Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!
Une voiture brûlée dans une rue de Ndjamena, le 3 février 2008.
(Photo : AFP)
On voit des gens qui fuient vers le sud, donc vers le Cameroun, vers l’est et vers le nord aussi. Parfois, ils partent à pied. Les chanceux partent avec des véhicules bourrés de tout ce qu’ils peuvent mettre à l’intérieur : des matelas, du matériel de cuisine, etc. C’est vraiment une sorte d’exode auquel on assiste. On peut également voir des gens circulant à pied, en évitant évidemment les zones où il y a les militaires.
Les réfugiés tchadiens arrivent par dizaines de milliers. « C'est un flot ininterrompu, un véritable exode » écouter 2 min 08 sec
04/02/2008 par Emmanuel D'Abzac
La plupart des boutiques sont toujours fermées. Les habitants réclament de la nourriture puisqu’ils ont été enfermés plusieurs jours dans leur maison, Les quartiers étaient bouclés. Une impression de pénurie peu à peu va s’installer dans la capitale, si des biens de première nécessite ne reviennent pas.
Il y a aussi évidemment des pillages massifs, notamment dans les quartiers d’expatriés, mais aussi dans les quartiers où résident les hauts fonctionnaires. On aperçoit des groupes de pilleurs, maison après maison, ressortir avec tout ce qu’ils trouvent, des meubles, des matelas, du papier, etc.
Il y a aussi de nombreux véhicules endommagés. Par ailleurs, la maison d’arrêt de Ndjamena a été forcée et les murs sont criblés d’impacts de tirs. Les prisonniers auraient pris la clef des champs.