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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 13:47

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Les leaders de l’opposition armée doivent être jugés.


C’était tout à fait par hasard que j’ai lu un article sur Ndjamena-matin, intitulé « Plus aucun doute… L’UFR est morte, mais la lutte continue, plus que jamais ! » .


Tout à fait par hasard parce qu’il y a déjà quelque temps que je ne lise presque pas nos sites et blogs à cause de mon amertume vis-à-vis de certains d’entre eux, et aussi, de l’absence d’un vrai débat intellectuel sur ce qui concerne la vie de la nation tchadienne (j’y reviendrai plutard).

J’ai donc beaucoup apprécié le langage sans ambigüité et la dextérité de l’auteur de l’article dans sa description du phénomène UFR et ses dirigeants. Je me suis alors dit que si tous les propriétaires des blogs et sites proches de l’opposition écrivaient de la sorte dès le début de notre lutte armée, et sans complaisance pour des affinités régionales et /ou tribales vis-à-vis des différents acteurs politico-militaires qui ont tout simplement « vidé les lieux » sans crier gare à leur troupes sur le terrain, croyez-moi, chers compatriotes, la lutte armée n’aurait pas connu cette fin tragicomique ; assortie des crimes de guerres qu’elle a commise (je m’expliquerai à ce propos très prochainement).

La lutte armée ne connaitrait pas ce sort parce que les chefs rebelles sauront que la presse militante, porte-parole du peuple tchadien soulevé contre la mal gouvernance, ne pardonnerait pas leur inconsistance politique. Ils seront alors obligés d’être beaucoup plus sérieux dans la gestion de la révolte et s’effaceraient à temps lorsqu’ils comprendront qu’ils n’avaient pas le soutien populaire à cause de leur incompétence.

A mon avis, les propriétaires des sites et blogs de l’opposition, excepté un petit nombre, par leurs soutiens aveugles à ceux que l’auteur de l’article de Ndjamena-matin appelle, à raison, « des fuyards » au détriment de ceux qui, de l’intérieur, ont toujours cherché à donner un contenu à la lutte, ont une part de responsabilité dans la situation honteuse que traverse la lutte armée.

En fait, qu’est ce qu’on lisait dans certains sites et blogs se disant proches de l’opposition ?


Une campagne ciblée contre certains politico-militaires, juste pour faire plaisir à leurs idoles sur le terrain dont le comportement honnête des premiers ne requière pas leurs approbations (j’en donnerai quelques exemples plutard aussi). Certains chefs des mouvements, à qui on a mis des gros moyens à leur disposition, incitaient les jeunes de leurs régions ou tribus pour qu’ils s’attaquent à certaines personnalités de la rébellion armée. Dans leurs attaques, non seulement ces « journalistes » de circonstance mentaient à chaque phrase, mais aussi ils utilisaient un langage le plus désobligeants envers ceux qu’ils ont la mission de diffamer.

Notre compatriote, Laounodji M. Monza, n’écrivait-il pas il ya quelque temps « …il y a une démission de ceux qui connaissent l’histoire de la folie politique au Tchad (les ainés ou anciens), et qui ne veulent pas la raconter clairement, au détriment de ceux qui doivent chercher à mieux comprendre cette histoire (les jeunes) pour ne pas la répéter. Voilà le virus qui tue le vrai débat virtuel sur le problème de paix au Tchad. »

Et le même Monza de continuer « Certains « internautes-intellectuels » tchadiens affichent leurs problèmes de lecture et compréhension des écrits d’autrui sur le Net. Ils lisent avec un esprit sélectif. Cela constitue un fléau politique et intellectuel qui risque de retarder pour longtemps le changement politique ainsi que le dialogue inclusif pour la paix et la réconciliation au Tchad. » Quelle vérité ! Je commenterai ou plutôt je donnerai des exemples concrets, tirés de la vie du terrain, mais une fois encore, un peu plutard.

L’article de Ndjamena-matin redonne donc un peu d’espoir quant à la visibilité politique d’une catégorie de la jeunesse tchadienne. Et donc je « re »commence à croire qu’il ya encore des tchadiens qui gardent une conscience lumineuse, non assombrie par les clabaudages de ces scélérats de pseudo-rebelles, et que « la lutte continue, plus que jamais ».

C’est vrai qu’il y a en dehors des jeunes pourfendeurs du tribalisme à outrance qui se livrent à cœur joie contre tout acte posé par un membre de la rébellion qui n’est pas de leur tribu ou région (j’en donnerai aussi des exemples très prochainement), il y a ceux qui luttent encore honnêtement et font une lecture sincère des continus de différents messages d’opposants (je me garderai de les citer pour le moment)

L’article de Ndjamena-matin m’a aussi rappelé qu’il y a quelques mois, j’avais entrepris d’écrire une série d’articles concernant les causes des échecs de nos révoltes populaires successives, et, justement, je voudrais conclure, au dernier article de la série, que même cette énième rébellion (UFR) se dirige inéluctablement vers un échec comme les précédentes révoltes justement aussi parce qu’elle est mal gérée.

D’abords, dans mes précédents articles-la, j’avais tenté par démontrer que ces révoltes sont bien populaires et légitimes avant de m’arrêter, circonstances obligent, sur une partie des causes de ces échecs. Je devais continuer sur la même lancée, mais Ndjamena-matin m’a insufflé l’idée qu’il faudrait (peut être) faire un petit rappel de quelques uns de mes anciens articles, qui dates de plusieurs années pour certains d’entre eux. histoire de dire que j’avais toujours crains cette situation dans laquelle nous nous trouvions.

A cet effet, je les republie dans certains sites, dont Al-Ifrighi, pour rafraichir la mémoire de ceux de nôtres qui, se disant sympathisants ou militants de la résistance armée, ont passé tout leur temps à médire, diffamer, calomnier, bref… ils ont cherché par tous les moyens les plus abjects à salir ceux qui ont sacrifié tout leur avenir pour une cause qu’ils croyaient juste, mais au même moment, ces messieurs se contorsionnaient pour trouver les épithètes les plus glorieuses pour des membres de l’opposition armée dont toute la vie n’était faite que de vols des deniers publics, des trafics de tout genre (mêmes celui de consciences), truanderies. Il y en a ceux qui ont passé par la prison pour arnaque avant de rejoindre l’opposition armée ; d’autres ont fuit la vengeance les parents de quelqu’un qu’ils ont assassiné et j’en passe. eh oui, chers compatriotes, ces pourritures de leaders nationales existent bien en notre sein et vous les connaissez tous.

Je me permets aujourd’hui ce langage parce que, comme le disait l’adage tchadien, « les cordes du mensonge sont très courtes » car la vérité quelque soit la méthode utilisée pour la cacher, elle finira toujours par refaire surface.


Les soi-disant révolutionnaires ont toujours menti à leurs militants et sympathisants ; ils ont menti à tout le peuple tchadien. Leurs mensonges seraient peut être pardonnables s’ils n’avaient pas causé mort d’hommes inutilement.

En fait, combien de nos compatriotes ont trouvé la mort en luttant contre un régime qu’ils croyaient remplacer par un autre à visage humain ? Combien des mutilés de guerre, des disparus ; créant ainsi un chiffre astronomique de veuves, d’orphelins etc. ? Des milliers de personnes que ces soi-disant leaders n’ont pas pris la peine de recenser.


Jusqu’à la dernière minute, ils se disputaient à cause de l’argent qu’on mettait à leur disposition. La mésentente, leur mésentente, était toujours autour des « sous ».

Ils se dénonçaient mutuellement auprès des soudanais. A cause de l’excès de mouchardise qu’ils faisaient pour le compte des soudanais, ces derniers qui les traitaient jadis avec beaucoup d’égard, qui les faisaient voyager en l’intérieur du Soudan avec des avions VIP doté des salons en cuir, ont fini par les transporter dans des transals transportant des moutons. J’aimerais bien que quelqu’un me démente et le confronterai avec les intéressés. Combien de fois ces « grands leaders » ont pris des vols en compagnie des moutons en partance pour Khartoum?

Vu la périodicité des vols et le nombre des moutons à bord, on se croirait dans des vols charters pour moutons.

Oui, que quelqu’un parmi eux proteste ouvertement et je lui rappellerais les dates avec précision ainsi que les catégories d’avion les transportant. Mais tel que je les connais, ils passeraient par un anonyme, comme ils ont l’habitude, non seulement pour me démentir mais me lancer au passage que je suis ceci ou cela. Cela ne m’étonnerait pas du tout ; connaissant la petitesse de leur âme.

Aujourd’hui, beaucoup des rebelles disent que les soudanais nous ont trahi. Je dis non. C’est plutôt nous qui avons trahi notre peuple, trahi notre cause qui est pourtant juste, trahi la confiance des soudanais qui nous ont beaucoup pris au sérieux au début, malgré tout.

Aujourd’hui, plus qu’hier, nous devons non seulement faire un examen de conscience, mais bien plus, il nous faut absolument passer par la justice populaire. Oui, je dis bien la justice populaire qui examinera nos actes au cas par cas afin. Non, il n’est pas du tout question de passer une éponge sur la douleur des centaines des milliers des tchadiens sans dédommagement comme s’il s’agissait d’amas de moisissures récoltés dans les caniveaux de Ndjamena. Et aujourd’hui, les voilà prêts à rentrer au bercaille et sans condition (la délégation de Deby est déjà à Khartoum).

Il faut absolument que les dirigeants rebelles répondent de leurs actes dont leur retrait de Ndjamena en février 2008, sans combat. Car, leur retrait a causé des centaines de victimes parmi leurs sympathisants. Le régime a procédé à des massacres en règle contre tous les ndjamenois pour avoir ovationner l’entrée des rebelles dans la capitale.

Il faut absolument que les dirigeants rebelles répondent des détournements des moyens mis à leur disposition pour le fonctionnement de leurs mouvements respectifs.

Il faut absolument que les dirigeants rebelles répondent des arrestations arbitraires et d’assassinats des combattants intègres.


Quant à moi, je serai le tout premier à passer à la « barre populaire ». J’accepterai volontiers de répondre de mes actes anciens et présents, et même futures si les tchadiens l’exigent.

La balle est dans le camp des militants et sympathisants de l’opposition armée ; s’ils sont des vrais patriotes et non des petits tribalistes, qu’ils réclament immédiatement notre jugement, le jugement des tous leaders de l’opposition armée sans distinction aucune. Un jugement populaire devant les tchadiens et à la place publique. Ceci éviterait, dans le future, que quelques petits malins, en mal de notoriété, versent allégrement le sang des tchadiens sans que personne ne leur demande des comptes.

Au cas où ils ne veulent pas le faire, je saurai, moi, comment réagir, mais cette fois-ci sans la moindre goute d’intellectualité. Comprenne que pourra !

Albissaty Saleh Allazam

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Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Actualités Nationales
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