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Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!

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Toussaint Louverture: le parcours d'un combattant.

Une fois par année, les Haïtiens se replongent dans leur histoire pour se souvenir et rendre hommage à Toussaint Louverture. Qui dit Toussaint Louverture évoque un épisode de l'histoire de Haïti. Qui dit Haïti se remémore le dur et injuste passé d'une île des Antilles découverte par Christophe Colomb en 1592; les difficiles conditions de vie imposées (aujourd'hui aussi, l'histoire se repète-t-elle?) à sa population avant que les Français et les Espagnols s'y installèrent en 1697. Les indigènes y avaient été remplacés par des esclaves amenés d'Afrique. Parmi eux, Toussaint Louverture, né esclave en 1743  à Saint-Domingue (aujourdhui Haïti), sur la plantation Bréda, au Haut-du-Cap d'un père aux origines  béninoises. En effet, de nation Arada, Hippolyte Gaou le père de Toussaint Louverture, aurait figuré parmi les chefs ayant, à l'époque, partagé le territoire (il  se déclarait fils d'un roi africain, nommé Gaou-Guinou, et disait avoir été enlevé par une tribu ennemie, puis vendu à des Arabes, avant d'être  revendu à des Blancs. Le jeune Toussaint et se frères de race se serrent les coudes devant le quotidien souffreteux qu'ils subissent. Homme consciencieux et estimé, il est choisi comme cocher par son maître. Il  en profite pour se plonger dans l'apprentissage de la langue française. Les événements semblent se précipiter avec, en 1789 et quelques années après, la décision de la France d'abolir l'esclavage. Or donc, c'est sans l'aval des colons des Antilles, qui refusent la décision française et gardent de force leurs esclaves. Ces derniers ne se laissent pas impressionner, se révoltent et mettent l'île à feu et à sang. Toussaint Louverture y voit une occasion de mieux faire entendre la voix de ses compatriotes et d'obtenir gain de cause. Il  prône la non violence et parvient à sauver les Blancs, dont son maître, de la vengeance de leurs anciens esclaves. Il devient, sur ces entrefaites, le chef de file de l'insurrection. A la tête de  l'armée, il arrive à débarrasser  l'île des Français royalistes puis des Espagnols. Il espère enfin toucher à la réalisation de ses projets lorsque les Mulâtres, jaloux de l'influence croissante des Noirs, se réunissent sous les ordres du général Rigaud qui était de leur couleur et commandait dans le Sud pour l'accuser faussement de trahison.  A la suite d'une révolte contre lui, ils tentent de l'éliminer, sans succès. Non seulement Toussaint Louverture  écrase la rébellion, mais également devient l'homme fort d'Haïti. Il rêve d'un pays indépendant avant de se heurter, cette fois-ci, à la détermination de Napoléon qui voit en lui un ennemi redoutable. Le rêve de faire d'Haïti un pays libre se brise, cependant que par décret Napoléon rétablit à nouveau l'esclavage dans  l'île. Toussaint refuse de s'incliner devant cette décision et poursuit la révolte jusqu'à proclamer, en 1800,  l'indépendance d'Haïti. En 1801, une épidémie de fièvre jaune ravage la population haïtienne. Toussaint Louverture ne peut plus compter sur ses fidèles, décimés par la maladie. Il est arrêté par les officiers français. Embarqué sur un navire, on l'expédie en France où il est enfermé au Fort de Joux, près de Pontarlier. Plutôt que d'envisager un procès, le pouvoir central le laissera Toussaint croupir en prison. De sa détention, Toussaint écrira deux fois à Napoléon pour demander son pardon. Il ne  l'obtiendra pas jusqu'à sa mort. Toussaint Louverture avait épousé  Suzanne Simon-Baptiste, noire,  libre ou affranchie, sachant lire et écrire, déjà mère d'un enfant métissé, Placide, avant de donner le jour à deux fils noirs, Isaac et Saint-Jean. Après sa mort, sa famille dut fixer sa résidence à Agen. Son troisième fils y mourra de langueur, et sa femme y expirera en 1816. Son fils Isaac décédera à Bordeaux le 26 septembre 1853. 

Médiatropiques.

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