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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 23:45



René Maran naît le 5 novembre 1887 dans une famille de fonctionnaires coloniaux originaire de Guyane. Il passe le début de son enfance à Fort-de-France en Martinique. Puis va passer deux années au Congo où travaille son père, avant d'être envoyé suivre ses études dans le sud-ouest de la France, à Talence, puis Bordeaux, où il vit à l'internat et côtoie, parmi d'autres, un certain Félix Eboué, futur gouverneur de l'AEF.
 
Elève brillant, (il lui est arrivé d'avoir un 20/20 en dissertation française), Maran tâte la poésie à l'âge de 16 ans. A 18, il collabore à la revue "les lettres françaises", et s'interesse à de nombreux sports. On est en 1905, et Maran entame des études de droit.
 
Il publie en 1909 son premier recueil de poèmes, puis rejoint son père qui travaille toujours en Afrique, au Congo. Malgré le décès de ce dernier, Maran continue de vivre sur le continent africain, où il est fonctionnaire colonial. Il a plein de projets littéraires (romans, poèmes, pièce de théâtre etc). A la fin de l'année 1912, son second recueil de poèmes qui s'intitule "la vie intérieure" , est édité. La critique est bonne, c'est le succès pour René Maran, qui lance aussitôt un nouveau chantier. Il s'agit de décrire la vie de "Batouala le Mokondji, chef de tribu".

En 1921, René Maran (1887-1960), auteur noir martiniquais, fonctionnaire colonial en AEF, écrit le récit des mésaventures sentimentales et de la fin dramatique d'un notable africain, le Mokoundji Batouala. C'est le premier roman négro-africain de la littérature française, couronné par l'attribution du prix Goncourt en 1921 (deux ans après Proust) pour lequel Léopold Senghor a parlé de Maran comme d'un précurseur de la négritude.
 rene maran
 
La parution de ce livre créa un scandale dans les milieux coloniaux mais obtint un beau succès commercial avec des traductions en plusieurs langues. En réaction, André Trautmann publia l'année suivante sa réponse : « Au pays de batouala » où il dénoncait les propos de Maran et offrait une autre vision de la situation en Oubangui, faisant une apologie de la colonisation.

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Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Monde
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