Droits de l'homme : Kouchner dit ne pas viser Yade
NOUVELOBS.COM
Le ministre des Affaires étrangères explique que ses déclarations au Parisien, dans lequel il estime que la création d'un secrétariat d'Etat aux droits de l'homme est "une erreur", concernent la fonction, et non la titulaire du poste.
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Pour Bernard Kouchner, "diriger un pays éloigne évidemment d'un certain angélisme"
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a expliqué mercredi 10 décembre que ses déclarations estimant que la création d'un secrétariat d'Etat aux droits de l'Homme avait été une "erreur" ne visaient absolument pas Rama Yade, en charge de cette fonction.
"J'ai simplement dit mon opinion, et surtout mon opinion favorable à l'action de Rama Yade, encore la semaine prochaine sur la violence faite aux femmes, sur les enfants soldats, sur beaucoup de choses", a indiqué Bernard Kouchner à la presse après un Conseil des ministres.
"Simplement c'est ambigu, c'est tout. Et comme c'est moi qui l'ai proposé, je fais amende honorable sur le fond, pas sur Rama Yade, que j'aime et que je respecte et dont je respecte le travail", a-t-il conclu
"Je pense que j'ai eu tort de demander un secrétariat d'Etat aux droits de l'homme. C'est une erreur", avait déclare le ministre français des Affaires étrangères dans un entretien publié dans l'édition de mercredi du Parisien à l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Bernard Kouchner a précisé qu'il parlait "de la structure, pas des personnalités" et donc pas de Rama Yade, la titulaire du poste, "qui a fait, avec talent, ce qu'elle a pu."
"Diriger un pays éloigne évidemment d'un certain angélisme"
"Il y a contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un Etat, même en France", explique-t-il dans le journal.
"Cette contradiction peut être féconde mais fallait-il lui donner un caractère gouvernemental en créant ce secrétariat d'Etat ? Je ne le crois plus et c'est une erreur de ma part de l'avoir proposé au président", Nicolas Sarkozy, ajoute Bernard Kouchner.
Pour le ministre, "l'important, c'est d'agir" tout en sachant qu'on "ne peut pas diriger la politique extérieure d'un pays uniquement en fonction des droits de l'homme. Diriger un pays éloigne évidemment d'un certain angélisme."
Bernard Kouchner et Rama Yade doivent se retrouver mercredi soir au palais de Chaillot pour une cérémonie pour célébrer le 60e anniversaire de la déclaration adoptée en 1948 à Paris.
"En dix-huit mois, j'ai fait beaucoup de choses"
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade estime de son côté avoir "fait beaucoup de choses" depuis sa nomination.
"En dix-huit mois, j'ai fait beaucoup de choses", a-t-elle déclaré au quotidien Métro de mercredi, énumérant les différents chantiers auxquels elle s'est attaquée depuis qu'elle occupe cette fonction.
"J'ai par exemple fait adopter par l'Union européenne un projet de lignes directrices contre les violences faites aux femmes", dit-elle.
"J'ai également fait rallier dix-sept pays à la cause des enfants soldats pour que des mesures concrètes y soient prises contre leur recrutement", dit Rama Yade dans des propos tenus avant que soient connues les déclarations de Bernard Kouchner.
"A la fin du mois, je vais lancer à l'ONU un appel universel pour la dépénalisation de l'homosexualité. Une soixantaine d'Etats vont nous rejoindre", a-t-elle ajouté.
"Tous ces chantiers en si peu de temps ont permis à la France de montrer son rôle leader sur la question des droits de l'Homme et d'être suivie par d'autres Etats", a-t-elle dit. (avec Reuters)
"J'ai simplement dit mon opinion, et surtout mon opinion favorable à l'action de Rama Yade, encore la semaine prochaine sur la violence faite aux femmes, sur les enfants soldats, sur beaucoup de choses", a indiqué Bernard Kouchner à la presse après un Conseil des ministres.
"Simplement c'est ambigu, c'est tout. Et comme c'est moi qui l'ai proposé, je fais amende honorable sur le fond, pas sur Rama Yade, que j'aime et que je respecte et dont je respecte le travail", a-t-il conclu
"Je pense que j'ai eu tort de demander un secrétariat d'Etat aux droits de l'homme. C'est une erreur", avait déclare le ministre français des Affaires étrangères dans un entretien publié dans l'édition de mercredi du Parisien à l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Bernard Kouchner a précisé qu'il parlait "de la structure, pas des personnalités" et donc pas de Rama Yade, la titulaire du poste, "qui a fait, avec talent, ce qu'elle a pu."
"Diriger un pays éloigne évidemment d'un certain angélisme"
"Il y a contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un Etat, même en France", explique-t-il dans le journal.
"Cette contradiction peut être féconde mais fallait-il lui donner un caractère gouvernemental en créant ce secrétariat d'Etat ? Je ne le crois plus et c'est une erreur de ma part de l'avoir proposé au président", Nicolas Sarkozy, ajoute Bernard Kouchner.
Pour le ministre, "l'important, c'est d'agir" tout en sachant qu'on "ne peut pas diriger la politique extérieure d'un pays uniquement en fonction des droits de l'homme. Diriger un pays éloigne évidemment d'un certain angélisme."
Bernard Kouchner et Rama Yade doivent se retrouver mercredi soir au palais de Chaillot pour une cérémonie pour célébrer le 60e anniversaire de la déclaration adoptée en 1948 à Paris.
"En dix-huit mois, j'ai fait beaucoup de choses"
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade estime de son côté avoir "fait beaucoup de choses" depuis sa nomination.
"En dix-huit mois, j'ai fait beaucoup de choses", a-t-elle déclaré au quotidien Métro de mercredi, énumérant les différents chantiers auxquels elle s'est attaquée depuis qu'elle occupe cette fonction.
"J'ai par exemple fait adopter par l'Union européenne un projet de lignes directrices contre les violences faites aux femmes", dit-elle.
"J'ai également fait rallier dix-sept pays à la cause des enfants soldats pour que des mesures concrètes y soient prises contre leur recrutement", dit Rama Yade dans des propos tenus avant que soient connues les déclarations de Bernard Kouchner.
"A la fin du mois, je vais lancer à l'ONU un appel universel pour la dépénalisation de l'homosexualité. Une soixantaine d'Etats vont nous rejoindre", a-t-elle ajouté.
"Tous ces chantiers en si peu de temps ont permis à la France de montrer son rôle leader sur la question des droits de l'Homme et d'être suivie par d'autres Etats", a-t-elle dit. (avec Reuters)