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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 12:20
85a0797e-eae2-11e0-ae5d-3a00dfbe08df.jpg                            Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, mercredi 28 SEPT 2011 à l'Élysée. 

«Nicolas Sarkozy est notre meilleur candidat», a expliqué le ministre des Affaires étrangères jeudi sur France 2. 

Difficile d'atterrir dans l'Hexagone. Dans son vaste bureau surchauffé par la chaleur automnale et où ne ronronne aucun air conditionné - au nom du développement durable -, le ministre des Affaires étrangères se souvient d'abord de sa tournée des capitales du monde ces quinze derniers jours : Shanghaï, Canberra, Wellington, Benghazi, New York… Pourtant, Alain Juppé est bien de retour dans la politique française. Il était, jeudi soir, l'invité de l'émission «Des paroles et des actes» sur France 2. Un format sur mesure, programmé pour «rééquilibrer les temps de parole » après la diffusion du débat PS le 15 septembre.

Le numéro deux du gouvernement est l'un des seuls à pouvoir ainsi occuper le terrain politique en attendant l'entrée en campagne officielle de Nicolas Sarkozy. Et il le sait. «Le rôle que j'essaie de jouer, c'est d'apporter de l'unité», confie-t-il avant l'émission. Le président cherche aussi à s'appuyer sur des gens qui ont une certaine expérience.» Juppé se dit «stupéfait par le manque de sang-froid» de ceux qui appellent à une entrée en campagne plus rapide de Sarkozy, pour rattraper le terrain perdu dans l'opinion et effacer en partie le passif de la perte du Sénat. «Selon lui, la victoire de la gauche au Sénat, cela n'a rien de sismique, cela n'a pas de signification proprement électorale», glisse le ministre .

Pas question, dès lors, de voir Juppé jouer le rôle du «recours» pour la présidentielle de 2012 . «Vous me voyez aller à la télévision dire “je suis le recours” ? Cela n'a aucun sens. Ce serait l'explosion thermonucléaire. » Sur le plateau de France 2, il se tient à cette ligne. Ou presque.

«Nicolas Sarkozy a fait du bon boulot depuis 2007, la direction qu'il a choisie est la bonne et je vais l'aider sans ambiguïté», lance-t-il d'une traite. Mais quand on lui demande s'il s'interdit même d'y penser, il répond : «S'il est candidat, oui». En plissant le regard, en introduisant cette condition, Juppé intrigue et invite ses différents interlocuteurs à renouveler deux, trois, quatre fois la même question. «Et si, et si, et si…», essayent les journalistes.

Et à chaque fois, Juppé souffle le chaud et le froid. «Nicolas Sarkozy est notre meilleur candidat. Je le soutiendrai et lors de la campagne, je m'engagerai à fond à ses côtés», soutient-il à un moment. Mais à un autre, il disserte sur les «surprises» que réservent la vie politique. Et sur son peu de foi dans les certitudes trop vite élaborées, dans les pronostics trop précoces. Quand on lui rappelle enfin que François Bayrou, son «ami», voyait «de nouveau du rêve» dans ses yeux, Alain Juppé s'amuse même. «Je rêve heureusement. Même avec les yeux ouverts, concède-t-il. Mais je ne vous dirai pas de quoi. Il faut bien garder une part de secret quand même…»

Déclaration «d'amitié»

Le moment où il sera le plus catégorique et le plus ferme sur l'absence de toute autre option pour la présidentielle reste celui où est évoqué François Fillon. Le premier ministre, «le chef de la majorité», concède-t-il du bout des lèvres, n'est-il pas, lui aussi, un recours possible ? «Il n'y a pas de recours aujourd'hui», répond cette fois Juppé, semblant fermer une porte.

Interrogé sur ses relations avec le président de la République, Alain Juppé reste dans le registre de la confidence. «Ca surprend beaucoup mais on s'entend bien, explique-t-il. J'ai du bonheur à travailler avec lui.» Si Juppé concède qu'ils n'ont «pas le même tempérament», «pas du tout» même, il offre aux téléspectateurs une grande déclaration «d'amitié». «Nicolas Sarkozy a une personnalité très différente de la mienne, estime-t-il. J'ai pour lui de l'amitié, je pense que nous sommes des amis.»

Celui qui, il y a un an encore, avait expliqué qu'entrer dans un gouvernement de Nicolas Sarkozy «c'était monter dans le Titanic» revient aujourd'hui sur sa «boutade». «Le Titanic, je suis monté dessus et j'irai jusqu'au bout, explique-t-il aujourd'hui. On a évité les icebergs. Maintenant que je suis sur le bateau, je me rends compte qu'il y a un capitaine.»

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Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Monde
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