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Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!

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Le corps de la femme n’est autre qu’un objet de plaisir?

Pas besoin d’avoir le physique de Lili Marleen pour électriser une salle de cabaret. Avec une sacrée dose d’humour et d’indépendance, les apprenties pin-up de l’École des Filles de joie bousculent les idées reçues et les tabourets de La Bellevilloise, à Paris. Reportage.

par Gaëlle Rolin

Piercing sous la lèvre inférieure, tatouage qui s’aventure hors de son débardeur léopard, Juliette Dragon applaudit et, dans un éclat de rire, invite ses élèves à s’amuser. Sur le parquet, les collants résille croisent les pantalons de jogging, les sages carrés châtains se mêlent aux mèches carmin. Comme tous les samedis après-midi, le Loft de La Bellevilloise, dans le XXe arrondissement, sert de boudoir à des femmes qui veulent apprendre à jouer aux pin-up.

« Elles viennent surtout pour se lâcher et rigoler ! » confie Juliette Dragon. Artiste de cabaret, tour à tour metteuse en scène, productrice et artificière, c’est elle qui a fondé, il y a quelques mois, cette école de danse pas tout à fait comme les autres. À son origine, il y a le Cabaret des Filles de joie, dont Juliette fait partie : « C’est une troupe de cabaret burlesque qui se produit dans les théâtres, les salles de spectacles, mais aussi pour les comités d’entreprise. » Du spectacle vivant qui mêle concerts et chorégraphies sexy, mais où les filles aguichent avec second degré : « Quand on arrive sur scène, les femmes dans le public pestent et les hommes applaudissent. Puis, au fur et à mesure du show, les choses s’inversent. Elles voient bien qu’on s’éclate à jouer les pin-up affranchies avec nos boas et nos faux cils, mais les hommes, eux, sont rapidement intimidés. »

En effet, pour cette grande brune de 1,84 m, tout est dans l’attitude : « Nous avons le regard frondeur, nous nous assumons parfaitement, nous ne sommes pas assez offertes pour coller à l’image de la femme soumise au désir masculin. »

Elle a fait de son corps un simple objet de plaisir et de la fornification et le réduit ainsi à néant

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