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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 11:01

netanyahu_pics_390.jpgFrançois Clemenceau* revient chaque jour d'ici le 6 novembre sur les coulisses de la campagne présidentielle américaine.


BUREAU OVALE (SUITE) - A Tel Aviv, le débat est incessant sur la relation qui s'est nettement détériorée cet été entre Israël et les États-Unis. Depuis que Benjamin "Bibi" Netanyahou a demandé au président Obama de fixer un ultimatum aux Iraniens, le climat est passé de frais à très froid.

On sait maintenant que le président américain et le Premier ministre israélien ne se verront pas la semaine prochaine à New York, en marge de l'Assemblée Générale des Nations unies. Pas seulement parce qu'une énième séquence de négociations entre occidentaux, Russes, Chinois et Iraniens pourrait s'y enclencher sous la présidence européenne. Mais parce que Barack Obama veut définitivement voir l'horizon de sa réélection s'éclaircir et ne pas donner l'impression qu'il cède une fois de plus à la pression de son allié israélien. Il se dit ici à Tel Aviv que sans l'intervention très médiatisée du président de l'Etat, Shimon Peres, demandant que la relation avec l'Amérique soit davantage respectée, les choses auraient pu s'envenimer davantage.

D'autant que le camp Obama aurait été plus qu'agacé de voir Netanyahou multiplier les échanges avec son ami intime Mitt Romney (ils se connaissent depuis l’Université). L'Israélien a beau être intervenu sur les télés américaines pour dire qu'il ne voulait pas s'immiscer dans la dernière ligne droite de la présidentielle, il n'a pas franchement convaincu. Il aura fallu en tout cas un long coup de fil entre Netanyahou et Obama pour calmer le jeu.

Un ministre du cabinet de la Défense israélienne m'a donc confié jeudi matin : "Il faut respecter notre allié américain, c'est le leader du monde libre". Avant d'ajouter : "Mais les Etats-Unis savent que nous sommes indépendants et que lorsque nos intérêts sont en jeu, nous savons agir et nous le faisons. C'était vrai en 1967, mais aussi en 1981 pour la destruction de la centrale nucléaire irakienne d'Osirak".

*François Clemenceau, rédacteur en chef du service "International" du JDD, ancien correspondant à Washington, auteur du Blog USA 2008 devenu Bureau Ovale de 2009 à 2010.

 

source: jdd.fr du 21.09.2012

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Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Monde
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