Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!
Le Dalaï Lama et Nicolas Sarkozy, samedi à Gdansk. «C’est notre tradition» lance le Dalaï Lama en passant autour du cou de Nicolas Sarkozy un kata, cette longue écharpe blanche de bienvenue. C’est l’image que Pékin ne voulait pas voir. Après bien des tergiversations par crainte de froisser les Chinois, le rendez-vous avec le chef spirituel tibétain a donc bien eu lieu, en catimini, dans un lieu des plus improblables. Dans un petit salon du Philharmonique de Gdansk, en nord de la Pologne, les deux hommes
vont passer une demi-heure en tête, avec une interprète pour seul témoin.
A sa sortie, le président français la joue zen pour chercher à amortir la photo. «Ça c’est très bien passé. Le Dalaï Lama m’a indiqué combien il a soutenu mon voyage à Pékin à l’occasion des JO (…) Il ne demande pas l’indépendance du Tibet. Je lui ai dit l’importance que j’accordais à la poursuite du dialogue entre lui et les autorités chinoises.»
Voix grave, l’air concentré, le président français cherche l’apaisement: «Il faut gérer tout cela avec calme, sérénité et sur le long terme». Pour donner des gages à Pékin, il avait indiqué un peu plus tôt dans la journée qu’il «n’y a qu’une seule Chine et que le Tibet en fait partie».
Fin de la corvée tibétaine pour le président du pays des droits de l’Homme: l’Elysée a déjà en tête une prochaine rencontre avec les dignitaires chinois pour tenter de mettre fin à six mois de crise et de nouvelles menaces de boycott des produits français.
Gdansk envoyé spécial
Antoine Guiral