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«On est toujours plus populaire avant d'être réellement aux commandes» a affirmé le candidat démocrate à la Maison-Blanche au premier ministre britannique, en chute libre dans les sondages.
S'exprimant devant le 10, Downing Street à l'issue de deux heures d'entretiens, Barack Obama a tenté de consoler Gordon Brown, dont la popularité est en chute libre. «On est toujours plus populaire avant d'être rééllement aux commandes. Une fois que c'est vous le responsable, vous faites forcément des mécontents», a-t-il noté, se gardant bien pour autant de donner des conseils à son hôte.
Tenant à une stricte neutralité dans l'élection présidentielle américaine, le premier ministre britannique, Gordon Brown, ne s'est toutefois pas exprimé publiquement en compagnie du sénateur de l'Illinois et l'a laissé répondre seul aux questions de la presse. Le candidat républicain à la présidentielle de novembre John McCain avait été traité de la même manière lors de sa visite en mars.
Les deux hommes ont fait quelques pas dans les jardins de la résidence du chef de gouvernement et se sont surtout entretenus de l'Afghanistan, une des priorités du sénateur pendant cette tournée européenne. Soulignant la «gratitude» du peuple américain pour l'aide apportée par les Britanniques, Barack Obama a évoqué un nécessaire «partage du fardeau».
«Nous avons traversé ensemble deux guerres mondiales, nous parlons la même langue, nous croyons tous deux à l'Etat de droit et au respect de la loi», a déclaré le sénateur de l'Illinois au cours de la conférence de presse. «Il y a en Amérique une affection profonde pour le peuple britannique et une fascination pour tout ce qui est britannique, qui n'est pas près de disparaître», a-t-il insisté, interrogé sur l'état des relations entre les deux pays.
L'Américain a une nouvelle fois scandé que, pour lui, les problèmes du monde et aussi ceux de l'Amérique seraient résolus plus efficacement «si nous avons des partenaires forts à l'étranger». Il a cependant admis que, en dépit de la popularité dont il jouit à l'étranger, sa tournée internationale pourrait momentanément l'handicaper dans les sondages pour l'élection présidentielle de novembre.
La visite du candidat démocrate en Grande-Bretagne s'est déroulée dans la sobriété, tout comme son étape française, en contraste avec Berlin et les 200.000 personnes venues écouter son discours.