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Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!

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Les votations au PSF: les chaussettes mises à contribution.

Ont voté!
Résultats: le PS menace de laver son linge sale au tribunal


Dimanche, la suspicion règne toujours au parti socialiste sur les résultats du scrutin de vendredi. Les camps de Martine Aubry et de Ségolène Royal, qui exige toujours un nouveau vote, menacent de régler leurs différends devant la justice.

Une amère bataille de chiffres, assortie de menaces de recours en justice, a fait rage dimanche entre les camps Aubry et Royal, la première étant donnée victorieuse d'un cheveu dans la course à la direction du PS, ce que conteste la seconde en réclamant un nouveau vote.

Ces disputes se sont amplifiées à la veille de la réunion lundi d'une commission ad hoc, sorte de "tribunal administratif" interne au PS, qui doit passer au crible ces contentieux symboliques d'un parti profondément divisé.


Elle aussi a voté

Partisan de Ségolène Royal, le député-maire d'Evry Manuel Valls a dénoncé "des irrégularités, de la triche" dans le Nord, fief de Martine Aubry, et menacé de porter plainte en justice. Les proches de la maire de Lille veullent l'attaquer en diffamation.

"Les disputes sur les résultats sont de mise après toute consultation", observait dimanche un responsable socialiste qui, dans cet entre-deux, préférait garder l'anonymat. "Mais évidemment, l'enjeu est inédit".

Il est en effet rien moins que devenir, pendant trois ans, la patronne du premier parti d'opposition et l'armer pour la présidentielle, perdue trois fois de suite par le parti.

Selon un décompte proclamé samedi par la direction, à l'issue d'une nuit de bruit et de rumeur, la maire de Lille a devancé l'ex-candidate à la présidentielle de 42 voix, sur 134.784 suffrages exprimés. Soit 0,03%.

Samedi, les deux camps évoquaient tricheries ou erreurs ayant, selon eux, faussé le scrutin. Dimanche, des royalistes - Manuel Valls sur Canal +, Vincent Peillon sur RCJ - ont réclamé un troisième tour "incontestable".


Dimanche, dans cette configuration où chaque voix pèse lourd, ces accusations se sont poursuivies.

Lieutenant de Mme Royal, M. Valls a pointé sur Canal + "des irrégularités, de la triche" dans le Nord, assurant que son équipe allait demander raison à la justice. Le PS de Lille - fief de Mme Aubry - annonçait en retour une plainte en diffamation contre le député-maire d'Evry.

"Il faut qu'il arrête", qu'il "fasse confiance à son parti", a argumenté François Lamy, bras droit Mme Aubry.

Parmi les litiges dénoncés, le plus spectaculaire a été, en Gironde, une mauvaise retranscription au détriment de Martine Aubry, selon son mandataire. L'erreur a été rectifiée d'un commun accord, selon le PS local.

De Guadeloupe, Moselle, Nouvelle-Calédonie, de Lille sont aussi venues des dénonciations d'"anomalies", des demandes croisées de corrections.

C'est à la "commission de récolement" (terme utilisé pour les inventaires d'huissier...) qu'il revient de passer en revue ces procès-verbaux.

Dirigée par le député Daniel Vaillant, un proche de Lionel Jospin, avec pour rapporteur Philippe Bonnefoy ("un nom qui garantit", s'amuse un cacique), elle se réunit lundi à 9 heures pour un long chantier qui pourrait se prolonger mardi, avant le Conseil national décisionnel.

La commission comprend trois mandataires de chaque camp, avec, en observateur, un représentant de l'eurodéputé Benoît Hamon, éliminé du second tour.

Oh là-là, la France

Un fin connaisseur du PS prédit que les problèmes pourraient venir des petites fédérations, le ménage ayant été fait, à ses yeux, dans les très grosses naguère accusées de libertés avec les listes électorales et les urnes.

La commission adressera un rapport au conseil national qui prendra sa décision sur la base de chiffres définitifs.

Des voix au PS se sont élevées pour déplorer les dommages infligés par ces querelles à tout le parti.

Numéro un de l'UMP, Patrick Devedjian a pointé pour sa part une "image désastreuse de la démocratie".

Après ce "débat arithmétique", il faudra bien en revenir au "débat politique", affirme un haut responsable. Sous-entendu: pour ressouder et gouverner un parti scindé en deux blocs hostiles. "Les deux protagonistes ne semblent pas dans cet état d'esprit", observe, en forme de litote, un député PS.

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