Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!

On peut dire que le propos, au minimum, consiste à relativiser de nouveau l’importance de la Shoah ; au maximum, à remettre en doute l’existence même des chambres à gaz, c’est-à-dire l’organisation rationalisée de la Solution finale. La nouveauté, cette fois-ci, est que sa fille Marine Le Pen, qui apparaît de plus en plus comme le personnage-clef de la succession de Jean-Marie Le Pen, réagit en s’opposant clairement aux déclarations de son père. Elle a déclaré vendredi qu’elle ne "partageait" pas la "vision" de son père sur les chambres à gaz.
La réponse du secrétaire général du FN, Louis Aliot, est également très intéressante : "Les propos de Jean-Marie Le Pen n’engagent pas le Front National. Ils ne constituent en aucun cas une ligne politique."
En effet, elle met en place d’une manière assez forte, une rupture entre Jean-Marie Le Pen lui-même et le Front national. Un pas de plus dans le processus de succession au sein du parti d’extrême-droite. Deux conclusions peuvent en être tirées : Le FN, bien qu’en crise électorale depuis l’avènement de Sarkozy, a devant lui une épreuve essentielle à surmonter : survivre à l’existence politique de son leader-créateur, ce n’est qu’à ce prix qu’une formation peut légitimement s’intituler parti politique. Simple à exprimer, cette réalité est certainement difficile à mettre en place dans une organisation où la croyance dans la personne du président est centrale !
Voilà une question qui mérite d’être posée et réfléchie. En tout cas, si la réponse devait être positive, il s’agirait d’un véritable aggiornamento de l’extrême-droite française… et de notre système politique.