Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!

Publicité

FRANTZ FANON ET LA VIOLENCE DANS LE CONTEXTE INTERNATIONAL

La violence actuelle qui envahi la scène internationale, et augmente les chances de la haine voire les formes barbares de la force, suscite beaucoup de débat parmi les politiciens, et nous incite comme sociologues à repensé la société en adoptant peut être l’approche de la sociologie du risque baptiser par Ulrich Beck. ( 1ère partie)


Introduction :

Au moment où régnait une conviction solide que les formes agressives d’intégration des économies dans la division international du travail ont sombré après l’apparition du néo-colonialisme, à la fin de la deuxième guerre mondiale, et juste après que les mouvements de libération ont accomplis leurs rôles envers le colonialisme traditionnel, nous assisterons depuis quelque temps à un retour en force de la violence, à l’échelle mondiale du côté des puissances mondiales, ainsi que du côté de leurs victimes


1- La fin de la violence :

Avant de parler du retour de la violence internationale, il est préférable de connaître pourquoi les observateurs ont a crus qu’elle a été enfouit avec les guerres de libération.

Après avoir arraché sa légitimité dans les maquis du tiers monde, on constate que la violence s’est éteinte avec l’arrivée des années soixante et soixante dix, pour céder la place à la voix douce de la raison ; et au courant de la paix , qui s’est étendu, même à l’intérieur des cultures.

Sur le plan mondial les organismes internationaux ont repoussé la violence, avec des rounds marathoniens de pourparlers, car la paix, et les méthodes pacifiques de résolution, sont avantagées à toutes formes de conflits.

Les états-Unis a soutenu largement cette tendance, et elle adhère toujours aux efforts pacifiques des Nations Unies, qui consolide la stabilité mondiale.

C’est dans ce contexte que les écrits de Fanon sur la violence ont sombrés, et perdus leurs éclat, et son idéologie combattante s’affaiblissait, c’est pour cela qu’ont a déclaré que sa théorie sur la violence s’est effacé, et s’est déphasé.

Son livre ’’les damnés de la terre’’, d’après ces dires, doit être placé dans le rayonnage de l’histoire : « une œuvre ne pouvant aujourd’hui, de toute manière, que nous apparaître « lointaine et déphasée », à en croire Gérard Chaliand qui a rédigé pour la dernière réédition des Damnés de la Terre une manière de pré préface à la préface de Jean-Paul Sartre, à l’usage des nouvelles générations (6) »

2- Le retour en force de la violence à la scène mondiale :

Mais la violence a refait surface, après 1990 :

- Pour les uns (USA) comme moyen utile pour imposer des directives, ou infliger des leçons de « démocratie »,

- Pour les autres (Les résistants), un dernier choix, avant de se noyer complètement, et comme une alternative qui a déjà prouvé dans le passé son efficacité, elle le peut aujourd’hui avec des nouvelles tactiques. Donc c’est un moyen de résistance, et une meilleure solution pour effrayer les « ennemies » les « arrogants », et déverser sur eux, dans leur propre demeure, le fouet du châtiment !

Dans ce sens, il faut se rappeler du rôle de la Willaya 7, dans la guerre algérienne qui a avait comme objectif : « soit pour neutraliser la contre- révolution alors très active, soit pour réagir contre certains tortionnaires de la police française. »(5 : 165)

On peut résumer les causes du retour de la violence à l’échelle mondiale a deux facteurs principaux (sans omettre les autres facteurs) : le premier est dû au visage caché de la mondialisation, et le deuxième, à l’échec des choix pacifique Arabe dans la lutte contre le sionisme.

D’une autre façon, on peut dire que le retour inattendu de la violence (l’occupation, les formes extra économiques d’insertion.. la résistance organisée sur des grandes échelles..) prouve que l’analyse fanonienne de la violence dans ses aspect humains, sociales, politiques, et même tactiques n’as pas perdue son attraction, et garde toujours sa "valeur" scientifique.

2.1- La face cachée de la mondialisation et l’émergence du choix de la violence :

Les observations hâtives faite au début des année 90 ont fini par avoir comme prédiction, que l’économie mondiale se dirige, dans ses manières de fonctionner, vers une tendance sans violence, car le futur de l’humanité, et de l’ordre économique international, ou de « l’économie électronique » comme l’a baptisé Antonny Giddens, n’aura pas besoin des méthodes dures, grâce à ses « formules numériques » d’insérer les économies mondiales.

Le débarquement de la mondialisation a bouleversé les esprits, et a semé l’ambiguïté. Les transformations radicales que le monde a connues, à la veille de son débarquement, ont remués les doctrines et les idiologies. L’effondrement de l’union soviétique, la fin de la guerre froide, qui a durée plus de quatre décennies entre le bloc de l’est et le bloc de l’ouest, et la dissolution de la parure dites des pays socialistes européens, l’une après l’autre, ont renforcée cette confusion.

Certains observateurs ont fini par croire que nous allons assisté a des méthodes « pacifique » d’insertion dans le système économique et politique international, parmi eux Monsieur Bourhane Ghalion, qui, comme beaucoup d’analystes, considère la mondialisation comme nouvelle étape d’intégration mondiale, une continuité et un approfondissement de l’étape capitaliste impérial, mais avec des nouvelles dynamiques, qui sont développées, dans le but d’assurer la dépendance, et de doter les formes de la division du travail actuel, de nouvelles figures, et avec ses nouvelles formes et types d’intégration, cette mondialisation n’aura pas besoin, d’utiliser des moyens de coercition, ou de violence condensé, pour réaliser une prédominance pratique. Et elle ne sentira pas la nécessité d’envoyer des armées ou de manipuler les gouvernements, elle peut l’effectué grâce à la suprématie des secteurs et des réseau économiques, culturels et de l’information mondialisée, c’est ainsi qu’elle l’utilise pour distribuer le capital financier, économique, culturel, sociale et symbolique, pour produire des nouvelles position des classes. (2 : 39-40)

Cette analyse a été avancée avant l’occupation de l’Iraq, qui a démentie ses prédictions, et démontré que la production des nouvelles situations, ou l’infiltration des élites dépendantes, et même l’inondation des marchés ou la création des goûts, nécessite des boucliers nucléaires, et des frappes catastrophiques, et l’accaparation des terres d’autrui.

Au contraire, les conseillés Américain déclarent clairement que la force militaire est l’unique assurance des marchés américains et mondial. Samir Amin a reporté du « news time » dans son 28éme numéro, un commentaire sur une photo, qui démontre des gants de boxe avec les couleurs du drapeau américain, dans ce commentaire le conseillé de Marlin Albright, dit : « c’est ce que le monde a besoin. Les boutiques de Macdonald ne peuvent s’épanouir sans le concours de douglas Macdonill le concepteur de F15. La main dissimulée qui gouverne les marchés ne peut être efficace sans la poignée cachée, que représentent les forces militaires américaines. » (11 :85)

Donc, l’occident, réduit au Etats-Unis actuellement, ne peut en aucun moment se passer des solutions militaires, surtout quand il flaire que ses intérêts sont peut être menacés. En même temps, n’aura aucune autre version des valeurs démocratiques, et sa culture ne perdra nullement ses composition raciste, et son cachet sanguinaire, c’est pour cela Fanon a dit : « mais chaque fois qu’il est de question de valeurs occidentales il se produit chez le colonisé, une sorte de raidissement, de tétanie musculaire. Dans la période de décolonisation, il est fait appelle à la raison des colonisés. On leur impose des valeurs sûres, on leur explique abondamment que la décolonisation ne doit pas signifier régression, qu’il faut s’appuyer sur des valeurs expérimentées, solides, cotées. Or il se trouve que lorsqu’un colonisé entend un discours sur la culture occidentale, il sort sa machette ou du moins il s’assure qu’elle est à portée de sa main. » (4 : 11)

Aujourd’hui, Le recours à la violence, est devenue, pour la population, les mouvements sociaux, une nécessité, un moyen pour en finir entièrement avec la domination, la dépendance, afin de parvenir à une libération intégrale de l’hégémonie idéologique, culturelle et intellectuelle occidentale, quelle soit revêtue de mondialisation ou d’autres habits.

On observe une prolifération remarquable des mouvements de résistance, tous persuadés que la lutte armée est la langue unique qui peuvent obligé l’autre partie à apaiser sa domination, et comme a dit fanon : « l’existence de la lutte armée indique que le peuple décide de ne faire confiance qu’aux moyens violents. » (5 : 43)

Il faut noter que l’influence de fanon a même touché les mouvements islamiques, ses analyses, ses tactiques, sont parvenu à la réflexion chi’ite avant même la révolution de khomainie, c’est Ali Shari’ati (1933-1977) qui fera passer les idéaux qu’il découvre chez les militants de gauche, de Sartre à Guevara et Frantz Fanon, c’est ainsi qu’il administre le vocabulaire marxiste dans la pensée islamique chi’ite, et n’hésite pas à remplacer la formule qui ouvre le discours de tout musulman pieux « Au nom de Dieu le clément le miséricordieux par « Au nom du Dieu des déshérités ».

D’autre part dans sa traduction du livre de Fanon « Les damnés de la terre » il a injecté des termes coraniques, pour donner un sens islamique à la lutte politique, et sociale, alors, il a rendu l’opposition entre « oppresseur » et « opprimés » par « mostakbirine » (« arrogants ») et « mostadafine » (« affaiblit ») (8 : 36-37).

2.2- l’échec des choix pacifique Arabe dans la lutte contre le sionisme :

L’échec des pourparlers, des négociation entre les pays arabe, les palestiniens, singulièrement ou collectivement d’un coté, et l’Etat Hébreux de l’autre coté, à contribuer à la propagation des mouvements de résistance, et au développement de nouvelles formes de luttes (ex : Intifada, opérations de suicide ou istichhad..) qui se sont présentés, comme unique solution pour réaliser les droits bafoués des palestiniens et des arabes.

Le monde arabe et musulman, bascule vers une violence non anticipée, et connaît une croissance considérable des partisans de la violence. Des jeunes prêts à se battre par n’importe quel moyen, tant que les Causes et les justifications ne manquent plus.

Chaque élément de la culture demande qu’il soit vengé devant la marée de l’occidentalisme, chaque défaite sportive ou politique, chaque agression sioniste, et incursion de son armé, chaque raid Américaine, fournie des centaines de justifications pour appeler au djihad, et prendre les armes. Et l’impuissance des Nations Unies confirme la conviction qu’il faut riposter redoutablement.

Les Stratèges sionistes ont bien calculés la menace de la violence populaire, et ont parfaitement compris le choc des opérations menées par les différents groupes armés, c’est pour cela qu’ils veulent frapper la révolution palestinienne dans son cœur, en éliminant tour à tour les têtes pensantes et les leaders militaires.

De l’autre coté toutes les formations palestiniennes ont la conviction que la solution de leur situation est entre les mains du peuple palestinien, surtout après que la lutte armée populaire a pu unifier toute les couches populaires, et les groupes militaires, et comme le dit Fanon : « il se trouve que pour le peuple colonisé cette violence, parce qu’elle constitue son seul travail, revêt des caractères positifs, formateurs. Cette praxis violente est totalisante, puisque chacun se fait maillon violent de la grand chaîne, du grand organisme violent surgi comme réaction à la violence première du colonialiste. Les groupes se reconnaissent entre eux et la nation future est déjà indivise. La lutte armée mobilise le peuple, c’est-à-dire qu’elle le jette dans une seule direction, à sens unique. » (4 : 51)

Selon un penseur Palestinien : « La lutte transforme le peuple d’un état passif a un état actif, en interaction avec la révolution. L’existence de la révolution, la participation dans la violence révolutionnaire, et la création des valeurs et des concepts nouveaux, pousse a crées l’Homme révolté, doté d’une nouvelle forme, c’est une nouvelle naissance de la société révoltée. » ( 9 )

Comme on constate, le vocabulaire révolutionnaire palestinien baigne dans les profondeurs linguistiques, et humaines combattantes de Fanon. On feuilletant les travaux, les articles de « FETH » on sent le langage de Fanon, on aperçois sa position ferme et distincte, dans la manière dont on mis en place le dispositif de décolonisation « Les hommes asservis et opprimés par des nations étrangères sont aujourd’hui invités à participer totalement à l’œuvre de démolition du système colonial. » (5 : 118)

Pour lui, et de même pour les palestiniens, l’opération de décolonisation, La lutte de libération, crée un Homme nouveau, le colonisé réalise son humanité, et se libère de toute formes de dépendance, il devient libre au fur et à mesure qu’il opte pour au choix de se libérer (4 : 6).

Dans sa lettre au jeune africain il donne ce sens humain à la décolonisation, lorsqu’il dit : « il faut que les peuples opprimés rejoignent les peuples déjà souverains afin que soit valable l’édification d’un humanisme aux dimensions de l’univers » (5 : 118)

Les palestiniens ne nient pas l’influence de Fanon sur leur révolution, « c’est ainsi, qu’on trouve l’influence de la philosophie de Fanon sur la violence, on constate que « Feth » à adopter beaucoup de ses concept sur la violence révolutionnaire, et ce qui est attirant, nous remarquons que la créativité humaine globale dans la violence libératrice de Fanon est devenu l’air (La mélodie) marquant dans les discours de la révolution palestinienne. » (3 : 24)

On peut trouvé plusieurs indices qui dévoilent l’influence de Fanon sur la Pensée révolutionnaire palestinienne, d’après « Feth » la guerre du peuple est le moyen le plus efficace pour affronter la suprématie de l’ennemie, qui suit un style de guerre ravisseuse, grâce a ces forces militaires, et ce qu’elle a comme capacité technique, à faire face a ce style ne peut être envisagé qu’avec des opérations, tel les actes de commando, de longue halène, à l’intérieur de la terre occupée, et dans chaque coin de confrontation.(9)

Et si on traduit cet tactique militaire des palestiniens, qui affirme qu’ils ont été influence par Fanon, on obtient ces mots de Fanon : « Dans la guérilla en effet, la lutte n’est plus où l’on est mais où l’on va. Chaque combattant emporte la patrie en guerre entre les orteils nus. L’armée de libération nationale n’est pas celle qui est aux prises une fois pour toutes l’ennemie mais celle qui va de village en village, qui se replie dans les forêts et qui trépigne de joie quand est aperçu dans la vallée le nuage de poussière soulevé par les colonnes adversaires. » (4 : 84) ( à suivre)

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article