Quarante (40) ans de présence militaire française au Tchad, quarante ans de baîllonement du peuple, quarante ans de regression économique, sociale et culturelle. Quarante ans d'opération Taco, Gazelle, Manta, Epervier Eufor, etc. Entre temps, à la faveur de la MRA (Mision de la Réforme Administrative), la France a mis fin, dès 1970, à toute forme de coopération civile et technique française au Tchad. Depuis 1970 tous les coopérants français ont été retirés des secteurs de l'éducation, de l'enseignement technique et supérieur, de la santé, de l'élévage, de l'agriculture et les bourses d'études ne sont plus accordées qu'aux militaires. Les projets de développement rizicole des casiers A et B à Bongor ainsi que la SODLAC échouent. après qu'on y englutit des milliards de Franc CFA. Entre temps, la présence militaire française se renfoce chaque année en hommes et en matériels pour atteindre aujourd'hui 3700 homme avec des avions de chasse.
Jusque où et jusque quand les tchadiens accepteront encore que la France et les entreprises françaises bâtissent ainsi leurs fpuissance, fortune, confort et bien être sur leur sang?
Pendant que nous nous rendons complices de leurs jeux macabres, eux, ils font l'amour dans notre pétrole ; ils utilisent notre tespace territoirial pour l’entraînement de leurs pilotes et les essais de leurs armes biologiques.
Bien sûr, gare à celui ou celle de l’opposition (armée ou démocratique) qui osera lever la voix pour protester : on lui réserve le sort de Thomas Sankara et d'Ibni Oumar Mahamat Saleh. Au final, le bon samaritain Bernard Kouchner viendra, entouré d'une horde de caméras de télévision, avec un sac de riz à l'épaule pour rendre visite aux affamés tchadiens dans le Park de zakouma.