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Alors que nombre des Etats Africains réfléchissent et s’activent pour faire accéder leurs pays dans l’arène des nations économiquement stables,au Tchad, malheureusement,nous nous battons encore pour cimenter les fissures de notre nation bâtie il y’a quarante huit ans. Pour cause, le politique tchadien autoproclamé (puisque ramassé dans le tas) reste encore étranger au sens étymologique de ce respectable mot qu’est la POLITIQUE ; mot qui pourtant, demeure la source de toute recherche de solutions réfléchies pour tout groupement d’hommes vivant sur un territoire commun.
Au vue des nombreux actes posés par ces autoproclamés politiciens que l’on retrouve au devant de la scène politique tchadienne,il y’a lieu de conclure qu’au Tchad, l’illettrisme politique qui détermine ces gaspilleurs de trésor public, mène le peuple vers une destination inexorablement chaotique. Sans exagérer et en restant dans ce qu’on pourrait qualifier de « logique tchadienne »,il est incontestable que neuf sur dix « Hommes politiques » tchadiens ignorent l’article premier de la constitution de la République du Tchad. En fait, c’est quoi la politique au Tchad ou plutôt c’est quoi faire de la politique au Tchad? L’histoire tumultueuse de la politique tchadienne depuis l’indépendance du pays à nos jours dresse un tableau compromettant de ces hommes – usurpateurs de titres - dont les multiples accidents contemporains ont propulsés sur le terrain politique tchadien. En évitant expressément de citer des noms et de doigter du doigt un régime quelconque à une époque donnée ou à nommer telle ou telle personne,il est nécessaire de retenir tout simplement qu’au Tchad,la politique qui se veut l’art d’administrer une cité par la compétence,s’est transformée en un moyen d’enrichissement illicite et pis, un outil de pérennisation des souffrances du peuple tchadien. Les « responsables » de la chose publique au Tchad voudraient faire croire aux personnes bien intentionnées ayant des visions salutaires et futuristes concernant la gestion et le redressement de l’administration tchadienne que le seul canevas propice à leur intégration dans la gestion du bien publique et/ou dans la sphère politique tchadienne est d’adhérer sans condition au système existant d’où aux desiderata du chef de l’Etat. Ces mêmes personnes s’activeraient pour faire croire que penser le contraire serait de mettre sa tête dans le plat de l’ANS (police sécrète d’Idriss Déby Itno) et de ce qui s’en suit…la mort.Oui la mort! Voilà en quelques mots l’idée qu’entretiennent ces hommes qui nous gouverne aujourd’hui. Aujourd’hui, briguer un poste de responsabilité politique dans notre pays revient tout d’abord à respecter la règle existante(brouter sans broncher) et ensuite se faire dicter les démarches à suivre.
La loyauté se case tout simplement dans la corruption ; l’intérêt général, lui, se glisse sous l’intérêt personnel et, l’avenir se fond dans le présent laissant le travail à accomplir dans un tourbillon de décrets de remplacements continuels. A peine arrivé à son poste, le responsable politique prépare déjà sa sortie parce qu’il peut à tout moment être victime de « l’épée de Damoclès » au dessus de sa tête. Alors, l’intérêt du pays n’a plus d’importance et c’est le bas peuple qui en souffre… Dommage !
Cette succincte description de nos fonctionnaires (politiques) détermine le fonctionnement même de notre administration.Ce qui traduit la lenteur dans les structures de développement de notre pays. Considérant cette fausse notion de la politique et de ses acteurs depuis presque un demi- siècle dans notre pays,nous pensons que la décence nous interpelle à plus de maturité si,nous voulons conduire notre pays dans la cour des nations modernes et responsables. Nous serons qualifiés d’idéalistes, de rêveurs,d’utopistes etc. mais nous pensons, fermement, qu’il faut provoquer une rupture radicale de nos habitudes actuelles parce que nos visons de demain n’auront de sens que si elles se concrétisent par une prise de conscience dans l’action dès aujourd’hui. Nous pensons aussi que si, nous voulons éviter des déceptions dans l’avenir, nous devons promouvoir à tout prix une nouvelle volonté politique en mettant toutes les chances de notre côté pour traduire en actes la volonté de ce changement pour l’acquisition d’une nouvelle stature de nos hommes politiques.
C’est une nécessité et pas seulement une pensée généreuse et réalisable parce que le changement tant prôné ne doit pas être ni un simple slogan ni une ambition irresponsable car, à force de se tromper constamment de leur premier rôle et de leur première responsabilité,ces« hommes politiques »torpillent scrupuleusement la démocratie au Tchad en s’égarant du besoin pressant de leur peuple : le rétablissement de la justice sociale pour une Paix globale sur tout le territoire tchadien. Donnons donc le privilège à notre pays d’avoir aussi des hommes politiques courageux et capables de sérier la problématique actuelle,d’identifier les causes profondesdes nombreuses crises que traversent notre économie,notre administration, notre armée et voire notre pays.
Accordons la moindre chance à notre pays de se doter de dignes hommes politiques pouvant évaluer les performances existantes et de situer les données imputables au désordre qui régit le Tchad à travers ses actuelles « hommes politiques» ramassés dans le tas par complaisance, affinité et sans compétences requises. Que le tout puissant nous désigne un homme politique à la stature d’un Nelson Mandela qui pourrait rompre avec l’obsession de l’accumulation matérielle et financière et qui empêcherait le blocage d’une politique de meilleure redistribution de nos richesses et de revenus nationaux. Qu’il bénisse notre lutte, apporte la prospérité à notre mère patrie et nous donner la paix dans ce pays un qui le nôtre !
Mr.Olivier Ndilmbaye Ndilédé walaoli@hotmail.com