Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!
Sarah Palin, la colistière de John McCain, a réussi son premier examen national, mercredi, devant les délégués de la Convention républicaine, à Saint Paul, Minnesota. La presse saluait sa performance, même si le vrai test ne commencera que dans quelques jours, quand elle ne pourra plus compter sur les discours écrits par d’anciens conseillers de la Maison Blanche et qu’elle devra affronter les questions des journalistes et des électeurs. Reste qu’elle a convaincu la base du parti qu’elle est le bon choix sur le ticket républicain alors que, depuis quatre jours, elle fait la une des journaux en raison de sa maigre expérience politique, de la grossesse hors mariage de sa fille de 17 ans et des accusations d’abus de pouvoir dont elle est l’objet en Alaska. Palin s’est présentée à la fois comme une réformatrice, s’alignant sur l’image de franc-tireur de McCain, prônant moins d’Etat et moins d’impôts, et comme une mère ordinaire d’une petite ville ordinaire, une main tendue aux indépendants et aux partisans d’Hillary Clinton, encore indécis. A ces derniers, elle dit : «Je suis une "hockey mom"», version banquise des «soccer moms» des années 90 électrices de Bill Clinton, ces mères de banlieues gérant enfants, famille et travaillant pour un deuxième salaire. Pas certain cependant que cette chasseuse de caribou fasse mouche auprès des femmes. Dans le premier sondage effectué depuis le choix de Palin par McCain, Barack Obama mène de 14 points auprès des électrices. Passé la présentation de sa famille, Sarah Palin a endossé le rôle usuellement dévolu aux colistiers : chien d’attaque. Elle a même forcé le trait : «Vous connaissez la différence entre une "hockey mom" et un pitbull ? Le rouge à lèvres !»«En l’écoutant parler, il est facile d’oublier que c’est un homme qui a signé deux mémoires mais pas une seule loi importante.» Après ces attaques en règle, de nombreux délégués ne cachaient pas leur soulagement. A Saint Paul on craignait que les «affaires» Palin ne fassent sérieusement dérailler la convention. Le pire semble avoir évité. Rugissements dans la salle. Et de lancer des flèches contre Barack Obama, sur un ton souvent railleur :