Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!
Depuis quelques temps de véritables sauvages de la pensée passent leur temps à écrire des insanités dans tous les sens. Pour lutter contre ce désastre, Michelot Yogogombaye a publié un texte très intéressant intitulé : « Quand la peur s’installe dans nos greniers ». Il y disait notamment : Il y en a qui ont tellement peur pour s’exprimer à visage découvert au point que l’Internet leur apparaisse comme seul et unique rempart pour l’exercice de leurs libertés. Celles de réfléchir, de penser et d’écrire. On y recourt anonymement pour dire tout le mal qu’on pense l’un de l’autre. On en profite pour déverser sa bile. On y revendique le droit pour soi mais on le refuse pour l’autre. Et l’autre ce n’est pas soi mais c’est lui, c’est eux, c’est vous. Ce n’est pas moi, ce n’est pas nous. On croit détester. Mais au fait, on se déteste soi même. Tel est le Tchad d’aujourd’hui. Telle est l’atmosphère qui règne chez nous, entre nous. Nous, des femmes et des hommes condamnés tout de même à vivre-ensemble dans cet espace géographique appelé Tchad.
Les écrits de Yogogombaye ont provoqué la vive réponse d’Adoum Hassan Issa intitulé « quelle bouillie nous sers-tu ? Adoum écrit entre autre :
« Il dit désoccidentalisons les droits d’homme. Mais, l’humanité, les droits et les manifestations des libertés, il faut avouer que ces occidentaux en font mieux que nous.
À défaut de créer un univers vivable pour dictateurs tropicaux, il est nécessaire de clamer plus de droits et libertés comme en occident pour leur faire comprendre qu’un président de la République est un employé du peuple. C’est le plus grand et le meilleur parmi les employés du peuple car tout le monde ou la majorité l’a choisi.
De toute façon, est-ce que ce qui est le plus urgent au Tchad en ce moment? Ce qui urge n’est-il pas qu’Idriss Deby parte ?…
Un écrit qui n’a pas d’ancrage. Plusieurs idées sont juxtaposées les unes des autres faisant une bouillie où on connait ni gout ni couleur mais seulement on espère que ça va guérir une maladie.
Soit que Yogogombaye est un individu distrait qui parle avec les autres tout simplement parce qu’il ne suit pas du tout le courant des actualités ou alors il veut être exceptionnel et faire ses choses à part ».
Mais ce qui nous intéresse le plus c’est la fin de l’article d’Adoum, car loin de fermer la porte au dialogue, il est prêt à écouter Yogogombaye, lisons le :
« Il n’y a pas de mal à (critiquer) mais il faut dans ce cas créer un courant d’idées ou de débat et nous entrainer dedans. Nous te suivrons mais il ne sert à rien que nous soyons diffus ».
La réponse de Yogogombaye nous réjouit encore plus, la voici :
« Personnellement, je ne me sens pas offensé par ce commentaire. Une chose est sure: il faut que les tchadiens s'approprient vraiment la liberté d'expression, accompagnée du devoir d'écouter. Il faut qu'on se parle, qu'on dialogue pour se comprendre. Il faut aussi accepter le point de vue des autres. Nul ne détient la vérité. C'est en dialoguant que nous arriverons à nous comprendre et à, un jour, conduire un projet national commun.
Je suis pour ce dialogue-là: un dialogue qui peut nous amener un jour à créer une solidarité nationale et avoir, chacun, un sentiment d'appartenance nationale. »
Nos lecteurs jugeront par eux mêmes de la pertinence des propos de l’un ou de l’autre. Nous tenons à remercier et à féliciter ces deux Tchadiens pour leur façon digne de débattre. On peut ne pas être d’accord, on peut s’engueuler vivement mais on doit respecter l’autre, sinon la vie en commun n’est pas possible.
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