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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:12

 1888673_702022186527573_519204115_n.jpgIl y a exactement une année, la coalition séléka entrait dans Bangui. C’était le Dimanche des Rameaux. Aujourd’hui, elle aurait pu fêter l’anniversaire de sa victoire si elle avait su se transformer de mouvement militaire en mouvement politique. Malheureusement, l’année écoulée n’a été qu’une longue agonie de cette association hétéroclite, sans leader charismatique qui a entraîné la RCA dans une débâcle encore jamais atteinte auparavant. Est-il seulement possible de faire  un bilan de l’année écoulé ?

 

            Il n’est possible de faire le bilan d’un anniversaire que lorsque celui qui fête est en état de le faire. Or il se trouve que la séléka a perdu le pouvoir avant d’avoir atteint son premier anniversaire à Bangui. Le président qu’elle a amené au pouvoir a été démis d’une façon peu cavalière. Dans la ville de Bangui, les troupes de la séléka ont été cantonnées, ses soldats n’ont plus le droit de sortir armés. La séléka attend tout simplement son désarmement sans savoir si elle aura une place dans la prochaine armée nationale qui sera reconstituée. Il faut dire que la séléka est tout simplement aux abois.

 

            Sur le plan tant politique, économique que social, la séléka a désorganisé tout ce qui marchait encore dans le pays. L’administration n’existe plus ; la justice a été sinon décimée, du moins ses magistrats clochardisés ; l’économie qui n’était plus qu’informelle bat de l’aile. La cohésion sociale n’est plus qu’un vieux souvenir. Tout reste à reconstruire dans ce pays qui ne tient plus que grâce aux forces internationales. Ce pays est à bout de souffle et on se demande comment il parvient encore à tenir.

 

            Et la classe politique ? Il faut dire que les vétérans se sont complètement discrédités par leurs intérêts partisans en hésitant pas à utiliser la religion et le communautarisme, amenant le pays dans une situation que des observateurs ont qualifiée de pré génocide. 

 

            Il est temps de laisser aux jeunes la possibilité d’entrer dans l’arène politique. Jusque-là ils n’ont été que manipuler. Maintenant c’est pour eux le moment de prendre les rênes et de présider aux hautes destinées de la nation centrafricaine. Si on ne peut plus rien attendre de la classe politique des vétérans, on peut laisser la chance aux jeunes. Les vieux ne peuvent plus rien inventer alors que les jeunes centrafricains ont l’avenir devant eux et l’enthousiasme.

 

            Si l’on se rend compte que la plus grande puissance est dirigée par un homme qui pourrait être le fils de la plupart des hommes politiques centrafricains, on peut dire qu’il en temps pour qu’il y ait passage de témoins. Jeunes centrafricains, ne laissez plus passer la chance de votre pays. C’est vous cette chance, c’est vous qui donnerez une nouvelle image de la Centrafrique. Ce n’est pas l’anniversaire de la Séléka, c’est l’anniversaire de la renaissance centrafricaine à travers ses jeunes qui sont désormais investis d’un devoir qu’il leur incombe d’accepter. C’est une défi, il faut le relever.
par Pascal Djimoguinan

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Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Afrique
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