Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!
| Le pays va mal « Oui, notre bateau est entrain de couler. Là, sous nos yeux. Et nous ne faisons rien pour l’en empêcher. Chacun de nous est en mesure de faire quelque là où il/elle se trouve pour sauver notre jarre, avant qu’il ne soit trop tard ! Oui il sera trop tard, lorsque le dernier puits du pétrole tarira ; il sera trop tard lorsque le dernier quintal d’uranium de la bande d’Aouzou sera extrait ; il sera trop tard lorsque les derniers hectares de nos sols seront attribués par Décret en vue d’exploration minière; il sera trop tard lorsque le dernier milliard de franc CFA sera détourné ; il sera trop tard lorsque la dernière goûte d’eau tarira du lac Tchad; il sera trop tard lorsque la dernière gazelle du parc de Zakouma sera tuée; il sera trop tard lorsque le dernier quarrât d’or du Chute Gautio (Mayo-Kebbi) sera extrait et vendu ; il sera trop tard lorsque le dernier palmier de nos belles palmeraies du BET et nos gommiers arabiques mourront asséchés ; il sera trop tard lorsqu’aucune institution internationale, aucun investisseur étranger ou national ne nous fera plus confiance ; il sera trop tard et alors, alors seulement, nous comprendront que, par notre comportement irresponsable ; notre égoïsme cruel , nous avons réussit à détruire le plus beau cadeau que Dieu nous ait donné : le Tchad, vaste et riche. Il sera trop tard en ce moment-là! Oui, trop tard, trop tard en effet ! », Extrait de : Le pays va mal, publié le 25 août 2008 sur http://rdpl.over-blog.com. |

LIBREVILLE (AFP) — Mahamat Nouri, principal chef rebelle du Tchad, a affirmé mercredi que le président Idriss Deby "détourne l'argent du pétrole" tandis que "la population paie", réagissant à la décision de la Banque mondiale (BM) de supprimer son aide à l'infrastructure pétrolière tchadienne.
"Idriss Deby n'a respecté aucun engagement avec la Banque (mondiale). Détournement, pillage de l'argent du pétrole, utilisation à des fins militaires (...). Tout cela a contraint la Banque à se retirer", a déclaré à l'AFP le général Nouri, qui avait dirigé l'attaque rebelle sur N'Djamena en février, joint par téléphone satellitaire depuis Libreville.
"La population paie depuis longtemps les détournements du clan Deby et l'utilisation de l'argent à des fins militaires. Le clan a des comptes à l'étranger, ils ont acheté des villas en Afrique du Sud, en Europe", a ajouté le chef rebelle.
Mahamat Nouri estime par ailleurs que "la Banque mondiale a tenté de sauver son image".
Interrogé sur une responsabilité de la rébellion et de ses fréquentes attaques dans la hausse des dépenses militaires de l'Etat tchadien, le général Nouri a répondu: "Il y a une rébellion parce qu'il y a une mauvais gouvernance, et la révolte des Tchadiens, c'est celle-là".
De son côté, Abderraman Koulamallah, responsable rebelle de l'Union démocratique pour le changement (UDC), a affirmé: "Pour que cela (la guerre entre les rebelles et le gouvernement, ndlr) s'arrête, il suffit de mettre en route un bon processus de réconciliation. Nous y sommes prêts. L'Alliance nationale est toujours disposée à trouver un accord juste pour arrêter la guerre. C'est contraints et forcés que nous la faisons".
Le rebelle, qui avait également participé à l'attaque de février, estime que "la Banque mondiale ne pouvait continuer à tolérer une gestion calamiteuse par N'Djamena des fonds pétroliers, principale richesse naturelle du pays, à des fins militaires". "Ces fonds auraient dû être destinés à des opérations prioritaires comme la santé et l'éducation", rappelle-t-il.
La BM a mis fin mardi à son accord d'aide au développement des infrastructures pétrolières du Tchad, celui-ci ne respectant pas, selon, elle ses engagements en matière de réduction de la pauvreté.
Normalement, le Tchad, producteur depuis 2003 de pétrole qui lui a rapporté environ un milliard de dollars en 2007, devait consacrer 70% de ses revenus issus de l'or noir à des programmes de réduction de la pauvreté, à l'éducation et à la santé.