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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 09:04

 03559-copie-1.JPGEt depuis 20 ans que le MPS est au pouvoir - par Par Dezoumbé Daniel Passalet, Journal du Tchad

 

De 1990 à nos jours, sous le règne d’Idriss Deby, il est indéniable qu’un retour à la normalité de l’État est amorcé. L’on ne saurait en même temps nier le recul et les tergiversations pour ce qui concerne la promotion et le respect des droits humains.

C’est sous ce régime que les défenseurs des droits humains ont été le plus proprement visés. Beaucoup ont eu la vie ôtée, d’autres ont été emprisonnés en dépit de la loi. Tels sont entre autres les cas toujours criards de Me Behidi Ngakoutou et de Mbaïlao Mianbé.

27367827_p-1-.jpgC’est seulement à partir de 1990 qu’il a existé une liberté de presse relative, car seuls les journalistes courageux peuvent l’exercer. D’ailleurs, cette liberté n’est valable que pour les medias privés. De nombreux journalistes courageux qui voulaient faire leur travail conformément à la règle de l’art avaient été jugés et condamnés ou simplement assassinés.

Par exemple Maxime K. assassiné en 1993, Michael Didama, Directeur de publication du journal le temps, Garondé Djarma, Sy Kombo Singa Gali emprisonnés en Juillet 2005 sur plainte du gouvernement du Tchad pour diffamation et incitation à la haine tribale. Au début de l’année 2008, un autre journaliste Nadjikimo Bénoudjita avait été menacé par le pouvoir en place. Il était obligé de quitter le Tchad pour aller s’exiler pendant plusieurs mois avant de revenir au pays.

27646599_p-copie-1.pngEntre temps, le siège de son Journal était gardé par la force de l’ordre. De même, Tchanguiz Vatankah, rédacteur en chef d’une radio privée basée à Moissala au sud du Tchad avait été arrêté et détenu au secret à N’Djamena plus d’un mois avant d’être libéré sans jugement. Entre temps sa station est restée fermée. Durant cette période, il ya eu de nombreuses autres tentatives de musellement de la presse.

portauprince1mars2004-13-4-1--copie-1.jpgPar exemple, en novembre 2006, le gouvernement avait instauré l’Etat d’urgence et durant cette période certaines libertés avaient été supprimées. C’est le cas des journaux qui étaient soumis à la censure préalable. Cette même mesure avait été rééditée en 2008 au moment de graves troubles menés par les mouvements armés. En plus, une radio privée associative de la place était fermée pendant trois mois.

Les élections, de quelle nature que ce soit ont été systématiquement soit contestées, soit boycottées, entraînant un désintéressement populaire de la chose électorale, car les règles de jeu et les engagements issus des accords ne sont pas souvent honorés et les leaders politiques sont régulièrement menacés.

Par exemple les élections de 2001 ont donné lieu à des arrestations et humiliations des leaders des partis politiques, la bastonnade des femmes leaders lors d’une manifestation pacifique devant l’Ambassade de France, l’assassinat de nombreux tchadiens dont entre autres Brahim Selgué. Donc les droits sont quotidiennement violés et les auteurs jouissent d’une grande impunité, malgré les discours milles fois répétées du Président de la République allant dans le sens de l’égalité des citoyens devant la loi.

140670-1-n-djamena-city-copie-1.jpgEn 2006, Les graves troubles qu’a connu le Tchad ont occasionné la disparition forcée de nombreux cadres de l’armée nationale dont entre autres le colonel Abakar Gawi, Adil Ousmane, Ahmat Haroun etc. Jusqu’à ce jour, aucune lumière n’a été faite sur la disparition forcée de ces hauts gradés de l’armée nationale qui avaient été pour la plupart arrêtés à leur domicile ou sur leurs lieux de travail.

Plus proche de nous, les événements douloureux de N’Djamena du 2 au 3 février 2008 ont été à l’origine de la disparition des nombreux fils du pays, parmi lesquels l’opposant politique, le professeur des Mathématiques et porte parole de la Coordination des Partis politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC) Ibni Oumar Mahamat Saleh.

Par Dezoumbé Daniel Passalet

Journal du Tchad

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Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Tout sur le fédéralisme
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