosquées au Sud en finançant leurs constructions. Interrogé en 2005 par la presse française sur cette poussée des mosquées dans la zone septentrionale, le Président Idriss Déby donnera une réponse affirmative qui n’a pas plu à l’Arabie  Saoudite parce que étant trahison à l’islam. C’est ainsi que l’ex-Ambassadeur du Tchad en Arabie Saoudite, Mahamat  Nouri obtient l’aide financière de l’Arabie Saoudite en vue de constituer une rébellion militaire au régime de Déby.

Le lecteur pourra cliqué sur le lien ci-dessous pour se rendre compte des réalités qui se cachent derrières ces mosquées, ce lien qui constitue la pièces à conviction sur la problématique de l’Islamisation du Tchad.


 

 2. La Conquête Coloniale

 

L’histoire de la conquête coloniale quant à elle ne commencera qu’à la fin du XIXe siècle, où des explorateurs  tels Casimir Maistre, Vincent Monteil et Emile Gentil  trouvèrent un pays affaibli, divisé en petits sultanats rivaux. Cependant, l'aventurier esclavagiste d'origine soudanaise, Rabah, entrava un moment la conquête coloniale française, avant de succomber en 1900 au cours de la bataille de Kousseri. De même, les deux empires du Kanem et du Ouaddaï ne se soumirent qu'après des combats acharnés.

L'État du Tchad dans ses frontières actuelles est une création du colonialisme européen. Ses frontières sont la résultante de négociations entre Français, Anglais et Allemands dans les années 1880. En 1915, l 'ensemble du territoire tchadien était occupé  en 1920 le Tchad reçut le statut de colonie française et en 1936 les frontières furent définitivement délimitées. C'est le début de la période coloniale durant laquelle les français privilégieront  la mise en valeur du Sud, très fertile à la culture du coton. Cette mise en valeur est rapidement récupérée par le bloc  Islamique du Moyen Orient et d’Afrique en manipulant les Nordistes que la culture du coton était une politique partisane qu’envisage la France contre le Nord à majorité musulmane.

En 1940, Félix Eboué, Gouverneur du Tchad, décide le ralliement du Tchad à la France libre; et c'est du Tchad que va partir le Général Leclerc et les soldats tchadiens pour libérer la France. Le pays deviendra indépendant le 11 août 1960.

 

http://www.youtube.com/watch?v=Umjv0mVtRY8

 

 

B- De l’indépendance à nos jours

 

 Après son indépendance, le pays vivra une période relativement calme sous le régime du premier Président Francois Tombalbaye, même ses dérives autoritaires ont finis par entraîner sa mort au cours d’un coup d’état militaire. C’est le début de la période d’incertitude. Car, les auteurs du  coup d’état militaire du 15 avril 1975 qui a mis fin au régime de Tombalbaye, n’avaient sûrement pas mesurer la  portée de situation politique à cette époque en adoptant une politique de large ouverture, et donneront ainsi l’occasion à l’opposition nordiste d’assouvir ses intentions d’arabisation et d’islamisation du pays. Ainsi, pendant la période de trouble qui s'étendra de 1975 à 1980, le premier ministre Hissène Habré réussira à introduire l’arabe comme langue nationale et deuxième langue officielle après le français. Malloum quittera le pouvoir suite aux accords de paix de Kanon 2 et Goukouni Wedeye, président du Frolinat deviendra le Président de la République. Mais  Goukouni ne restera que deux ans au pouvoir.

Hissène Habré un des cerveaux du FROLINAT(Front de Libération National du Tchad

, plus rusé que les autres a pris le pouvoir le 7 Juin 1982. Ses huit années de  règne furent la période la plus sombre de l’histoire du Tchad. Il aura le seul mérité d’avoir réalisé le plan le plus macabre du Frolinat en massacrant plus de quarante mille tchadiens. Il faut noter que c’est sous son règne que l’actuel Président Idriss Déby alors Chef d’état major de l’armée éliminera des centaines des cadres sudistes au cours d’une opération nommée « septembre noir » tout en brulant villages et églises dans le sud du Tchad . Profitant d’une part des divergences entre son parrain Habré et les régimes islamiques de la Libye et du Soudan, d’autre part du désaveu français du régime Habré, Deby a pu obtenir les soutiens français et soudano-libyens pour entre en rébellion au Soudan en avril 1989 avant de reconquérir le pouvoir en décembre 1990.

 

C- De Hissène Habré à Idriss Déby Itno: deux méthodes visant un même plan de conservation du pouvoir.

 

Arrivés tous les deux au pouvoir par les armes, les régimes de Habré et Déby qui avaient pour seul objectif , la prise du pouvoir et sa conservation  au nord aux fins de permettre l’arabisation et l’islamisation du pays conformément au plan du FROLINAT et ses parrains des pays islamiques. Mais tous deux n’ont pas fait usage d’une même méthode.

 

1. Sur le plan de conservation du pouvoir

Il n’est pas surprenant que le Tchad, situé à l’intersection des civilisations arabo-musulmane et judéo-chrétienne, deux cultures diamétralement opposées, puisse souffrir de ce conflit de civilisations.  Mais le fait le plus curieux dans le cas du drame tchadien est le manque total d’un principe de séparation du pouvoir. Tant et si bien que tous les régimes qui se sont succédés depuis la crise se sont toujours servis de la religion, musulman surtout, comme arme de la conquête du pouvoir. Cela nous ramène à la question du soutien apportés par les pays voisins en son temps au Frolinat et récemment au MPS. Si les objectifs religieux n’étaient pas les causes de ces soutiens, aucune autre justification n’est à trouver.  La preuve  en est que ces pays sources principales des rébellions au Tchad arment et hébergent plus d’une dizaine de mouvements armés tchadiens dont aucun mouvement d’opposition issu du sud du Tchad. Le constat est très clair. Le soutien des pays islamistes voisins Tchad n’a qu’un seul objectif: créer une certaine solidarité musulmane afin d’élargir à long terme la population islamique dans cette sous-région. C’est ce plan resté jusqu’ici secret que Déby, pour bénéficier du soutien du monde occidental et de la communauté internationale, a lors de son discours du 5 Janvier 2008 trahit en accusant son homologue soudanais Omar el-Béchir de vouloir "instaurer au Tchad et dans toute la sous-région une doctrine basée sur le terrorisme et l'islam militant", tout en assurant que "le plan de déstabilisation du Tchad" ne réussira pas". Il n’ y a pas  de doute possible, c’est une nouvelle bombe régionale qui en gestation, et seul le sud du Tchad jusqu’à présent bouclier contre l’avancé de l’islam risque d’en pâtir.

 

2. Méthodes et stratégies de conservation du pouvoir

 

De la dictature habreiste 1982-1990 à la pseudo-démocratie avec le MPS          

 Si l’unicité du plan des différents pouvoirs nordistes ne fait pas de doute, les méthodes politiques restent quant à elles différentes selon qu’il s’agisse H. Habré ou I. Déby et les stratégies de conservation, bien très variantes ont pour seules convergences l’anéantissement ou l’extermination tant physique, politique, économique et intellectuelle d’une partie de la population tchadienne.

 

Tuer physiquement, économiquement, intellectuellement et politiquement le sud d’abord, et puis les régions qui y sont apparentées, telle a été la stratégie de régimes depuis 1982.

 

Après s’être servi de l’islam comme cheval de baitaille, Hissène Habré a pu conquérir le pouvoir et se forgera une image de nationaliste en profitant du conflit qu’avait le pays avec la Libye sur la bande d’Aouzou tout en régnant d’une main de fer sur le Tchad. C’est ainsi que deux ans après sa prise du pouvoir, celui que l’on surnomme aujourd’hui le  Pinocet d’Afrique, organisera en 1984 le massacre sans précèdent au Sud. Des cadres sudistes formés dans des hautes écoles et universités européennes sont enlevés et froidement tués. Cette période massacres et truies qui ne sont pas loin de génocide, connu sous le nom de « Septembre Noir de 84 » est le plus gros chapitre des règne les plus sombres de l’histoire africaine. Elle est même la dérive autoritaire du FROLINAT dont le seul leitmotiv sera de tuer  massivement les cadres du Sud pour les faire disparaitre ou anéantir politiquement, intellectuellement et économiquement.

 

 

Pourquoi Idriss Déby doit partir ?

 

Grace au climat de terreur généralisée laissé par la dictature habréiste sur la population, profitant contexte politique africains des années 1989-1990 (discours du Président francais Mitterand de la Baule) et de l’aide du Soudan,  Déby prendra quant à lui le pouvoir en adhérant aux principes du multipartisme, de la démocratie et de la liberté, tout en promettant à ses parrains de continuer l’œuvre du FROLINAT.

 Nonobstant les multiples dérapages (massacres des Hadjaraï en 1991 à N’Djamena et au centre, suivis de Gniguilim en 1993 et Abéché en 1994 à l’Est, de Khou et Goré en 1993, Moundou en 1997 au sud) observés dès l’accession au pouvoir d’Idriss Déby, les tchadiens ont consenti d’énormes sacrifices pour parvenir à contraindre le régime de Déby à organiser la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Ce grand mess qui a réuni les pouvoirs publics, les partis politiques, la société civile et les personnes ressources en présence des représentants des organisations internationales et pays amis du Tchad, a permis de définir un consensus politique national permettant de jeter les bases d’un véritable jeu démocratique.

Aussitôt après la clôture des assises de la CNS, le Président Déby opte pour la violation systématique de ses recommandations. Il recentre l’Armée  Nationale Tchadienne (ANT) essentiellement sur son groupe ethnique et met en place les conditions de l’organisation des simulacres d’élections présidentielles et législatives. En faisant succéder alternativement dans tous les coins du pays, la répression, l’intimidation et la corruption, Déby parvient ainsi à réinstaurer la dictature au Tchad mais sous une époque dite de démocratie.

En ce qui concerne l’armée et la sécurité, le régime de Déby a transformé les forces publiques en milices privées. Malgré le soutien technique et financier des partenaires du Tchad dont du gouvernement français et de la Banque Mondiale, Déby a fait échouer par des manœuvres occultes le projet de réforme de l’armée et des forces de sécurité ainsi que sa composante dite démobilisation et réinsertion. Tant et si bien que l’on peut affirmer aujourd’hui que le Tchad n’a pas d’armée nationale basée sur la représentation démographique nationale.

Pour ce qui est de la réconciliation nationale, les opposants rentrés au pays dans le cadre de ce processus, et suite à des accords de paix signés sous l’égide des partenaires extérieurs, ont été purement et simplement assassinés. Ce sont notamment, les cas d’Abbas Koty, Bichara Digui, Laoukein Bardé, Bisso Mamadou, Kété Moise, Kaffine Chadellah, Ngarboubou, entre autres.

Quant au plan administratif, l’administration tchadienne a été déstructurée dans un laboratoire nébuleux mis sur pied et placé sous l’autorité du secrétaire général du MPS chargé de l’administration, pour torpiller les études et les propositions faites par les techniciens concernant le dossier de la réforme de l’administration territoriale. Des découpages territoriaux fantaisistes sont opérés,  favorisant la démultiplication des unités administratives. Les amis et proches du pouvoir, sans aucune compétence et étrangers au corps des agents de l’Etat, sont nommés à la tête des circonscriptions administratives et services déconcentrés. Leur mission consiste à se servir et prélever sur les ressources publiques au profit des dignitaires du régime.

Le régime de Déby a profité de la politique de privatisation, surtout conseillée et encouragée par les experts des institutions de Breeton Wood dans les années 1990. Il a cédé des entreprises publiques à ses proches, sans aucune contrepartie pour le trésor public.

Ce régime a réussi à gruger même la Banque mondiale au sujet du dossier pétrole tchadien. Malgré les protestations des ONG de Défense des Droits de l’Homme, de Protection Environnementale ainsi que de l’opposition politique, la Banque Mondiale a accepté de financer l’exploitation du projet pétrole. Le premier versement de bonus a servi à acheter les armes pour combattre les opposants du pays et de l’extérieur. Les ressources du pétrole ne servent plus à la réduction de la pauvreté comme elles étaient prévues dans les accords signés par l’institution financière et le gouvernement.

Cette vaste compagne de prédation et de détournement de ressources de l’Etat savamment orchestrée va ériger le Tchad au meilleur palmarès des Etats les plus corrompus de la planète, conformément au rapport annuel 2005 de l’organisation « International Transparency ». Le pays est plongé dans un état de misère et de désolation sans précédent. Son recul en matière de développement s’est gravement empiré. Seulement pour les années 2004 et 2005, les indicateurs du développement humain font passer le Tchad du 167ème rang au 173ème, selon les rapports de PNUD des deux dernières années.

Sur le plan international, Idriss Déby et son régime se sont attelés dès 1990 à rabaisser le Tchad à un niveau d’une insignifiance misérable. Un réseau nébuleux chargé d’activités criminelles, de trafic de drogue et de fausse monnaie placé sous la tutelle de la Présidence de la République a été créé. A la tête de ce réseau se trouve un conseiller spécial du chef de l’Etat. Les membres du réseau sont dotés de passeports diplomatiques pour l’accomplissement de cette salle besoin. Ces pratiques qui humilient le Tchad aux yeux de la communauté internationale et déshonorent le peuple tchadien et l’Afrique toute entière.

Non satisfait de ses macabres exploits contre les populations et de ses attentats contre la démocratie au Tchad, le régime de Déby s’est permis de porter atteinte à l’intégrité territoriale des pays africains. Les régimes démocratiquement élus de Lissouba au Congo Brazzaville et de Patassé en République Centrafricaine ont été renversés par ses milices tribales. De plus, ce régime est le principal artisan de la crise du Darfour qui fait l’objet de la préoccupation majeure de la communauté internationale. Son implication a été établie par de nombreuses missions des Nations Unies et d’autres organisations internationales ou sous régionales.

La goûte d’eau qui a débordé le vase est notamment la modification de la constitution pour se baliser la voie pour une présidence à vie. Cette constitution qui est le fruit d’un consensus laborieux trouvé à la CNS, a été frauduleusement manipulée pour l’instauration définitive d’un pouvoir sans partage et d’une succession dynastique au Tchad.

Comme on peut aisément le constater, la liste des douleurs que le peuple tchadien endure pendant près d’un demi siècle est très longue. Tout est organisé pour maintenir le pays et ces populations dans une situation de non progrès et d’oppression.

 

  Quelque soit les raisons que d’aucun évoquent pour faire croire à l’opinion nationale et internationale que Déby reste le seul maître de la crise du Tchad, il serait totalement erroné que la communauté internationale laisse un seul homme et son clan s’appropriés la destinée d’une nation tout en œuvrant activement à déstabiliser certains pays voisins. Car tout le monde le sait, Idriss Déby au même titre que El Bechir jouent un rôle déstabilisateur dans la sous-région d’Afrique Centrale et constituent un réel danger pour la stabilité en Afrique. Mais aussi parce que en prenant le pouvoir en 1989, Déby a bénéficié de l’aide du clan zakawa du soudan, ceux-ci demandent en récompense l’appui de Déby pour prendre le pouvoir au Soudan. D’où la réaction du Soudan d’héberger de son côté des rebelles hostiles à Déby.

 La paix dans cette partie de l’Afrique passe incontournablement par  le départ d’un des deux chefs d’Etats tchadien ou soudanais.

C’est cette nécessité que nombres d’activistes et opposants tchadiens s’accordent de croire, et œuvrent activement pour rendre effectif le départ d’Idriss Déby du pouvoir en fin d’envisager un avenir pour Tchad.

Ce document d’analyse qui se veut d’essayer d’élucider les faces cachés des pouvoirs nordistes qui ont dirigé le Tchad jusqu’à ce jour se place donc dans cette logique des personnes soucieux du retour de la paix au Tchad.

 

 

 



 

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