Les ordres ont été respectés ; selon plusieurs sources, beaucoup des prisonniers capturés en même temps que le Cl Hamoda ont disparu au cours de transfert, d’ailleurs même le CEMGA, Eldjineidi n’a pas eu accès aux prisonniers arabes, gardés exclusivement par le groupe de Tahir Erda.


En son temps beaucoup des internautes avaient reprochés au site Tchadactuel d’instrumentaliser le facteur arabe ; mais le fait est que la communauté arabe est la seule à être victime de la politique d’exclusion, des calomnies et de la répression, en tant que « communauté », en tant que « groupe ethnique ». A notre avis, ce ne pas parler abondamment de cet aspect de problème qui sera un grave manquement. Aucun autre groupe n’a jamais été aussi ciblé en tant que tel. Aux interlocuteurs occidentaux, Deby a tenu des propos les plus insanes et abjects vis-à-vis de cette communauté. Entouré de ses bouffons et autres griots, Deby « se délectait de l’arabe ». L’arabophobie est le fond de commerce le plus en vue du système Deby. Si, malgré l’isolement diplomatique absolu de Deby, la clique de Kouchner s’évertue à le protéger, il y a certes l’attirance pécuniaire légendaire de l’individu, mais au-delà, il y a aussi des intérêts idéologiques qui ont pour noms l’arabophobie, l’islamophobie, etc.. Alors, Certes Deby a lamentablement et platement échoué d’entrainer les tchadiens, toutes religions et tous groupes confondus sur ce terrain. C’est l’effet contraire qui s’est d’ailleurs produit, mais sur le plan international, la campagne a fait mouche, des milieux intéressés viennent au secours de Deby, quelques fois, même des Etats. Deby bénéficie de l’appui des puissants lobbies très intéressés par le sujet.


Les récents timides clins d’œil à quelques cadres arabes n’a pas empêché Deby de donner des ordres d’exécuter les prisonniers arabes, de rafler en majorité des jeunes bergers arabes pour les exposer comme prisonniers de guerre, etc. « L’anti arabe, cet un sujet porteur », avaient clamé, aux temps des grands délires anti arabes, deux de ces éminences grises.

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Beremadji Félix
N’djaména