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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:25

000_Par6984924_0.jpgMali : retour sur le scénario de sortie de crise mis sur les rails dimanche Par RFI

Au Mali, un accord a été trouvé sur la transition politique. Il a été conclu ce dimanche 20 mai à Bamako entre les auteurs du coup d'Etat du 22 mars, les autorités intérimaires et les médiateurs ouest-africains. La transition conduite par Dioncounda Traoré va durer 12 mois, avec à terme la tenue d'élections. Le capitaine Sanogo obtient le statut d'ancien président. La Cédéao est donc parvenue à imposer ses vues. Mais comment a-t-on pu en arriver là ?

Le capitaine Amadou Sanogo, chef des putschistes(g) obtient le statut d'ex-chef d'Etat et Dioncounda Traoré, président intérimaire, va assurer la transition encore pendant douze mois.

Quelques jours avant le retour de la médiation à Bamako, le capitaine Amadou Sanogo donne rendez-vous à 8h30 à la presse pour une déclaration. Il arrive avec plus d’une heure de retard pour annoncer la tenue d’une convention nationale de sortie de crise. Le Premier ministre malien chargé de l’organisation de cette rencontre fait la moue. Il n’est pas chaud.

Quelques jours après, le président malien par intérim Dioncounda Traoré s’envole pour Abidjan avec la bénédiction de la junte, qui commence à sentir la pression de la communauté internationale. Les sanctions planent, le siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCAO, basée à Dakar) menace d’appuyer sur le bouton électronique pour couper toute transaction financière. Localement, des chefs de partis font passer des messages à la junte pour qu’elle renoue rapidement avec la médiation.

La pression est forte, très forte, mais la pression seule n’explique pas tout. D’après nos informations, le capitaine Sanogo et son numéro 2, le lieutenant Konaré, se sont entretenus et ils ont décidé de mettre le Mali au-dessus de tout. L’affaire était pliée, d'autant que la médiation a tout fait pour que la junte ne se sente pas humiliée.

Le capitaine Sanogo devient l’un des plus jeunes chefs d’État au monde. Ses camarades auront une place dans la structure chargée de la réforme au sein de l’armée.

Manifestation d'hostilité aux accords en direction du palais présidentiel

Une marche a lieu ce lundi à Bamako, en direction du palais présidentiel. Hostile à l'accord signé avec la Cédéao, cette marche a été organisée par les partisans de la junte. Elle est partie lundi matin du Centre international de conférence de Bamako, après un petit meeting.

Les participants sont d'abord partis de la primature, avant de se rediriger vers la présidence sur les hauteurs de la ville à Kuluba. D'après nos informations, les manifestants sont nombreux. « Nous ne voulons pas de la Cédéao, nous sommes contre ses accords, nous sommes contre Traoré, nous sentons que le président Sanogo nous a trahis », tel est leur message.

Il faut rappeler qu'à Bamako se tient actuellement une convention au centre international, à l'appel du front pro-junte et hoistile aux accords.

texte de rfi.

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Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Afrique
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