Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!
Carlos Lage, Raúl Castro et Felipe Pérez Roque à La Havane, le 14 septembre 2006. (REUTERS) Branle-bas de combat à Cuba. Le président Raúl Castro a décidé de se séparer - entre autres - de deux proches de son frère aîné Fidel: Felipe Pérez Roque et Carlos Lage. Respectivement ministre des Affaires étrangères et chef de cabinet, les deux hommes font les frais de ce grand remaniement qui voit une dizaine de portefeuilles changer de main et plusieurs ministères être fusionnés.
Officiellement, il s’agit de rendre la structure du gouvernement «plus compacte et fonctionnelle», comme l’avait promis Raúl au moment de son accession au pouvoir, il y a un an. Officieusement, le plus jeune des frères Castro souhaite imprimer sa marque sur un appareil d’Etat dont les principaux membres ont été nommés par Fidel.
Felipe Pérez Roque, 43 ans dont 10 à la tête de la diplomatie de son pays, était le seul dirigeant né après le début de la révolution en 1959. Il est l’homme à l’origine du rapprochement entre le gouvernement cubain et les autres pays latino-américains. Récemment, l’Argentine Cristina Kirchner et le Brésilien Lula - le Vénézuélien Chávez est lui un habitué - ont fait le voyage sur l’île. Las, il est remplacé par son vice-ministre, Bruno Rodriguez.
C’est ce dernier qui devra donc désormais gérer les relations avec les Etats-Unis. Or, avec l’arrivée à la Maison Blanche de Barack Obama, tous attendent une évolution de l’inflexible politique américaine avec au premier lieu l’embargo commercial qui n’en finit plus de peser sur Cuba depuis 47 ans.
Le médecin Carlos Lage reste, lui, vice-président mais sans réelle occupation puisque le général José Amado Ricardo Guerra le remplace au poste de chef de cabinet. S’il passe pour un «réformateur» au sein du parti communiste depuis les timides réformes économiques des années 1990, son grand «tort» aura été de faire toute sa carrière comme lieutenant de Fidel Castro, dont il était, de fait, le premier ministre depuis 1986.
La semaine dernière, Raúl Castro avait commencé à bouleverser les organigrammes en nommant à des postes à responsabilité des proches des forces armées et du parti communiste. Mais plus symbolique que révolutionnaire, ces remaniements n’atténuent pas les graves problèmes, notamment économiques, dont souffre l’île.