Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!

Publicité

Droits de l’Homme : L’imposture des justiciers - DL

Les intellectuels de tout bord et prétentions pérorent sur l’impact de la justice internationale et sa croisade contre les chefs d’Etas africains. Scepticisme et atermoiements ponctuent leurs  réflexions sur la « complicité criminelle » au Soudan et la grande littérature des droits de l’Homme sur le continent africain.  La posture et la « malheureuse conviction  »  de  Alexandre Papa Faye trahit les convictions profondes de ce « journaliste et spécialiste des droits de l’Homme » qui depuis la Belgique surfe sur son fond de commerce : Les droits de l’Homme en Afrique.

Construits autour de deux arguments principaux, la conviction de notre cher confrère évoque l’impossible inculpation du président El- Béchir « tant qu’il sera encore au pouvoir au Tchad(Dixit). » Une erreur. Soit. Alexandre Papa Faye épilogue sans grande pertinence sur la solidarité et la complicité criminelle des autres chefs d’Etat africains qui, selon lui, feront front autour du président soudanais. Argument pour contre argument, Faye campe sa réflexion avec le principe qui stipule qu’aucun chef d’Etat, Premier Ministre ou Chef de la diplomatie ne soit poursuivi alors qu’il s sont encore dans l’exercice de leurs hautes et délicates fonctions. L’effigie de Robert Mugabe est de ce fait exhibée comme l’illustration palpable des violations des droits de l’Homme. Alexandre Papa Faye tombé sous le prisme accablant des médias occidentaux. Mugabe dictateur attaché au pouvoir, c’est l’idéologie qui est véhiculée en filigrane sur les « grands reportages » des chaînes de télévisions occidentaux. Les lumières des projecteurs sont portés sur les exactions et autres dérives de Harare. La  censure est faite sur les copulations antinationalistes de l’opposant  Morgan Tsvangirai  qui pactise dans l’ombre avec les puissances britanniques et américaines.

Il est vrai qu’une flore particulière de chef d’Etat germe depuis près d’un quart de siècle dans les républiques monarchiques. Mais de ce constat, il est difficile d’établir une corrélation sur les mandats d’arrêts initiés par la justice internationale. Les incantations et autres concerts de hiboux dirigés contre El Béchir ne reflètent pas toute la complexité de la crise du Darfour.  En février 2004, pour répondre à l'émergence d'un mouvement de guérilla au Darfour, le gouvernement soudanais dépêchait des milices sur place. La communauté internationale parle d'un génocide. Une levée de bouclier qui cache deux réalités. D’un côté, il ya l’agitation et la gourmande convoitise des puissances occidentales qui veulent s’accaparer les potentiels gisements de pétrole qui sommeillent dans les profondeurs de l’Ouest Soudan. « Les États-Unis sont très inquiets à propos du monopole des Français, des Chinois et autres Asiatiques sur le pétrole soudanais... » A-t-on entendu dire sur les ondes de la BBC le 27 octobre 2007. Notre spécialiste en droits de l’Homme n’a pas tout le bagage pour lire sur le dossier du Soudan l’enjeu pétrolier. Deuxième axe de lecture, l’ingérence de N’djamena dans la crise interne au Soudan. Superposition d’intérêts financiers et instrumentalisation des groupes rebelles soudanais, la crise du Darfour devient un cocktail explosif. Idriss Deby offre une base stratégique et des enveloppes financières conséquentes au Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE). Autour des têtes réclamées de Mugabe, El Béchir, Habré…, il se joue plus que la préoccupation des droits de l’Homme. Radovan Karadzic est tombé après plus d’une décennie de cavale  dans les filets de la justice internationale parce qu’il ne remplit plus les intérêts financiers des acteurs de la crise serbe. Les chefs d’Etat africains ne sont pas dupes lorsqu’ils parlent d’une « justice à deux vitesses. » Ils savent, pour être les parapheurs des contrats d’exploitation des ressources du continent  que  la Chine et les Etats-Unis s’affrontent farouchement pour le contrôle exclusif des ressources de l’Afrique. Les foudres du très médiatique procureur Luis Moreno Ocampo dirigés expressément contre certains dirigeants africains visent à sanctionner des faibles et régler des comptes à des protégés qui affichent des tendances à l’émancipation.

Les foudres punitives de la Cour Pénale peuvent être lancées contre le président américain ? Comme le Soudan, les Etats-Unis n’ont pas ratifiés la charte de Rome La Cour Pénale Internationale est un « machin » instrumentalisé, manipulé et politisé. 

Les intellectuels africains doivent restés lucides et vigilants dans le débat sur la justice internationale qui prend du volume dans tous les grands forums. Sous les capes de justiciers occidentaux, défenseurs des droits des africains, se cachent de sombres appétits pour les ressources et les bases stratégiques du contient.

 

Par D.L de N’djamena-matin

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Bonjour. Véritablement votre site est le meilleur de tous ce que j'ai pu voir jusque-là. Meilleure présentation et meilleur contenu. Bravo
Répondre