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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 09:33

Angela Merkel & Nicolas Sarkozy... En cinq ans ce drôle de couple est passé de l'hostilité à la confiance.  Jusqu'à l'irruption de François Hollande. Par Odile Benyahia-Kouider

 

3559342-copie-1.jpgCe jour-là, Nicolas Sarkozy regarde Angela Merkel avec des yeux de cocker, à la fois caressant et prêt à mordre. "Angela, en Europe, y a que toi et moi..." On est en 2010, à l'issue d'une négociation marathon pour - déjà sauver la Grèce. Depuis trois ans, ces deux-là s'exaspèrent. Chicanes stériles, scènes de ménage à la limite de l'infantile. Intenable en temps de crise ! Le président français a fini par comprendre le parti qu'il pouvait tirer d'une entente cordiale avec la chancelière. S'ensuivent deux ans de lune de miel et de politesses appuyées.

Dès qu'il a viré sa cuti, Nicolas Sarkozy en fait des tonnes. Lors de sa déclaration de candidature, le 29 janvier dernier, il cite à 15 reprises (!) le "modèle allemand". Le 6 février, il accorde une interview croisée avec Angela Merkel, sur France 2 et la ZDF. Jusqu'à cette idée un brin farfelue : et si Angela venait soutenir l'ami Nicolas au cours d'un meeting de la campagne présidentielle ? Ce serait l'apothéose. Las... "Mutti" ("maman"), comme la surnomment ses compatriotes, a fait savoir qu'elle n'était plus disponible, froissée d'avoir été réquisitionnée puis décommandée par médias interposés. Version officielle d'un de ses conseillers : "Calendrier trop serré."

Des rumeurs aux effets dévastateurs

En vérité, la chancelière a fini par se demander si elle ne s'était pas déjà engagée au-delà du raisonnable en faveur du président français. En parallèle, elle refuse de recevoir le candidat Hollande, au risque de choquer nombre de ses partisans. En 2007, n'avait-elle pas ouvert sa porte à Sarkozy et à Royal, comme c'est la tradition en Allemagne ? Helmut Kohl l'a toujours fait. En dérogeant à la coutume, la chancelière laisse se propager des rumeurs aux effets dévastateurs.

Début mars, l'hebdomadaire "Der Spiegel" évoque une alliance anti-Hollande des chefs d'Etat européens : Angela Merkel, Mario Monti, Mariano Rajoy et David Cameron seraient convenus de boycotter le socialiste français parce qu'il avait eu l'outrecuidance de remettre en cause le pacte fiscal. Vrai ? Faux ? En tout cas, Sarkozy décide de freiner l'expression de ses ardeurs progermaniques. Hollande, lui, encaisse, et laisse dire. Il ne faut pas insulter l'avenir. Après "Merkozy", les médias d'outre-Rhin commencent à évoquer "Merkhollande". Ce serait toute une relation à inventer. Essentielle à la bonne marche de l'Europe. Mais délicate et pleine de chausse-trapes. Entre Paris et Berlin, va-t-il falloir, en cas de victoire de la gauche, tout reprendre à zéro ?

Angela, Nicolas et François : de Merkozy à Merkhollande ? Nicolas Sarkoozy et François Hollande (AFP)

Angela & Nicolas ont beau avoir le même âge (57 ans), appartenir à la même famille politique et avoir pris la tête de leur parti à la hussarde, ils ont eu beaucoup de mal à se mettre au diapason. Question de caractère. Mais aussi de style politique. "La chancelière, c'est la tête ; le président, les tripes", résume un ponte de la CDU (Union chrétienne-démocrate).

Fille d'un pasteur protestant qui a volontairement émigré en RDA, Angela Merkel, physicienne de formation, a vécu jusqu'à l'âge de 35 ans dans une dictature communiste. Troisième fils d'un immigré hongrois volage, Nicolas Sarkozy a voulu, en se hissant au sommet de l'Etat, tourner le dos à une enfance de "Petit Chose" parmi les riches de Neuilly. Pour les Allemands, ce président au langage relâché et à l'allure m'as-tu-vu, avec ses RayBan, sa Rolex et ses histoires d'amour tapageuses, est très vite apparu comme la quintessence du Français grande gueule qui tire la couverture à lui.

La participation de Hollande au congrès du SPD a vivement déplu

Cuvée 1954 comme Angela Merkel, le candidat socialiste est d'abord connu en Allemagne comme l'ancien compagnon de Ségolène Royal et le père de leurs quatre enfants. Il est perçu comme plus calme que Sarkozy, mais pas forcément plus accommodant. Hollande connaît bien l'Allemagne où, premier secrétaire du PS, il s'est souvent rendu à l'invitation de ses amis sociaux-démocrates.

L'un de ses proches, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, le met au fait des arcanes de la vie politique outre-Rhin. Très médiatisée par la presse allemande, la participation de Hollande au congrès du SPD (Parti social-démocrate) en décembre dernier, en compagnie du grand ancien Helmut Schmidt, a vivement déplu à Angela Merkel et serait la véritable cause de son boycott. "Habituellement, le PS envoie des sous-fifres, c'est la première fois qu'un candidat vient contester l'action du chancelier en titre lors d'un congrès", assure Joachim Bitterlich, ex-conseiller d'Helmut Kohl.

Angela, Nicolas et François : de Merkozy à Merkhollande ? Jean-Marc Ayrault, l'un des meilleurs connaisseurs de l'Allemagne, et François Hollande le 13 mars 2012. (Chesnot-Sipa)

Avant d'avoir ce qu'un diplomate français appelle la "foi du converti", Nicolas Sarkozy, lui, ne cachait pas sa répulsion pour l'Allemagne. "La France n'a pas inventé la solution finale, elle n'a pas commis de crime contre l'humanité ni de génocide", avait assené le candidat Sarkozy, lors d'un discours à Caen, le 9 mars 2007 A l'écrivain Yasmina Reza il confie : "Je suis terrorisé, moi, à Berlin '.Et à Francfort aussi !" (1)

A l'approche de sa victoire, les Allemands avaient passé l'éponge. "Ils rêvaient d'une nouvelle dynamique après le non au traité constitutionnel de 2005. Nicolas Sarkozy représentait un souffle nouveau par rapport à l'ère un peu poussiéreuse de Jacques Chirac et de ses baisemains, estime Jacques-Pierre Gougeon, directeur de recherche à l'Iris (Institut de Relations internationales et stratégiques). Les désillusions sont venues très vite."(1).

La chancelière a d'abord été blessée que Nicolas Sarkozy, à peine élu, se vante d'avoir sauvé l'Europe en imposant le traité simplifié de Lisbonne. Ensuite, elle a été ulcérée par la façon dont le président français a exploité la libération des infirmières bulgares en Libye alors que l'Allemagne, qui présidait l'Union européenne, s'apprêtait à les recevoir à Bruxelles. "C'était un peu humiliant pour Angela Merkel, reconnaît-on à l'Elysée. Mais elle n'avait pas le ballon ! Kadhafi voulait faire plaisir à la France."

2007: hostilité, méfiance, moqueries

En 2007, Nicolas Sarkozy ne voyait aucune raison de ménager sa partenaire allemande. C'était l'époque où il ne jurait que par les Anglais, qui avaient su, eux, booster leur économie à l'hormone financière. L'époque où les diplomates allemands étaient contraints de demander au chef de l'Etat français de modérer ses commentaires peu amènes sur la silhouette de la chancelière. Impassible en public, Angela Merkel avait trouvé l'antidote en privé. Ses proches se délectaient de ses imitations du "nouveau petit Napoléon". A la veille de chaque sommet, l'époux d'Angela programmait un film avec Louis de Funès pour la préparer aux tics de son interlocuteur.

Au début du quinquennat, un climat très "antiboche" régnait au Château, notamment sous l'influence d'Henri Guaino, raconte un ancien membre du staff de Nicolas Sarkozy. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner n'avait aucun poids et à l'Elysée personne ne connaissait vraiment bien l'Allemagne."

Installé dans le confortable bureau d'angle du palais de l'Elysée, Henri Guaino réfute cette vision des choses. Il refuse d'admettre que son projet d'Union de la Méditerranée a provoqué la plus grave crise franco-allemande du mandat de Nicolas Sarkozy. La France voulait utiliser les fonds européens, dont l'Allemagne est le plus gros contributeur, tout en l'excluant des discussions. Comment s'étonner que le voyage du conseiller spécial à Berlin en février 2008 se soit si mal passé ?

"Guaino s'est montré d'une arrogance invraisemblable !" se souvient un diplomate allemand. Réplique de Guaino, qui raconte cette scène jusqu'ici inédite : "Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Reinhard Silberberg m'a pointé du doigt en hurlant : "Votre projet ne verra jamais le jour, vous m'entendez, jamais !" Si un Allemand avait été reçu à Paris de la sorte, cela aurait fait un scandale d'Etat." Estimant que Nicolas Sarkozy cherchait à faire pièce à la puissance allemande en se créant une nouvelle zone d'influence, Angela Merkel a fait capoter l'affaire.

Nicolas envoie des bouteilles de vin à son "amie" Angela

Tout cela aurait pu très mal tourner. Mais trois années de crise, de sommets à répétition et de nuits sans sommeil ont fini par engendrer une forme de complicité entre Merkel et Sarkozy. La chancelière que l'on disait rétive aux effusions sarkozyennes se montre peu à peu moins farouche devant les caméras. Mais selon les témoins, elle reprend ostensiblement ses distances sitôt les projecteurs éteints. Certes, Nicolas envoie des bouteilles de vin à son "amie" Angela pour son anniversaire. Il l'a aussi conviée à déjeuner chez Carla et à déguster son potage préféré - artichaut et truffe noire - chez Guy Savoy. Mais il a décliné son invitation à passer un week-end dans le Brandebourg et ne lui a jamais proposé de le rejoindre l'été au cap Nègre.

Angela, Nicolas et François : de Merkozy à Merkhollande ? Le 26 octobre 2011, Angela a offert à son ami Nicolas un ours en peluche de la marque allemande Steiff pour la naissance de la petite Giulia. (Jesco Denzel-Afp)

"Quand les délégations française et allemande se retrouvent un jeudi soir par mois à l'hôtel Amigo, à Bruxelles, raconte Franck Louvrier, porte-parole de l'Elysée, Angela prend toujours son petit déjeuner avec ses conseillers dans la salle à manger, tandis que Nicolas préfère rester dans sa chambre." Un jour, Angela Merkel a fini par lui lancer : "Tu devrais venir, le petit déjeuner est plus copieux en bas !" Mais Nicolas Sarkozy s'en est obstinément tenu au room service... Le rapprochement entre les deux chefs d'Etat s'est fait par élimination, plus que par passion. Sur quel autre partenaire la France aurait-elle pu s'appuyer ? L'Espagne et l'Italie ? Pas assez solides. La Grande-Bretagne ? Nicolas Sarkozy en est revenu. La Commission européenne ? Elle n'a aucun poids. Il ne restait plus que l'Allemagne d'Angela.

"La chancelière s'est rendu compte que Nicolas Sarkozy était quelqu'un de fiable et que lorsqu'il donnait sa parole, il la tenait", estime Xavier Musca, secrétaire général de l'Elysée. L'ancien directeur du Trésor se souvient très bien du sommet du 4 octobre 2008, après la chute de Lehman Brothers.

Angela Merkel était persuadée que si Nicolas Sarkozy insistait autant pour mettre en place un fonds de soutien aux banques européennes, c'était sûrement parce que nous lui cachions un problème avec les banques françaises et que nous voulions lui pomper de l'argent !”

Le lendemain, elle est devenue blême en apprenant que c'était une banque allemande qui était proche de la faillite.

En février 2010, rebelote. La Grèce est au bord du défaut de paiement. Nicolas Sarkozy réclame des mesures d'urgence pour calmer les marchés. Angela Merkel regimbe. "Chaque peuple a sa paranoïa, analyse l'un des conseillers de Nicolas Sarkozy. Les Allemands, c'est l'argent. Quand on leur demande l'heure, ils pensent qu'on veut leur piquer leur montre !"

Pour le ministre de l'Agriculture, le germanophone et germanophile Bruno Le Maire, "on sous-estime l'impact de la réunification qui a provoqué un recentrage de l'Allemagne sur elle-même et a contribué à affaiblir la vision des pères fondateurs de l'Europe. La ligne des Konrad Adenauer ou Wolfgang Schäuble, très favorables à la France, n'est plus dominante au sein de la CDU. Le centre de gravité du parti s'est déplacé vers l'est." Les Allemands, qui ont dû faire de nombreux sacrifices pour remettre leur pays à flot après avoir digéré l'ex-RDA, n'ont aucune envie de payer pour ces "menteurs" et "tricheurs" de Grecs.

"Angela, le problème, c'est pas la Grèce, c'est la zone euro !" s'insurge Nicolas Sarkozy lors d'un conseil des ministres franco-allemand. L'exaspération atteint alors un nouveau pic. Dans les conseils européens, chacun se dispute la préséance. "A toi de venir dans mon bureau. - Non, à toi." "La France agit, l'Allemagne réfléchit !" lance Sarko. A la Chancellerie, on n'a pas digéré le "Scud". "Nous, on trouvait que c'était plutôt l'inverse, raille l'un des proches conseillers de Merkel. Pendant que nous lancions un paquet de mesures conjoncturelles, la France annonçait un grand emprunt ! Nous étions très, très surpris..."

2010, les Loulou et Chouchou de la géopolitique

A partir du sommet de Deauville, en octobre 2010, Angela & Nicolas rejouent "Un gars, une fille", les Loulou et Chouchou de la géopolitique, archétype du couple qui se chamaille mais sait se donner la main quand il s'agit de sauver l'euro. Leur balade romantique sur les planches de Deauville a fait sourire, tant sa mise en scène était voyante. Mais l'image, forte, a fait le tour du monde. Le président français, longtemps exaspéré par la chancelière, avait tendance à se cabrer. Il s'est mis à faire patte de velours.

"Nicolas a mis un peu de temps à comprendre qu'Angela avait beaucoup moins de pouvoir que lui, analyse l'essayiste Alain Minc. Maintenant, il est devenu un expert en affaires intérieures allemandes." Au point - la démarche est ahurissante - qu'il n'est pas rare qu'Angela Merkel demande à Nicolas Sarkozy d'appeler ou de recevoir son ministre des Finances pour le convaincre d'une décision à prendre...

Angela, Nicolas et François : de Merkozy à Merkhollande ? Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur les planches de Deauville en octobre 2010. (Philippe Wojazer-Afp)

Faut-il en déduire qu'ils se feraient une confiance aveugle ? Sûrement pas ! Ils ont seulement appris à ne pas faire étalage de leurs désaccords. Durant le conflit géorgien de l'été 2008, la chancelière redoutait que Nicolas Sarkozy ne soit trop conciliant avec Vladimir Poutine. Discrètement, elle doublait les voyages du Français, en se rendant en Géorgie quelques jours après lui. De son côté, Sarkozy a exigé que le numéro un de l'Otan, un Américain, et son numéro deux, un Britannique, ne prennent pas de congés simultanés durant toute l'opération libyenne pour s'assurer que le numéro trois, un Allemand, ne soit jamais à la tête du commandement militaire de l'Alliance. Et pour cause : l'Allemagne, grande alliée de la France, s'est abstenue au Conseil de Sécurité de l'ONU.

Une "confiance" confinée aux questions économiques

Sur les questions de politique étrangère et de sécurité, les Français et les Allemands n'ont jamais été aussi éloignés. La "confiance" entre Paris et Berlin reste strictement confinée aux questions économiques. Et là, Angela & Nicolas ont trouvé la bonne technique, celle de la courte échelle. La chancelière a expliqué au président qu'elle ne pourrait pas faire avaler au Bundestag le plan d'aide à la Grèce sans la mise en œuvre d'un pacte fiscal avec une règle d'or budgétaire. En échange, Nicolas Sarkozy a demandé la mise en place d'un gouvernement économique pour ne pas rentrer à Paris les mains vides. Un minimum. Il a dû abandonner en chemin les euro-obligations.

Il n'y a pas d'autre solution que l'entente franco -allemande, martèle Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur. Une Europe allemande ne survivra pas. Les autres pays ne l'accepteront jamais.”

Angela Merkel le sait parfaitement. Certes, elle trouve Nicolas Sarkozy parfois mal élevé, mais elle sait l'utiliser comme messager auprès des partenaires les plus récalcitrants. Qui a assisté la chancelière au G20 de Cannes, en novembre 2011, pour forcer Georges Papandréou à renoncer au référendum qui mettait en péril le plan de sauvetage grec ? “ Der liebe Nicolas...” Ce couple de raison résisterait-il à un changement de cavalier ? Avec François Hollande, Angela Merkel ne sait pas encore sur quel pied danser.

Tout au long de la campagne, le candidat socialiste n'a cessé de faire rimer "Merkozy" avec austérité et de plaider pour une "renégociation" du pacte budgétaire. Est-il sérieux ? Ou ménage-t-il ses alliés ? Entre Arnaud Montebourg, qui l'avait comparée à Bismarck, et Jean-Luc Mélenchon, qui exige la tenue d'un référendum sur le pacte budgétaire, Angela Merkel a quelques raisons d'avoir des sueurs froides. Même Hubert Védrine, l'ancien chef de la diplomatie de François Mitterrand, insiste sur la nécessité de "rétablir un rapport de force psychologique avec l'Allemagne".

François Hollande a beau avoir expédié en février deux émissaires à Berlin, la chancelière n'est pas rassurée. Elle redoute de voir ses efforts ruinés, elle qui s'est tant battue pour obtenir plus de discipline de la part des membres de l'Union. En septembre 2013, Angela Merkel souhaite être candidate à un troisième mandat. Etait-ce vraiment la peine de se décarcasser si c'est pour retomber sur un autre petit Français têtu qui va encore lui compliquer la vie...

 

(1) “ L'aube le soir ou la nuit”, de Yasmina Reza (flammarion, 2007).

(2) "France-Allemagne, une union menacée?", de Jacques -Pierre Gougeon (Armand Colin, 2012)

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Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble
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