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Le président soudanais Omar Hassan al Bachir Credit photo: France 24
KHARTOUM, 4 août (Reuters) - L'inculpation du président soudanais Omar Hassan al Bachir par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Darfour ne fait que "mettre de l'huile sur le feu", a estimé lundi l'Union africaine.
Jean Ping, président de la Commission de l'UA, a rencontré Bachir dans la journée à Khartoum et a demandé au Conseil de sécurité de l'Onu de suspendre l'enquête sur le président soudanais tant que se poursuivent les efforts de paix.
"Alors que nous essayons d'éteindre l'incendie ici avec nos soldats, nous ne comprenons pas qu'on choisisse ce moment pour mettre de l'huile sur le feu", a déclaré Ping aux journalistes après son entretien avec Bachir.
A l'adresse de la CPI, il a lancé: "vous vous occupez de gens qui sont morts, nous nous occupons de gens qui sont toujours en vie. Vous devez tenir compte non seulement du problème de la justice, mais aussi de celui de la paix."
Les pays africains ont dit craindre que les poursuites contre le président soudanais ne mettent en péril les efforts de paix au Soudan.
Bachir a été inculpé par le procureur général de la CPI, Luis Moreno Ocampo, qui l'accuse d'être directement responsable de la mort de 35.000 personnes et d'avoir causé la "mort lente" d'au moins 100.000 des 2,5 millions de personnes déplacées depuis 2003 dans le conflit du Darfour, région de l'ouest du Soudan.