Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:59
229309_211872362170460_6959841_n--3-.jpgQuels accords de défense et coopérations militaires pour l'Afrique?
- par Olivier Tchouanaba Patalet
Faisons l'entrée en jeu, avec cette petite excursion d'histoire. Au départ, comme à l'arrivée, il était difficile d'assurer individuellement et de manière efficace la sécurité, les sujets se sont organisés autour d'un souverain, et lui ont délégué le pouvoir d'assurer leur protection et celle de leurs biens, en contrepartie, ils lui versent un tribut destiné à cette fin. C'est l'origine des impôts.

La plupart des empires et royaumes africains n'avaient pas ce qu'on appelle aujourd'hui une armée de métier c'est-à-dire des personnes formées pour une mission combative. Dans certains royaumes, tous les hommes étaient appelés à prendre les armes en cas d'agression et dans d'autres cas, cette tâche était destinée aux chasseurs. La mission première de ces armées, n'était pas seulement défensive, elle était aussi offensive: attaquer d'autres contrées pour aggrandir le royaume et étendre son hégémonie.
Plus tard, les missions colonisatrices occidentales ont dû faire face a des violents combats des "armées" des royaumes africains lors de leur conquête. La supériorité technologique des armes donna raison et victoire aux européens. Une fois les armées royales anéanties, les colonisateurs ont mis sur pied, une nouvelle armée constituée des indigènes (occupants souvent des fonctions subalternes) et les Blancs occupants les hautes fonctions.

Plus de la moitié de siècle, après le départ des colonisateurs, sommes-nous satisfaits des prestations de service de nos forces armées? Sinon quels accords de défense et/ou coopérations militaires faut-il pour l'Afrique ?

Nous entendons par accord de défense, (souvent bilatéral) c'est quand deux pays s'engagent réciproquement à s'entraider quand l'un est victime d'agression, la plupart des cas, autorisent les pays signataires à déployer ses soldats, afin de combattre du côté de l'Armée du pays en conflit, encore faudrait-il que la demande soit faite par les autorités légitimes du pays réquérant. C'est le cas du Mali en 2013. Attention, l'intervention tchadienne n'entre pas dans le même contexte, car à ma connaissance, il n'y a pas d'accord de défense entre ces deux pays, fut-il secret ou non. Quand un accord, engage la défense commune de plus de deux États, il prend la forme d'un traité, à l'exemple de l'OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord), d'autres formes d'accord de défense -souvent secret- vise à protéger un régime et non un État, contre toutes formes de destabilisations armées (cas du Tchad, en 2008). Les cas de la Libye en 2011, Côte d'Ivoire en 2010 et la Centrafrique sont tous différents et n'entrent pas dans le même cadre.

Les coopérations militaires, elles sont souvent multilatérales et concernent la fourniture des moyens logistiques, communication (renseignements), formations etc. elle exclue toutes interventions militaires quelle qu'elles soient.

Comme nous l'avons dit précédement, le temps a évolué, la menace a changé de natures et formes. Nos armées quant à elles, n'ont point changé. Nous sommes partis des conflits frontaliers à la guerilla urbaine (terrorisme) en passant par les révendications séparatistes et les rebellions armées internes, alimentées parfois de part et d'autre par des voisins.

De manière générale, les pays africains n'ont pas assez de moyens (humains et matériels) nécessaires pour assurer en même temps leur sécurité et entreprendre des reformes sociales urgentes à savoir : l'éducation, la santé, accès à l'eau potable et à l'énergie, l'autosuffisance alimentaire etc. En suivant la règle, ils investissent de manière proportionnée à leur niveau d'économie, comme nous le constatons tous, hélas, cela ne comble pas nos attentes sécuritaires.

Nous ne sommes pas sans savoir qu'un nouvel ennemi transfrontalier a fait irruption dans nos cités: le terrorisme. Le but, c'est de causer des dommages au sein de la population civile sans défense afin de les traumatiser pour qu'elle perde confiance en ceux qui sont en charge de leur sécurité et leur désobeisse. En plus montrer aux Gouvernements leur limite. Il n'y a rien de plus choquant que cela.

L'on ne pourrait gagner la guerre contre Aqmi ou Boko haram seul par la force des armes. Il faut un travail de renseignement, d'infiltration voire prendre la langue avec les hauts responsables. pour ce faire, les pays africains doivent travailler en synergie.

Le Mali en a fait les frais quand la Mauritanie et l'Algérie voyant le danger imminent de terrorisme à leur frontière, avaient sollicité son appui pour que de concert, étouffe dans l'oeuf la menace, Amadou Toumani Touré, à tort ou à raison, est resté de marbre, préférant faire sourde oreille, ignorant sans doute que la politique d'autruche, est suicidaire. À tort parce qu'il pensait que son pays n'est pas directement concerné, enfin pas pour le moment. À raison, parce que le Mali n'avait pas les moyens nécessaires pour déclarer la guerre à Aqmi, craignant les représailles. Son tour arrivé ses voisins (Mauritanie et Algérie) ont croisé les bras. ATT avait oublié cette sagesse proverbiale selon laquelle, quand la barbe de ton voisin prend feu, arrose la tienne. Justement avec les barbus, ça ne rigole pas.

En ce qui concerne les rébellions armées ou tous mouvements séparatistes, si les pays africains signent entre eux des accords de défense ou des coopérations militaires, cela renforcerait leur capacité et leur amitié, ce qui réduirait les soutiens apportés ça et là, à ces mouvements. Avec les pays du Nord, avoir des accords de défense ou coopérations militaires n'est pas un mal en soi. Cela doit se faire dans la transparence et non secret, et en des termes éclaires. Aucun État souverain ne peut accepter une troupe étrangère sur son sol.

 

par Olivier Tchouanaba Patalet
Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Politique
commenter cet article
11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 11:22

PascalLes événements fort chaotiques que connaît la Centrafrique aujourd’hui nous interpellent et nous amènent à nous poser certaines questions que l’honnêteté intellectuelle nous oblige à ne pas esquiver mais à y répondre avec prudence mais fermeté. Il s’agit pour nous de savoir s’il n’y a pas de musulmans centrafricains. Tous les musulmans en Centrafrique seraient-ils de gens venant du Tchad et du Soudan ? Quels liens les populations du Nord de la Centrafrique entretiendraient-ils avec les musulmans ?  Quels étaient les couloirs de circulation entre les territoires qui sont maintenant le Soudan, le Tchad et la Centrafrique ? Le XIXème peut nous apporter un début de réponse en la personne de Rabah, cet esclavagiste mais aussi génie militaire qui trouva la mort le 22 avril 1900 à Kousseri.

 

Rabah est né en 1845 à Moudirieh de Khartoum. Fils d’un artisan du nom de Fad-El-Allah, Rabah s’est engagé dans l’armée égyptienne en 1885 pour une courte période. A la suite d’un accident survenu la même année, il regagne son village et sa famille. Un concours de circonstance le fit rencontrer Ziber Pacha qui deviendra le gouverneur du Bahr El Ghazal. A la suite de ce dernier, Rabah participera aux razzias en pays Banda et Kreich et deviendra du coup un véritable chasseur d’esclave. L’influence de Ziber s’étendit du Bahr el Ghazal aux plateaux de l’Oubangui, ce qui ne tarda pas inquiéter le gouverneur Egyptien dont il dépendait théoriquement et qui le rappela au Caire où il le mit en résidence surveillée. Son fils Souleymane organisa une rébellion en rassemblant les régiments qui lui étaient restés fidèles mais contre la puissance des forces gouvernementales, soutenues par les anglais, cela fit long feu. L’année 1878 peut être considérée comme celle de la fin du Règne de Ziber Pacha mais ce fut celle du début de l’aventure de Rabah qui s’entoura de quelques chefs de régiments et refusa de capituler.

 

Rabah va donc se réfugier en pays Kreich. Au cours d’un congrès, il recevra le titre d’Emir. Le nouveau chef disposait de 400 fusils qu’il avait pris à Souleymane. De 1878 à 1886, il séjourna d’abord en Oubangui puis au Salamat. Il utilisa ce temps pour organiser ses troupes et institua la conscription qui lui permit de recruter de nombreux guerriers Banda, Kreich, Azande et Kaba. Il leur donna un entraînement militaire excellent, au dire d’un vétéran du Tchad, un certain Pozzo Di Borgo, qui a eu sous ses ordres à Mandjaffa un détachement de Kreich formés par Rabah.

 

On a des difficultés aujourd’hui à reconstituer l’itinéraire de ce premier séjour de Rabah en Oubangui puis au Salamat. Certains disent qu’il quitta le pays Kreich en 1880 pour se porter en 1881 sur Rafaï et Bangassou, puis sur Bambari et Krebedje (Port-Sibut) en 1882, puis sur Cha (Dar Kouti) en 1884. D’autres disent qu’il a fait un long séjour au Tchad, de 1880 à 1883, dans la région du Lac Iro et chez les Goula du Bahr-Mamoun.

 

Lorsqu’enfin Rabah quitta le pays des Mandjas et des Bandas, Ngao (Fort Crampel), en 1886, il remonta le Chari-Gribingui qu’il traversa au sud de Maro. Son intention était de continuer de recruter des guerriers dans le pays Kaba. C’était pour lui le point de départ pour ses excursions en pays Sara. Au cours de l’une d’elles, il reçut à Bandaï (peut-être le village de Bedaya) la visite de deux envoyés du Mahdi Ahmet qui l’informèrent de la prise de Khartoum et de la défaite du général anglais Gordon. Le Mahdi invitait Rabah à Khartoum. Il se mit en route à la suite des émissaires venus le voir mais en traversant le Salamat, il se heurta aux troupes de Cherif-Eddine, gouverneur de cette province pour le compte du Ouaddaï. Peu après, ce voyage fut interrompu. Il y a deux hypothèse qui s’affrontent ici pour expliquer son refus d’aller à Khartoum : soit, il n’avait jamais eu véritablement envie d’aller rejoindre le Mahdi, soit qu’il avait appris que ce dernier cherchait à le faire assassiner.

 

C’est à peu près vers cette période, en 1887, que se situe le raid de Rabah en pays Sara (passage à Kemdere près de Fort Archambault et des combats contre les Kaba-Deme de Banda dont le chef était Djoko). Rabah reçut ensuite un accueil triomphal à Koumra, de la part des chefs Bealoum et Belta. Alors que quelques régiments prirent la route de Bedaya, le gros de la troupe ravageait le pays Daye et Goulaye avant de se rendre à Goundi chez les Toumaks. Mécontent du peu d’empressement de l’Alifa de Goundi à le recevoir, Rabah le fit décapiter et fit razzier son pays et prit de nombreux captifs. Il continua chez les Somrayes en 1888, puis chez les Ndam en 1889 où la population s’opposa à son avance avec une énergie farouche.

 

Rabah revint à Châ dans le Dar El Kouti en 1890 où il destitua l’ancien Cheikh Kobour, fils d’un Aguid ouaddaïen parce que celui-ci continuait de payer l’impôt au Ouaddaï, pour le remplacer par Mohammed es Senoussi, désormais Sultan du Dar Kouti et du Dar Rounga. Cependant en 1891, une armée du Ouaddaï, commandée par Cherif Eddine l’obligea à se replier en pays Mandja. Ce ne fut qu’après le départ de ses ennemis que Senoussi revint à N’Dele où il reçut la visite de l’explorateur Paul Crampel. Celui-ci fut assassiné deux jours après son départ  d’El Kouti avec son compagnon Biscarrat entre Bangoran et l’Aouk (Les témoignages ont prouvé qu’il était tombé victime de la trahison de ses miliciens d’escorte). Le sultan Senoussi en profita pour s’approprier les 300 fusils de la Mission. Quand Rabah l’apprit, il revint et Senoussi dut lui les lui céder.

 En 1893, Rabah qui descendait le Chari déclencha sa grande attaque contre le Baguirmi. Il commença par Gori près de Korbol où il réduisit le chef Boua Baboul avant d’aller mettre le siège à Mandjaffa. La ville résista pendant six mois. A bout de vivres, les Baguirmiens, avec à leur tête Gaourang, firent une sortie audacieuse et échappèrent à Rabah, non sans lui abandonner de nombreux prisonniers. Rabah continua alors sa route en semant la désolation partout où il passait. Il passa chez les Massas du Logone, continua chez Salé, sultan de Karnak Logone, de Kousseri. Puis il entreprit la conquête du Bornou, fit des expéditions au Gober et en pays Sokoto. Pendant six ans (1894 – 1900), Rabah dont le lieu de résidence ordinaire était Dikoa, joua le rôle de sultan du Bornou.

 

Rabah se préparait à couronner ses attaques par la conquête du Ouaddaï. Ses projets furent interrompus à la fin de 1897 par un évènement qui allait changer le cours des choses : c’était l’arrivée des blancs.
Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Politique
commenter cet article
9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 01:53

actu-monde-Herve-Morin-Idriss-Deby articlephotoL’organisation internationale HRW accuse le contingent tchadien de la Misca de soutenir des combattants des ex-Séléka malgré leurs exactions.

Fin décembre, il avait été décidé que le contingent tchadien de la force africaine, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) serait redéployé dans les confins du nord du pays, vers les zones frontalières avec le Tchad et le Soudan. En les envoyant dans le nord où vit largement la minorité musulmane, l’ONU espérait limiter la casse à Bangui après la mort d’un manifestant anti-Seleka après qu’une patrouille tchadienne a ouvert le feu.


Accusés de protéger l’ancienne rébellion de la Séléka, composée de nombreux mercenaires tchadiens, les soldats envoyés par N’Djamema attirent de nouveau les suspicions. Mercredi 5 février, l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) les a accusés de faciliter les déplacements de certains chefs du mouvement rebelle qui se sont enfuis vers le nord-est. « En janvier, des forces de la Séléka ont torturé et tué des civils dans la ville de Sibut, où s’étaient regroupés les ex-rebelles [...] Des forces de la Séléka ont pu quitter des bases dans lesquelles elles avaient été confinées par la force de maintien de la paix de l’Union africaine, empruntant pour cela des pistes de brousse qui leur ont permis de contourner les points de contrôle, ou en voyageant avec des troupes tchadiennes en convois lourdement armés », accuse l’ONG.


Le général Bahr aidé par le Tchad


Le cantonnement des forces armées des ex-rebelles, dans le camp de Kassai de Bangui notamment, a poussé fin janvier environ 500 combattants et leurs chefs à se rendre vers le nord-est pour y trouver plus de sécurité. Sur leur passage, ils ont enlevés des civils et les ont contraints à transporter leurs munitions et bagages et de nombreux témoins font état d’exactions dans les villages. « Les soldats tchadiens sont alors jamais très loin. Le 26 janvier, des enquêteurs de HRW ont « vu passer, et ont été en mesure de filmer, à approximativement 60 kilomètres au nord de Bangui, un convoi de troupes tchadiennes lourdement armées appartenant à la force de maintien de la paix. Le convoi incluait au moins huit pickups chargés de combattants de la Séléka, dont un certain nombre de chefs de l’organisation, comme le général Mahamat Bahr, en charge du renseignement militaire pour la Séléka ». Ce dernier a confirmé par téléphone à l’ONG qu’il s’était en effet rendu à Bossangoa profitant d’un convoi tchadien qui devait y relever les troupes congolaises de la mission de maintien de la paix.


« Après avoir assumé la responsabilité du maintien de la paix à Bossangoa, les troupes tchadiennes ont permis à un autre chef de la Séléka, le colonel Saleh Zabadi, de quitter avec ses hommes leur base, et de rejoindre le général Bahr et d’autres chefs de la Séléka dans les villes du nord du pays que sont Sibut, Kaga Bandoro et Kabo ». Pour HRW, les mouvements des forces des ex-Séléka seules et aux côtés des troupes tchadiennes coïncide avec une nouvelle flambée de violences.


Accusations en série


Ce n’est pas la première fois que les Tchadiens sont pris à partie. Au début du mois, le Haut-commissariat aux droits de l’homme a confirmé avoir reçu de « multiples témoignages de collusion » entre des troupes tchadiennes et les forces de la Séléka. Fin décembre, ils ont été soupçonnés de double jeu par la diplomatie française. A Bangui, selon des militaires français interrogés par l’AFP, des soldats tchadiens ont donné leur brassard de la force africaine à des Séléka pour que ces derniers puissent conserver leurs armes et continuer à circuler alors qu’ils devaient être désarmés et cantonnés.


HRW demande à l’Union africaine de « suspendre sans délai les membres des troupes tchadiennes de la Misca faisant l’objet d’accusations crédibles [...], et d’ouvrir une enquête sur ces faits, avec le soutien de l’organisation des Nations Unies ». »Pour être efficaces, les forces de maintien de la paix se doivent d’être impartiales », souligne Peter Bouckaert, directeur de la division Urgence de HRW à Bangui.


Démenti du Tchad


Le porte-parole du gouvernement tchadien, Hassan Sylla, a démenti jeudi sur RFI les allégations et « met quiconque au défi d’apporter les preuves matérielles de ce genre d’informations savamment distillées et dont le but est de salir l’image respectable des forces de défense et de sécurité ». La Tchad « tient à rappeler à l’opinion nationale et internationale que sa présence en RCA s’inscrit dans le cadre de l’Union africaine sous mandat de l’Onu. Le Tchad n’a pas un agenda caché comme tente de le faire croire, malheureusement, certaines officines en mal de publicité; Comme au Mali et comme au Soudan dans le cadre de la force mixte, le Tchad participe à une mission internationale de maintien et de restauration de la paix », et de rappeler que « les soldats tchadiens répondent au commandement de la Misca » et non comme certains le prétendent au gouvernement tchadien directement.


Jeudi, le Conseil national de transition a critiqué le rôle des Tchadiens lors des opérations de rapatriement de leurs co-citoyens fuyant le pays. « Ils choisissent la ville où ils pensent qu’ils ont des ressortissants qu’ils peuvent récupérer, mais sur le long de leur passage, ils font d’énormes dégâts et ils sont capables de rester sur leurs véhicules et de tirer sur les populations », a affirmé Joseph Bindoumi devant l’Assemblée, selon des propos rapportés par RFI. Les représentants locaux appellent la Misca à retirer les troupes tchadiennes du territoire centrafricain et demandent qu’une force de maintien de la paix de l’Onu soit déployée au plus tôt.


Mais pour la communauté internationale et la France surtout, impossible de mettre les Tchadiens totalement hors-jeu. Malgré leur éventuel double jeu, leur position est incontournable, tant en Centrafrique qu’aux côtés des soldats français projetés au Mali. Le Tchad fournit le contingent le plus important de la Misca, 850 hommes très aguerris. L’armée tchadienne est réputée pour être unes des meilleures de la région.

Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Politique
commenter cet article
8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 12:53
1690107_220195828165221_1344840268_n.jpg"Notre manque de gravité, notre manque de profondeur, et notre manque d'organisation nous jouent des tours tous les jours. Ces derniers temps, cela se voit très clairement. Avec la chasse à l'homme de la République Française et de ses corps constitués contre Dieudonné à qui on rappelle subitement ses racines africaines en ne cessant de rajouter systématiquement M'Balla M'Balla à son nom d'artiste, ce qu'on appelle DIASPORA AFRICAINE/NOIRE apparaît complètement nue. Nous assistons totalement désorganisés et impuissants à la mise à mort d'un des nôtres à qui on impute des monstres dont les géniteurs sont les accusateurs eux-mêmes. C'est terrible pour nous!!! Pour nous tous, collectivement!

Dieudonné est coupable de vouloir rire des Juifs et d'Israël comme il le fait de tous les autres. Il doit mourir: telle est la décision de la République Française et des lobbies qu'elle nourrit et qui inversement la nourrissent. Ainsi, cherche-t-on tous les moyens pour le tuer. Ce matin, on nous informe qu'on a découvert plus de 650.000 euros chez lui. Et la machine médiatique s'emballe une nouvelle fois contre l'humoriste rebaptisé "homme politique" qui fait "commerce de l'antisémitisme".
Il serait grand temps que nous (africaines et africains noirs) prenions la mesure de la gravité de ce qui arrive à cet homme pour commencer par nous organiser en conséquence. Ce ne serait que logique, dans la mesure où nous voyons clairement comment ses ennemis s'organisent méthodiquement pour le mettre à mort sous nos yeux."
KPOGLI Komla
Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Politique
commenter cet article
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 21:00

029052013173253000000tirarsenaliaisoki.jpgDans un ouvrage à paraître le 13 mars prochain, l'historien Éric Jennings revient sur le rôle déterminant joué par l'Afrique-Équatoriale française dans la victoire de la France libre lors de la Seconde Guerre mondiale.


Lors du festival Images et Histoire organisé à Brazzaville en novembre dernier, les spécialistes internationaux de la Seconde Guerre mondiale étaient unanimes : la participation de l'Afrique à la victoire alliée sur l'Allemagne nazie a été déterminante, notamment grâce à l'engagement - voulu par Félix Éboué - de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) et du Cameroun. Plus qu'aucun autre, Éric Jennings, professeur d'histoire coloniale et contemporaine à l'université de Toronto, en est persuadé. Les recherches qu'il a menées pendant sept ans, notamment dans les archives nationales du Congo, à Brazzaville, et celles du Cameroun, à Yaoundé, lui ont permis de saisir à quel point c'est en AEF que de Gaulle a acquis sa stature d'homme d'État. C'est là que la France libre a mené des batailles victorieuses offrant à la métropole un avenir autre que celui dessiné par Pétain et auxquelles ont participé 27 000 hommes comme "fantassins, chauffeurs, sous-officiers, experts radio et artilleurs, notamment entre 1940 et 1943". C'est là également que des femmes, des hommes et des enfants ont récolté dans des conditions effroyables le caoutchouc nécessaire aux Britanniques et aux Américains, "au bord de la pénurie". Des éléments déterminants qui contredisent le "mythe d'une résistance essentiellement londonienne et métropolitaine", ainsi que le démontre de manière convaincante Éric Jennings, 43 ans, dans son prochain ouvrage, La France libre fut africaine, à paraître en mars aux éditions Perrin et dont Jeune Afrique publie en avant-première de larges extraits.


DeGaulle in ChadExtraits

"Avec quelle rage ­l'antigaullisme de gauche et l'antigaullisme de droite, les communistes et les vichystes, s'acharnent à propager la légende de "la résistance de Londres" ! [...] Aux uns comme aux autres, j'oppose la vérité : la France libre fut africaine." Voilà ce que soutenait fort justement au lendemain de la guerre Jacques Soustelle, ethnologue et commissaire national à l'Information de la France libre. À l'automne 1940, Londres en soi n'apportait effectivement à la France libre ni combattants, ni matières premières, ni territoire national, ni souveraineté.


La France libre s'étendait en réalité de la frontière tchado-libyenne au fleuve Congo, ainsi qu'aux îlots français épars du Pacifique et de l'Inde. Sans ces territoires, quelle crédibilité, quelle reconnaissance internationale, quel argument à faire valoir contre Vichy qui clamait la "fidélité absolue" de l'empire ? Alors que l'on connaît à présent le parcours et les motivations de Félix Éboué, le gouverneur guyanais qui rallia le Tchad au général de Gaulle, ainsi que les exploits de la résistance intérieure et de la lutte alliée dans leurs moindres détails, le sort de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) et du Cameroun, bastions gaullistes de la première heure, est demeuré jusqu'ici curieusement occulté, hormis quelques études universitaires spécialisées, focalisées sur une minorité des territoires en question : le Gabon et le Cameroun, principalement.


De 1940 à 1943, les principaux fondements de la France libre ne se situent donc pas à Londres, comme l'affirment la plupart des récits, mais en Afrique française libre. Le combattant résistant archétypal de la première heure n'est pas un Savoyard coiffé d'un béret, mais plutôt un Tchadien, un Camerounais, ou un habitant de ce qu'on appelait alors l'Oubangui-Chari (actuelle République centrafricaine). Il est parfois volontaire, parfois pas. Pour un mouvement dont la gloire repose en partie sur le sursaut personnel du volontariat, sur l'élan patriotique, voilà de quoi troubler les esprits et brouiller les repères. De nombreux historiens ont établi que les maquis métropolitains connurent leur envolée autour de 1943 ; nous savons en outre grâce aux travaux de Jean-François Muracciole que, entre l'échec de Dakar le 25 septembre 1940 et la fin 1942, la France libre peinait à recruter hors de ses territoires coloniaux et connut de ce fait un grand creux ; raison de plus pour situer une part importante de la première résistance française armée entre le Sahara et le fleuve Congo. Ce qui oblige bien entendu à "repenser la France à partir de ses colonies". L'un des premiers réflexes du général de Gaulle en juin 1940 fut en effet d'exhorter les coloniaux à le rejoindre, si possible avec leurs territoires. [...]


La fédération de l'AEF remplit par ailleurs un rôle stratégique majeur : en 1941, Leclerc s'en sert de base pour investir la Libye mussolinienne. Enfin et surtout, l'Afrique française libre apporte au général de Gaulle une légitimité, un territoire, et des administrés, faisant de la France libre non plus un mouvement mais un gouvernement. D'ailleurs, le Rebelle ne s'y trompe pas. En 1940, dit-il : "Dans les vastes étendues d'Afrique, la France pouvait, en effet, se refaire une armée et une souveraineté."


Si la France libre était bel et bien africaine, force est de constater que cette Afrique n'était guère libre. En effet, l'effort africain ne fut pas toujours librement consenti : les "prestations" et le travail par contrainte redoublèrent en AEF et au Cameroun à partir de 1940, les recrutements militaires plus ou moins forcés également. René Cassin et Félix Éboué eurent d'ailleurs de vifs échanges à ce sujet, le premier craignant que la France libre ne soit accusée de pratiques quasi esclavagistes. L'impératif omniprésent de la lutte contre l'Axe exigea de nombreux sacrifices. [...]


Enfin, les très nombreux essais sur le thème de la "Françafrique" ont eu tendance eux aussi à ignorer l'impact de la France libre en Afrique, cette fois dans l'après-guerre. Il s'agit donc ici en partie d'une l'histoire de l'oubli. Néanmoins, en termes mémoriels, j'affirme ici que l'image de la France libre africaine, que le souvenir de Brazzaville gaulliste, ont été déployés de façons multiples et parfois contradictoires depuis 1945. Ainsi, dans le sillage de la décolonisation, les relations franco-tchadiennes, franco-congolaises et franco-gabonaises peuvent être utilement appréhendées à travers le prisme mémoriel de l'Afrique française libre au combat.


L'épopée de la France libre est connue dans ses moindres détails, répliquera-t-on. Certes, les nombreux récits des ralliements de l'AEF et du Cameroun, et de ses premiers triomphes, à Koufra, puis au Fezzan en 1941, et surtout à Bir Hakeim en 1942, se sont gravés au fil du temps en images d'Épinal. L'ascension fulgurante de Philippe Leclerc, qui confectionne lui-même ses galons pour faciliter le basculement du Cameroun dans le camp de la France libre le 27 août 1940, le serment de Koufra du 2 mars 1941 durant lequel ce même Leclerc jure de ne pas déposer les armes jusqu'à la libération de Strasbourg, la traversée du désert, l'héroïque défense de Bir Hakeim du 26 mai au 11 juin 1942 contre les troupes déterminées d'Erwin Rommel, sont repris comme autant de vignettes et de litanies, parfois à la phrase près. Raison de plus pour revisiter cette histoire à la lumière des archives - en portant une attention particulière à la dimension africaine de la question. Car dans les mémoires des principaux acteurs français libres, comme dans beaucoup d'histoires du mouvement, l'Afrique et les Africains sont à la fois omniprésents et invisibles. Les mémoires tendent à préciser le nom de chaque Européen tombé, parfois suivi par un chiffre - souvent plus élevé - de "tirailleurs" anonymes. Si on les devine, les Africains restent toutefois en arrière-plan.


Mon pari ici est de retrouver leur trace, et de restituer leur condition, leur rôle, leurs actions, leurs paroles, et leur sort. Ceci pour les combattants africains, bien entendu, mais aussi pour les chauffeurs, mineurs, chefs, porteurs, ouvriers, travailleuses, et récolteurs et récolteuses de caoutchouc, ayant tous joué un rôle dans le versant africain de l'histoire de la France libre. Mon but est non seulement de mesurer l'importance de l'Afrique pour le mouvement gaulliste, mais aussi de déterminer de quelle manière la guerre et la France libre comptèrent pour les Africains. © Perrin, 2014.


La France libre fut africaine, d'Éric Jennings, éd. Perrin, 360 pages, à paraître le 13 mars 2014
Lire l'article sur Jeuneafrique.com :

Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Politique
commenter cet article
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 16:30

 twk tomahawk bras de fer avec la mort 02C’est l’épreuve de force entre la France et le Tchad à propos de la situation en Centrafrique. « Deby contre Hollande ? », s’interroge le site d’information Guinée Conakry Infos pour qui « il est clair que Ndjamena et Paris ne sont plus sur la même longueur d’onde concernant la situation en RCA. (…) La première manifestation de cette relative divergence s’est faite par milices interposées, explique le site.Consciente du rôle qu’Idriss Deby a joué dans la chute du général François Bozizé en venant en aide aux rebelles de la Seleka, Paris s’est stratégiquement donné pour priorité, de désarmer les ex-rebelles. (…) Ndjamena n’a pas apprécié. »

Et puis autre point de divergence, relève encore Guinée Conakry Infos, cette fois au niveau du Conseil de sécurité des Nations unies : « alors que François Hollande, confronté à une situation sécuritaire qui ne cesse de se dégrader à Bangui cherche désespérément à trouver de l’aide, voila qu’Idriss Deby s’oppose catégoriquement à l’envoi des casques bleus que Paris appelait de ses vœux ! Conscient que ces nouveaux soldats pourraient déséquilibrer le rapport de force actuel en sa défaveur, le président tchadien opte plutôt pour le statu quo. »
 
En effet, c’était lundi à New York, relate Le Pays au Burkina : « le Tchad, nouvellement admis au Conseil de sécurité de l’ONU, s’est purement et simplement opposé à l’envoi de casques bleus à Bangui et s’est accroché à la Misca, la force africaine, à laquelle il souhaite qu’on laisse une chance de faire ses preuves. » Mais, s’interroge Le Pays, « combien de temps faudra-t-il encore attendre que la situation se dégrade davantage pour commencer à se mobiliser, alors que la Misca a fait la preuve de son incapacité à résoudre le problème ? Ndjamena voudrait montrer qu’elle a une mainmise sur Bangui qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. A l’analyse, on a le sentiment que le Tchad considère la RCA comme sa chasse gardée, à défaut d’être une province de son territoire. »
 
L’Observateur Paalga, toujours à Ouagadougou, s’insurge également contre la position tchadienne : « est-ce le souvenir de ses hauts faits d’armes au Nord-Mali qui monte à la tête de Deby, au point qu’il oublie que les contextes ne sont pas les mêmes et qu’on ne mène jamais deux fois la même guerre ? Il devrait vite se rendre compte que, dans les sables du Sahel malien, ses troupes ont remporté d’éclatantes victoires alors qu’en Centrafrique, après plusieurs mois, même épaulée par d’autres forces, la Misca peine toujours à ramener un début de calme dans les eaux de l’Oubangui-Chari. »
 
L’Observateur Paalga s’interroge aussi sur la position des instances panafricaines : « derrière ce refus du Tchad, ne faut-il pas voir l’ombre de la CEEAC, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale et surtout de l’Union africaine et des souverainistes de tout poil réfractaires à toute intervention des forces occidentales sur le continent, qu’ils assimilent à du néocolonialisme ? Une chose est d’exhiber sa fierté africaine, une chose est d’en avoir les moyens. Pourtant en dehors de pousser des cris d’orfraie, les instances panafricaines sont incapables d’entreprendre une action concrète à même d’enrayer les actes de violence qui font de milliers de morts. »
 
Faire sans Deby ?
 
Alors la France peut-elle lâcher Idriss Deby ? Peut-elle se passer de l’influence du président tchadien ? Difficile, répond le site d’information Afrikarabia : « La France est en effet obligée de composer avec Ndjamena au moins pour trois raisons. Tout d’abord Paris a fortement besoin des soldats tchadiens au Mali, où François Hollande souhaite se désengager petit à petit. La France compte aussi sur l’argent tchadien pour financer la coûteuse opération malienne. Enfin, Paris voit le Tchad comme une pièce maîtresse dans sa lutte anti-terroriste contre les djihadistes de l’arc sahélien. » Et Afrikarabia de conclure : « à défaut de changer rapidement de paradigme vis-à-vis du Tchad, François Hollande devra tout de même veiller à son embarrassant allié en Centrafrique. Un retrait des militaires tchadiens, un temps annoncé et qui peine à devenir réalité, s’avère aujourd’hui plus qu’urgent. Paris doit rapidement prendre des mesures, au moins pour apaiser les tensions. »
 
Prochain rendez-vous diplomatique sur la Centrafrique, en principe demain jeudi à Ndjamena, avec un sommet extraordinaire de la CEEAC. Pour Le Figaro, en France, « la solution qu’entendent imposer les chefs d’État africains reste mystérieuse. Seule certitude, les personnes invitées à Ndjamena seront rares. Autour des présidents congolais et tchadien, on devrait trouver le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, le chef de l’État, Michel Djotodia, ainsi que le président du Conseil national de transition. »
 
A cette occasion, Djotodia « pourrait être poussé vers la sortie », estime le quotidien français. Mais, « à lui seul, ce sommet ne suffira pas à résoudre la crise en Centrafrique, relève Le Figaro. Quels que soient les ordres ou les menaces, rien ne dit qu’ils seront suivis par les milices chrétiennes des Anti-Balaka ou par les hommes de la Seleka, la rébellion qui a porté Michel Djotodia au pouvoir. Les forces de Sangaris et de la Misca ont donc été placées en état d’alerte. »

 

Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Politique
commenter cet article
30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 01:29

6177604-9230534.jpgLa France intervient en Centrafrique pour faire enterrer la hache d’un conflit mais se retrouve avec l’épée d’Idriss Deby sur la tête et la machette des anti-balaka dans le dos, pendant que les balakas eux s’arment de confiance avec comme soutien les troupes tchadiennes de la MISCA qui expédient dans le couloir de la mort des paisibles citoyens innocents. Tout parait anodin mais c’est une soupe de bouillon chaude indigeste assez corsée qu’il faudrait manger, si elle est consommable, avec beaucoup de méfiance.

La France à force de céder à la pression du président tchadien Idriss Deby son allier indéfectible, est entrain de bâcler l’opération de désarmement en Centrafrique pour satisfaire les désirs gargantuesques d’un Idriss Deby devenu trop encombrant pour ses voisins voire même pour son pays. Et c’est la tête de la Centrafrique, affaiblie par ses hommes politiques que François Hollande veut offrir au président tchadien pour son apport militaire au Mali. Et quand les commentateurs et experts français reconnaissent que François Hollande n’a pas intérêt à froisser le président tchadien qui reste un dispositif indispensable et incontournable sur l’échiquier de la sphère géopolitique de la France en Afrique, on comprend aisément pourquoi les centrafricains se battent, se sacrifient comme jamais, à la reconquête de leur pays.

Tout porte à admettre que l’opération Sangaris est un désarmement qui cloche mais ne donne pas de bourdon. Si Le but de l’opération humanitaire est salutaire et incontestable, la politique qui l’accompagne n’en est pas un. Il n’aurait pas fallu attendre aussi longtemps pour voir apparaitre les fissures et les failles tant prévisibles et attendues dans cette opération Sangaris. Le temps a donné raison à une partie des français très critiques à l’égard de la floue de la politique de François Hollande qui s’est servi de l’humanitaire comme un écran de fumée pour exercer une politique du pourrissement et de l’enlisement de la crise.

Il est à rappeler que si la France a obtenu le vote à l’unanimité du conseil de sécurité des Nations-Unis, c’est parce qu’une organisation criminelle, la Séléka massacrait la population civile et a suscité l’émoi de la communauté internationale. On se souvient que dès l’annonce de la rentrée des troupes française sur le territoire Centrafricain, les éléments de la Séléka pour une partie se sont refugiés à la RDC, pour l’autre partie ont simplement quitté Bangui pour le Tchad, soudan ou le Nord de la Centrafrique. Et pour les restes, fondus au sein de la population. Et voila, la France n’a pas pu maintenir cette pression et cette autorité mais a préféré lâcher sous la pression de son partenaire le chef tchadien.

Le mécontentement d’Idriss Deby face au désarmement de la Séléka qu’il a armée et qu’il soutient, envenime la bonne marche du désarmement et conduit à une politique du pourrissement. Une armée tchadienne qui se confond à la Séléka dans les opérations de représailles contre les non musulmans a laissé planer le ton d’un début d’une guerre interconfessionnelle. Cette même armée n’hésitant pas à tirer mortellement sur les troupes congolaises, burundaises mais curieusement qui ne tire pas sur la Séléka, parce les troupes citées veulent désarmer la Séléka. Est-ce c’est à cause de leur appartenance non musulmane ? Où sont le sens du professionnalisme et de la discipline militaire ? A quoi sert une chaine de commandement dans ce cas? Il faut que les tchadiens se fassent violence et se demandent pourquoi le comportement de leurs militaires ont suscité la haine, au Nigeria, en Ouganda, au Cameroun, en Libye, au Congo, en Angola et j’en passe.

Les anti-balakas sont des groupes d’autodéfense dans l’arrière pays de la Centrafrique. Ils existaient de puis le temps des temps. Leur instrumentalisation dans la capitale centrafricaine est une intention malsaine de déporter la crise en un conflit interconfessionnel. Ils doivent être anéantis en cas d’enfreins au respect de la loi. Leur montée est due par la présence des éléments de la Séléka qui bravent la loi et qui continuent à commettre des exactions. Tout refus d’obtempérer doit entrainer leur destruction systématique.

Le Nord de la Centrafrique en phase de devenir une zone d’occupation du Tchad

Le scénario évoqué par le président du Tchad est la porosité de la frontière avec la Centrafrique. Il craint un possible coup d’Etats venant de ses adversaires à partir de la Centrafrique. Dans ce cas de figure, Se dessine un scenario à la Palestine où le Nord de la Centrafrique deviendrait un territoire occupé et annexé, sous occupation tchadienne avec l’installation des colons tchadiens. Avec la France qui serait ce que les Etats-Unis représentent pour Israël. Quelle histoire !

Le maintien de Michel Ndjotodia comme président de la transition provoque la montée des groupes armés pour le déloger du pouvoir à cause de sa responsabilité et initiateur du malheur installé en Centrafrique, créant un surplus d’insécurité. Nous observons un phénomène assez étrange avec les éléments de la Séléka agresseurs et responsables des massacres de la population centrafricaine se transforment en victimes et se permettent même le luxe d’organiser des marches de protestation contre la France pour soit disant sa partialité. Alors que l’impartialité de la France aurait voulu un traitement sans pitié de la Séléka comme étant une organisation criminelle à éradiquer.

Avec cette politique de la non fermeté et de la fébrilité, la France a atteint ses limites et à très vite désenchanté. On se demande aussi si la France s’est donnée le moyen de cette politique d’intervention en Centrafrique ? Le vote de l’Onu est-il juste un moyen d’obtenir une carte blanche afin de s’aventurier dans ses conquêtes africaines à partir de la Centrafrique ? En toute connaissance de cause, l’appel de François Hollande en direction l’ONU à Ban Ki-Noon « pour jouer un rôle plus important encore » atteste cette

difficulté. Une certaine fébrilité et sonne comme un glas d’impuissance. Le même message a été relayé par l’archevêque de Bangui le Mgr Dieudonné Nzapalainga et le président de la communauté islamique de la RCA, l’Iman Omar Koboné Layama qui tous les deux ont estimé que les Forces Françaises et Africaines ne sauraient porter ce fardeau à elles seules dans le monde. Et de l’envoyée spéciale de la chaine française Tf1, Liseron Boudou de s’interroger comment éviter un autre bain de sang et les actes de vengeance quand l’arme française a du mal à contenir la violence ? Elle seule semble bien du mal à contrôler la situation.

Dans tout ça, les centrafricains sont tournés en bourrique dans ce montage macabre et sinistre. Devant le manque de conscience et du pragmatisme face à ce jeu de yoyo que joue la France comme si c’est pour faire durer le plaisir, mais de quoi ? Des morts horribles des êtres humains ? Ou pour offrir un décor grandeur nature aux metteurs en scène des films d’horreur.

Le marchandage sur la Centrafrique ne s’est pas fait derrière un rideau de fer au point de laisser dubitatif les observateurs de plus en plus critiques du manque de réalisme et du manque de visibilité dans la politique de François Hollande pour le désarmement qui d’après certaines presses françaises comme La Depeche.fr évoque « le spectre de l’enlisement pour les soldats français ». Et on se demande si sur la crise centrafricaine la France est passée sous la colonisation tchadienne ?

Idriss Deby qui commence à devenir encombrant pour la France et ses compères Africains, pourrait subir le même itinéraire que Bozizé. Attention la politique est une roue qui tourne très vite.

Jean-Gualbert Togba

Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Politique
commenter cet article
16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 14:36

376513_3587439521713_71866757_n.jpgMes chères/chers compatriotes, 

Le dimanche 11 août, le Tchad a fêté ses 53 ans d’indépendance. Comme d’habitude, il y a eu des manifestations festives ; des gens s’en sont donnés à cœur joie. Puis tout est redevenu comme avant. On aurait dit la surface d’un cours d’eau, un moment dérangé par un jet de pierre mais qui retrouve son calme habituel. Comme se demandait un tchadien, « 53 ans dans la vie d’un Etat, ce n’est peut-être pas grand-chose mais sur le plan de la construction d’une nation, cela représente quelque chose. Et qu’avons-nous fait pendant ce temps pour la nation » ?

 

Comme peuple nous devons nous poser quelques questions. Où en sommes-nous avec notre pays ? Avons-nous relevé les premiers défis de la construction nationale qui s’imposent à nous ? Avons-nous réussi à construire un mieux-vivre ensemble tchadien ? Où en étions-nous avec le baromètre de notre amour de la patrie qui devrait conduire nos actes et notre engagement pour le Tchad ?

 

Ne nous faudrait-il pas retrouver et consolider la cohésion sociale après la grande muraille de haine qui nous avait été dressé le 12 février 1979 ? Voilà des questions de politique intérieur qui se posent à nous comme un défi à relever. C’est un défi pour les hommes politiques mais aussi pour la société civile. Chaque citoyen se doit de s’engager à ce défi qui est l’édification d’une nation tchadienne, moderne. Nous devons nous y engager avec foi en notre Dieu le créateur !

 

En même temps que nous nous sommes posé ces questions de défi, nous ne devons pas oublier le moment présent. Notre pays traverse depuis 23 ans maintenant des pires moments qu’il n’est jamais donné à un peuple de connaître en ce début du 3ème millénaire.

 

En effet, les festivités commémoratives des 53 ans de notre indépendance se  sont déroulées dans un contexte d’échecs cuisants pour notre pays, mais aussi de crises profondes et généralisées sans précédent, dont les conséquences actuelles et à venir sont et seront extrêmement dures pour notre pays ; pour notre peuple ; pour notre jeunesse, pour les générations futures.

 

Mais au de-là de ces souffrances inqualifiables infligées à notre peuple ; au-delà des discours creux, vides de sens ; au-delà du matraquage et de l’étouffement de notre jeunesse; au-delà de la corruption et des malversations de toutes sortes ; au-delà des inquiétudes   et d’interrogation de nos populations laborieuses à qui on a enlevé tout espoir du bien-être et du confort matériel et moral ; au-delà des peurs et des divisions claniques et confessionnelles savamment orchestrées, nous tchadiennes et tchadiens de  la génération présente, nous avons néanmoins un devoir historique en commun : assumer notre responsabilité  pour les tchadiennes et les tchadiens, et en particulier pour ceux qui ont le plus besoin de nous. 

 

Notre jeunesse est livrée à elle-même dans le désœuvrement. Du nord au sud, partout, nos régions,  nos villes, nos campagnes et villages sont divisés sur des bases claniques et confessionnelles. Les élus du peuple sont arrêtés à tour de bras comme de vulgaires criminels et ce, en toute violation arrogante de notre loi fondamentale. Des journalistes emprisonnés sans ménagement et sans qu’aucune inculpation ne soit prononcée à leur encontre. Battus, violé(e)s, humiliés, tétanisés et apeurés, ces tchadiennes et tchadiens qui ne font que leur travail ne se sentent plus en sécurité pour le faire. En l’absence de toute règle de droit et de justice, l’Etat tchadien est par terre. Je dirais qu’il est redescendu au 5ème sous-sol pour la vaste majorité de tchadiennes et tchadiens que nous sommes. Ça suffit !

 

Mes chers compatriotes, je m’adresse à vous tous sans distinction aucune. Face à ce régime de bandits formatés de quel disque dur, nul ne le sait ; face au pillage de nos ressources nationales, face au banditisme d’Etat organisé par Idris Deby,  notre tâche est ardue et notre responsabilité très immense. Nous avons besoin de rassembler nos énergies. Ne dispersons pas nos forces. Nos concitoyennes et concitoyens ont besoin d’une direction claire, d’une opposition forte, constitutive d’une alternance crédible- Notre pays a besoin d’une opposition socialement et politiquement musclée, généralisée, à la hauteur des attentes de notre peuple. Nous avons besoin d’un engagement ferme et ambitieux. Le Tchad, notre pays, notre peuple a besoin d’une opposition non clanique, non sectaire, mais d’une opposition fédératrice de nos diverses sensibilités, capable de s’opposer avec foi, clairvoyance, combativité et de représenter une force alternative crédible, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Tchad. Nous devons  être capables d’offrir à nos concitoyens des repères exigeants et constants en cette période où dominent le doute et la confusion idéologiques au sommet de notre Etat.

 

Je ne vous le cache pas. Le peuple Tchadien est en ce moment en état de putréfaction. Les kalachnikovs du régime sont plus effarantes et meurtrières pour les non-opposants que pour les opposants. Ceux qui ne sont en rien concernés dans cette entreprise sont plus victimes. Ce sont les populations civiles, durement touchées sans égard de caractères organiques et d'âges.

Les enfants, les femmes, nos personnes âgées subissent régulièrement les olfactifs corporels et sont inexorablement terrifiés dans leur humanité morale, sans quoi toujours dans leur existence du moins dans leur inexistence complètement troublés. Le présent reste en eux et pour eux des massacres, des arrestations arbitraires. Cette ambiance de calvaire ou de gangstérisme plonge notre pays dans une situation alarmante. C’est dans cette couche gazeuse de saleté repoussante et d’atrocités généralisées que naissent, grandissent et prennent contact avec la vie nos enfants.

Partout à travers notre territoire, on apprend à ces enfants, les jeunes de demain, la haine infernale, la discrimination et la criminalité. Autour d'eux nos jeunes ne voient que cadavres, ossements. Ils n’entendent rien d’autres que les bruits d'armes. C'est ça la renaissance selon Idriss Deby et ses complices. C’est ainsi que le Tchad brûle : terre brûlante, pays de charniers, ciel pollué de sang, fleuves infectés de cadavres. Le cadavre de tout un peuple est étalé là, depuis 23 ans sur les marches de la civilisation. Et le monde dit civilisé, le monde des valeurs démocratiques se tait. Il est complice de la barbarie. Je ne sais pas comment rendre la criminalité haïssable au bellicisme ou belliciste Tchadien ? C’est à nous de relever ce défi d’humanisme.

Voilà pourquoi je dis à ceux qui ressassent sans cesse le passé : le Tchad n’a plus besoin de mouvements claniques, ayant comme seul projet de société quelques kalachnikovs. Le temps des révolutions claniques est révolu. Libérez vos esprits de l’idéologie de la haine. Les postures claniques, confessionnelles et les logiques individualistes, ces vieilles recettes des grottes d’Aramkolé ou de Bamina ne font plus recette. Elles ne peuvent  répondre aux enjeux et  objectifs actuels du Tchad. Seul, un grand rassemblement démocratique ; un engagement national désintéressé et conséquent qu’il revient à chacun de nous de mettre en œuvre avec sincérité, nous donnera une crédibilité, une force et une cohérence agissantes, indispensables à notre libération. Tournez le dos au passé clanique et inscrivez-vous dans un engagement national pour le Tchad.

 

Avec gravité, détermination, mais désintéressement, je m’y engage devant Dieu et devant le peuple tchadien à conduire ce mouvement national de libération contre la barbarie. Je suis donc résolu à contribuer à un tel processus, sur la base d’une ligne politique claire et responsable. Dans une opposition énergique, crédible et nationale pour une nouvelle espérance au Tchad. Je m’y engage au nom du peuple tchadien et pour le Tchad. Je vous appelle à ce rassemblement national contre la barbarie.

 

Que ce soit dans un processus politique ou par la force nous devons mettre fin aux souffrances de notre peuple. Nous le devons au Tchad, notre patrie bien aimée. Les Forces de Redressement et d’Actions Populaires (les FRAP) doivent assumer leurs responsabilités devant Dieu et devant la Nation. Le Tchad, notre pays, le mérite. Il mérite mieux que ce qu’on lui sert depuis un certain nombre d’années maintenant.

 

Pourquoi moi ? Vous allez vous poser la question. Eh bien la réponse est que je suis là et que je m’y étais engagé depuis me tendre jeunesse- Parce que la somme de mes expériences de vie me le prédestine. Et surtout parce que je suis prêt à ce sacrifice ultime pour mon pays.


Ce message je l’adresse en particulier à toi, jeunesse tchadienne. Où que tu te trouves, quelle qu’en soit ta déception,  je comprends ta désillusion. Cesse tes larmes et engage-toi pour la nouvelle espérance.

 

L’efficacité de ton engagement, doit être à la hauteur de ton choix pour ta liberté. Il ne s’agit pas de t’engager parce que c’est moi. Non. Engage-toi pour une idée, pour des valeurs auxquelles tu crois. Ce choix doit être celui de ton combat ultime pour la paix et les libertés. Le combat de ton  rêve, de ta passion. La défense de ton existence en tant qu’être humain, sur la terre de tes aïeux. Le combat de ton rêve, celui de construire et bâtir ensemble, notre pays dans ses frontières internationalement reconnues ; dans son intégrité territoriale de 1284000 km2. Ni plus, ni moins. Cet engagement ce sera le tien. Ton engagement pour des valeurs de solidarité, de justice, de respects des droits fondamentaux de l’homme et de la femme : le droit à la vie. Ce sera un engagement pour le Tchad, notre commun destin.

 

Ton engagement doit être celui du choix sans équivoque de la laïcité irrévocable pour notre pays qui doit se construire dans un état et une république démocratiques qui respecte les droits de la minorité et des femmes ; le choix d’un développement économique  au service de l’emploi et du bien-être de nos concitoyennes et concitoyens. Ton choix ce sera celui d’un présent heureux pour nous-mêmes, tous ensembles,  mais aussi celui d’un avenir radieux, plus heureux encore pour nos descendants. Je t’invite à t’investir avec passion et détermination dans ce rêve !

 

Oui, nous avons besoin d’un projet de société cohérente pour notre pays et nous ne pourrons le réaliser qu’avec toutes les forces progressistes de notre pays ; avec toutes les forces vives de notre pays, débarrassées de toutes idéologies de haine.

 

Refuser cette dynamique, ce serait renoncé à trouver une solution nationale à la crise sociale, économique et morale que connaît notre pays depuis un quart de siècle maintenant. Or, cet édifice Tchad doit être le patrimoine commun à léguer aux générations futures. C’est le sens de ce message humain de la construction nationale et de la dignité de l’homme tchadien que je t’adresse aujourd’hui.       

Mes chers compatriotes,

Toute vie perdue est une vie humaine, sans distinction. Une femme qui devient brutalement veuve, est un être humain qui a droit à une vie familiale heureuse. Les enfants innocents qui sont privés, du jour au lendemain, de soins et de l’affection de leurs parents sont les nôtres, qu’ils viennent de Mbaïbokoum, de Zoumri, de Bagasola ou d’Araz-Mangueïn. Ils nous imposent la plus haute responsabilité pour leur procurer une vie heureuse aujourd’hui et demain.

 

Nous n’atteindrons pas cet objectif si nous ne nous débarrassons pas de cette vermine installée à la tête de notre pays. De même, nous n’atteindrons pas ces buts si nous ne clarifions pas notre conception du combat politique qui nous engage. La crise morale et identitaire sans précédent que connaît en ce moment notre pays exige de nous un renouvellement total de la classe politique et des réponses éprouvées. La jeunesse tchadienne ne doit pas être otage en perpétuité de la vieille classe politique, sans renouvellement politique.


Nous devons aller à un engagement patriotique, militant et combatif, où chacun doit avoir sa place ; un renouvellement politique où la liberté de parole ne doit jamais porter atteinte à notre unité nationale ; où partout, l’exigence éthique s’appliquera à notre démocratie laïque et où sera réaffirmé avec force la laïcité irrévocable de notre Etat et République. Nous devons ouvrir les portes de notre engagement démocratique  à toutes les forces vives, syndicales et associatives de notre pays, pour qu’il redevienne un lieu privilégié de réflexions, d’échanges et de débats politiques consensuels, dans le respect de notre diversité culturelle et de nos opinions.                                                                                                                       
Sur la question majeure de notre vouloir vivre ensemble, nous n’avons pas le droit d’être ambigus. Je pense que l'échange avec ses convenances est essentiel entre les êtres humains. Il permet de lever les incompréhensions et les idées reçues et nous amène à mieux nous connaître pour s'apprécier et s'aider mutuellement. La réussite de la mission de l'être humain sur cette terre est liée inéluctablement à ce bon échange et à ce respect mutuel. Le Coran, de par son intemporalité et son universalité, a posé les bases d’un dialogue qui s’adresse à toutes les créatures. La Parole divine respecte les spécificités de chacun, en appelant à la reconnaissance mutuelle et en œuvrant par la sagesse, la douceur et la preuve argumentative, sans renier l’autre ni le mépriser et en mettant en avant l’amour du croyant pour toutes les créatures. Nous ne voulons ni de la Mecque, ni de Jérusalem, ni de Rome à N’Djamena. Notre foi nous suffit. Le Tchad est et restera un Etat et une République démocratique et irrévocablement laïque. Notre loi fondamentale issue de notre conférence nationale consacre la liberté de conscience pour tous les tchadiens. Nous devons respecter notre constitution. Les étrangers que nous accueillons chez nous doivent respecter nos lois et institution républicaines. C’est l’occasion ici pour moi de mettre en garde tous ceux qui foulent aux pieds les choix de liberté du peuple tchadien : ne réveillez pas le démon. Vous n’avez pas le monopole de la foi !

 

Notre objectif est de colmater notre jarre brisée. C’est un projet honorable, ambitieux et légitime ! Or, nous ne pouvons porter un tel projet de société que si nous bâtissons notre avenir sur des valeurs éthique et morale. Notre éducation nationale et notre école doivent être une éducation et une école créatrices de valeurs communes. Une population bien éduquée, instruite, en bonne santé et qui mange à sa faim. Tel est l’objectif majeur de notre engagement pour le Tchad.

 

Une vie politique saine basée sur des principes éprouvés de justice et de démocratie ; animée par des formations politiques qui se reconnaissent durablement dans des valeurs communes du mieux vivre ensemble. Donner à notre jeunesse les moyens de mettre à l’épreuve son génie créateur. Tels sont aussi  nos objectifs de premier plan dans notre rêve de construire le Tchad. C’est pourquoi, dès que l’occasion nous en sera donnée, nous inscrirons dans notre constitution « l’égalité de chance » comme droit constitutionnel pour chaque citoyen tchadien. Cela nous permettra de jeter les bases de la construction nationale.    

Notre responsabilité collective et individuelle doit être engagée sur ces points. Elle est dédiée aujourd’hui aux attentes aux souffrances des tchadiennes et tchadiens.    
Je ne prends pas rendez-vous seulement avec des militantes et militants du Rdpl, mais avec l’ensemble du peuple tchadien, en particulier avec la jeunesse tchadienne. L’enjeu est plus large et de taille puisqu’il s’agit de donner au Tchad la nouvelle espérance. Donner à notre pays, à notre peuple, la force de croire au changement pour le mettre en œuvre le moment venu. Soyons conscients de ce défi. Soyons-en dignes. Pour ma part, je vous pends en témoins. Je m’y engage de toute mon âme, de toutes mes forces et avec toute votre aide, votre engagement.

 

Vive le Tchad.

 

Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Politique
commenter cet article
3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 06:06

400_F_7639727_cykep8FeqqznYa9cEWxhxkzSXODvrJDK.jpgCONSEIL PATRIOTIQUE DES FORCES POUR LE CHANGEMENT (CPFC)
Communiqué n°1
- Vu la déclaration du 01 janvier 2004 portant création du Front Populaire pour la Renaissance Nationale (FPRN) ;
- Vu la décision du 01 janvier 2004 portant désignation des membres du Conseil de Coordination ;
- Vu la décision du 17 Novembre 2012 portant réorganisation du Conseil de Coordination ;
- Vu la déclaration du 12 mars 2008 portant création de L’Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD) ;
- Vu les résolutions de la réunion élargie du 31 juillet 2008 relatives à l’adoption des statuts et règlements intérieurs de l’UFCD ;
- Vu la décision N°10/UFCD/2008 /portant désignation des membres du conseil supérieur de commandement ;
- Vu la décision N°11/UFCD/CSC/2008 portant désignation des membres du Bureau Exécutif National ;
Après une large concertation entre les différents organes politiques et militaires, le FPRN et l’UFCD décident de :
1- Unir politiquement et militairement leurs structures pour poursuivre le combat pour le changement démocratique au Tchad ;
2- Respecter tous les engagements antérieurs dans le cadre de cette fusion ;
3- Dénommer le mouvement unique : Conseil Patriotique des Forces pour le Changement (CPFC).
4- Designer Mr Alio Abdoulaye Ibrahim comme coordinateur du CPFC.
5- S’ouvrir à toutes les organisations et personnalités convaincues par la lutte pour le changement au Tchad.
6- Militer pour un dialogue inclusif qui doit conduire le pays vers un changement démocratique et une paix durable.
7- A défaut d’un dialogue inclusif, œuvrer pour l’unité des forces politico-militaires Tchadiennes afin de rendre possible le changement afin d’instaurer la paix et la démocratie.
La liste des membres des organes politiques et militaires du CPFC sera publiée ultérieurement.

Fait le 09/07/2013

Le coordinateur : Alio Abdoulaye Ibrahim

Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Politique
commenter cet article
4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 11:39

5400197.jpg"Sur le terrain, nous découvrons littéralement une organisation industrielle du terrorisme", affirme le chef d'état-major des armée, Edouard Guillaud.

 

Abdelhamid Abou Zeid – ci-dessus sur une photo diffusée en décembre 2012 par Sahara Media – l'un des principaux chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), serait mort, avec 40 autres islamistes, dans le nord du Mali, a annoncé la TV privée algérienne Ennahar TV, le 28 février 2013. Une annonce "à prendre au conditionnel", selon la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, en l'absence de "confirmation officielle". Des tests ADN en cours doivent permettre d'attester, ou non, de ce décès. (AFP PHOTO / SAHARA MEDIA)

 

Le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud affirme, lundi 4 mars, qu'une "organisation industrielle du terrorisme" avait été découverte au nord-est du Mali où Français et tchadiens sont en train de "casser les reins" d'Aqmi et où le chef djihadiste Abou Zeid est probablement mort.

Edouard Guillaud affirme ne "pas savoir où se trouvent les otages" tout en ajoutant qu'ils ne sont pas à l'endroit où les forces militaires "frappent".

 

La "probable" mort d'Abou Zeid

Comme on lui demandait, sur Europe 1, s'il pouvait confirmer que le chef djihadiste Abdelhamid Abou Zeid était mort, comme l'a annoncé N'Djamena,  Edouard Guillaud répond : "C'est probable, mais ce n'est que probable, nous ne pouvons avoir de certitude pour l'instant, parce que nous n'avons pas récupéré le corps".

Concernant l'autre chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar, également donné pour mort par les Tchadiens, le chef d'état-major des armées réplique : "Je suis d'une extrême prudence".

Y a-t-il d'autres chefs ? "Il y a en a au moins un, celui qu'on appelle l'émir du grand Sahara et d'autres qui sont les patrons de la logistique", assure l'amiral Guillaud.

 

"Sur le terrain, nous découvrons littéralement une organisation industrielle du terrorisme", poursuit l'amiral, citant "plus d'une cinquantaine de caches dans des maisons, des hangars ou des grottes", "plus d'une dizaine d'ateliers de fabrication y compris de bombes dans l'un des ateliers", "vingt bombes artisanales en cours de fabrication simultanément".

"Ceci montre que cela dépasse l'Adrar des Ifoghas, le Mali, même le Sahel, c'était expansionniste", insiste-t-il.

"Nous avons nettoyé l'une des vallées, une vallée principale dans laquelle aussi bien les forces tchadiennes que les forces françaises avaient pénétré il y a une dizaine de jours", détaille Edouard Guillaud l'officier. "Nous avons fait notre jonction avec les Tchadiens hier, nous continuons à fouiller, nous avons fouillé toute la nuit et à partir d'aujourd'hui nous allons continuer sur les autres vallées".

"Nous sommes en train de casser les reins d'Al Qaïda au Maghreb islamiste et ça, c'était bien l'objectif tel qu'il nous avait été fixé par le président de la République", assure le chef d'état-major. Ce qui signifie "aussi bien casser leur système logistique" qu'"éliminer leur têtes de réseaux".

Convié à évaluer le nombre des combattants djihadistes dans la zone des combats, l'amiral Edouard Guillaud répond : "quelques centaines tout au plus. Quand nous sommes intervenus le 11 janvier nous estimions qu'il y avait entre 1.200 et 1.500 combattants dans l'ensemble du nord Mali, nous pensons qu'aujourd'hui un gros quart se retrouve dans l'Adrar des Ifoghas".

 

Repost 0
Published by Rdpl, mieux vivre-ensemble - dans Politique
commenter cet article

Présentation

  • : RDPL, Mieux Vivre-Ensemble
  • RDPL, Mieux Vivre-Ensemble
  • : Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!
  • Contact

Young-black« Nous voulons être délivrés. Celui qui donne un coup de pioche veut connaitre un sens à son coup de pioche. Et le coup de pioche du bagnard, qui humilie le bagnard, n’est point le même que le coup de pioche du prospecteur, qui grandit le prospecteur. Le bagne ne réside point là où les coups de pioche sont donnés… » ANTOINE de Saint-Exupéry, in TERRE DES HOMMES.

 

284215_1905906284433_1145065966_31634001_2909666_n.jpg



Rechercher