Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 08:52

223090.jpgLes sociétés de la place qui embauchaient des milliers de personnes ne fonctionnement plus comme avant, les gens sont obligés de se battre autrement pour vivre

Nous sommes une grande ville, la ville économique du Tchad. Les gens viennent de partout et cela faisait notre fierté. Aujourd’hui, c’est le contraire, nos sociétés peinent à fonctionner et cela cause d’énormes difficultés. Tout est partie d’une mauvaise gestion de nos ressources par nous-mêmes, regrette Mbaïré, un ancien travailleur de la Cotontchad. Un point de vue largement partagé par plusieurs personnes.

Aujourd’hui, certains employés de la Cotontchad et de l’huilerie et savonnerie sont obligés d’aller tenter leur chance dans d’autres entreprises comme Satom, la Sonasut et bien d’autres. D’autres par contre se sont convertis dans le commerce. C’est le cas de Nicolas: Je suis obligé de me consacrer au commerce pour inscrire mes enfants à l’école et m’occuper de ma famille.

Avec le peu d’économie que j’ai fait pendant que je travaillais encor, cela m’a permis de me lancer dans le commerce aujourd’hui. Certains sont devenus des chauffeurs de moto taxi, des gérants dans les boutiques et bars de la ville aujourd’hui.

Cette situation a eu de répercussion sur nombreuses familles, car certaines femmes ont quitté leur foyer pour se marier ailleurs parce que le mari à perdu le travail, d’autres familles par contre se sont complètement disloquées. La jeunesse a sombré dans le désespoir par manque d’emploi et ne sait que faire. Une situation qui oblige bon nombre d’entre eux à devenir aussi des clandoman avec tous les risques. Nous exerçons dans les conditions difficiles, car certains d’entre nous sont assassinés sans suite. Il faut trouver une solution pour cette ville, a confié un jeune clandoman.

Que devient la CotonTchad ?
Le secteur cotonnier tchadien représente près 65% des exportations. Il est devenu l’un des secteurs clés de l’économique du Tchad et fait vivre plus de trois millions de Tchadiens. Aujourd’hui, les choses semblent différentes, car la CotonTchad fonctionne péniblement à la suite d’une mauvaise gestion des ressources. C’est depuis 2003 que cette société dans une situation financière très mauvaise a provoqué le départ de certaines banques partenaires qui ont fini par refuser de financer l’achat du coton. La BEAC et l’Union Européenne ont intervenu en proposant un plan de réformes en profondeur. Un plan accepté par le gouvernement qui a organisé un atelier du Coton dont les recommandations devaient servir à relancer définitivement cette filière mais, celles-ci sont restées lettre morte. Ce qui a entrainé une chute de la production cotonnière depuis la saison 2006-2007. Les bailleurs de leur côté refusent de financer le secteur cotonnier, le gouvernement a tenté de sauver la situation en y injectant de l’argent mais rien. La Cotontchad était la deuxième société cotonnière africaine derrière le Mali il y a quelques décennies, aujourd’hui, c’est le contraire sur le terrain.


Par Edouard Takadji

Partager cet article

Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Actualités Nationales
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : RDPL, Mieux Vivre-Ensemble
  • RDPL, Mieux Vivre-Ensemble
  • : Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!
  • Contact

Young-black« Nous voulons être délivrés. Celui qui donne un coup de pioche veut connaitre un sens à son coup de pioche. Et le coup de pioche du bagnard, qui humilie le bagnard, n’est point le même que le coup de pioche du prospecteur, qui grandit le prospecteur. Le bagne ne réside point là où les coups de pioche sont donnés… » ANTOINE de Saint-Exupéry, in TERRE DES HOMMES.

 

284215_1905906284433_1145065966_31634001_2909666_n.jpg



Rechercher