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Un Bain de sang bis évité au camp de Langui, de notre correspondant Bodalta Taryandé, camp de refugiés tchadiens de Langui au Cameroun

Au moment où les réfugiés tchadiens de Langui s'apprêtent à commémorer le premier triste anniversaire de la disparition de leur compatriote MASRA SOU IV tombé sous les bales de la Brigade Anti- Gang et de la Brigadela d'intervention Rapide (BIR) le 14 juin 2008 et fêter pour la première fois la journée mondiale des Réfugiés, un autre malheur a failli s'abattre sur le camp de langui ce mardi 26 mai 2009 sous l’œil complice du Représentant Résident de l'UNHCR de la Zone IV, M. Jacques Franquin en fin de Mission au Cameroun.
Tout a commencé lors de sa visite dite de constat organisé contre toute attente au camp de le Langui le mardi 26 mai dernier dans une totale indifférence. En effet, le lundi 25 mai 2009,M. ONANAA Philippe chef de l'unité de protection du Bureau de terrain de Garoua annonce aux responsables élus du Bureau Exécutif du comité de gestion des réfugiés tchadiens de l'arrivée de M. Jacques Franquin axée sur les travaux de construction des maison qui doivent abriter une partie de ces réfugiés dits vulnérables à savoir, femmes désœuvrées, de vieillards et personnes handicapées motrices. Malheureusement, cette visite dite de constat s'est tournée au vinaigre car M. Jacques Franquin et la délégation du HCR de Garoua qui l'accompagne sont des honnis de la population réfugiés de Langui de part leurs comportements rétrogrades ne respectant aucun principe édicté par les conventions internationales et le Code de conduite du HCR en matière de Protection des réfugiés. A noter que cette visite sans cérémonie protocolaire a été organisée par M. Jean -Jaques EBENE, responsable du Bureau de terrain de Garoua, le Monsieur tout puissant qui se croit connaître la mentalité des Tchadiens dans les camps des réfugiés pour les avoir longtemps servis au Cameroun et ailleurs. Mais cette fois-ci c'est mal connaître ces réfugiés venus de la Capitale tchadienne suite aux évènements des 2 et 3 février 2008.
Pour la simple histoire, M. Jaques Franquin dont la venue et l'arrogance sont contestées par les réfugiés n'est pas à sa première visite au camp de Langui car il y a déjà fait un tour en septembre 2008 dernier après le tragique évènement du 14 juin 2008. En rappel, la première visite de M. Jacques Franquin a été décevante car à cette époque au lieu de rassembler les réfugiés, ce haut responsable du HCR n'a fait que diviser et traiter les réfugiés de leaders et des mutins lorsque dans son mot d'intimidation, il a déclaré " Je suis choqué de la manière dont vous avez traité mes collaborateurs" , alors que les réfugiés sortis en masse attendaient de lui des paroles consolatrice et de pardon suite à la mort de leur compatriote MASRA SOU IV abattu sauvagement par les éléments de la BIR et ceux de la Brigade Anti Gang. C'est comme si le mot de ce Masra a été programmé par le Haut responsable du HCR de La Zone IV qui est M. Jacques Franquin dont l'ordre a été exécuté par ces sbires.
Au lieu de se focaliser sur les réels problèmes que vivent au quotidiens les réfugiés tchadiens de Langui qui sont entre autres, santé précaire entraînant de nombreuses décès , la mauvaise qualité des vivres, la quantité, la formation socioprofessionnelle, les études, l'emploi des réfugiés diplômés, etc., M. Jacques s'est plutôt contenté d'un projet de construction mal ficelé et contesté par la plupart des réfugiés vivant au camp de Langui. C'est ce projet qui est à l'origine du mécontentement des réfugiés le mardi 26 mai 2009. Non Seulement ce projet de construction pose énormément problèmes mais entraîne également des conflits internes entres réfugiés depuis son exécution le 8 avril dernier car il est forcé et a vu la participation des femmes enceinte, des enfants mineurs ayant abandonnés les salles de classe pour le transport e la fabrication des briques, des personnes de troisième âge, des handicapés physiques. A noter que ces travaux forcés ont occasionné des avortements de certaines femmes qui s'y sont engagées, des blessures graves, des douleurs abdominales, etc. D'ailleurs ce projet qui conditionne tout financement des activités génératrices des revenus et agricoles traînent. Au lieu de 800 maisons qui doivent être construites en un mois (Fin avril 2008), l’on ne peu conter qu'environ 150 cases toiturées et mal construites dont les conséquences seront incalculables aux mois de juillet et août quand les pluies vont annoncer leur couleur.
Aujourd’hui le camp est divisé et entretenu par les responsable du HCR y compris M. Jaques Franquin n'a daigné un seul instant écouté les réfugiés sinon leurs responsables élus comme si tout allait bien au camp des réfugiés de Langui. D'ailleurs la visite de M. Jacques Franquin contestée est une visite de confirmation de l'exécution de ces travaux qu'il a lui-même engagés par la complicité de ces collaborateurs de terrain de Garoua dont la gestion de biens alloués aux réfugiés est jugée la plus catastrophique. La goute d'eau qui fait déborder le vase est que M. Jacques Franquin s'est contenté de féliciter M. Jean- Jaques et M. Philippe ONANAA du HCR de Garoua qui ne sont d'ailleurs pas en odeur de sainteté au Camp de Langui. Et M. Franquin de dire, " J'ai confiance en toi Jean-Jacques».
Confiance par rapport à ces travaux forcés contre un sachet de riz de 500g périmé au quotidien pour ceux qui s'y sont lancés? Avec quel budget? C à l'heure où ces travaux se déroulent aucun technicien à savoir maçon, aide-maçon, charpentier ou fabricant de briques n'est payé et une grève se profil à l'horizon ce qui entraînera sans doute des trouble à l'ordre public dans les jours à venir à en croire les techniciens précités. D'ailleurs certains disent déjà que d'ici la fin de cette semaine si rien n'est fait, ils procèderont à la démolition de ces quelques 150 maisons déjà construites et à la destruction des briques fabriquées.
Jaques Franquin a Failli être lynché
Après sa visite guidée pour cautionné le faux orchestré par ses collaborateurs de terrain de Garoua dans quelques deux blocs où pour eux les travaux de construction semblent avancés dans une totale indifférence des réfugiés, l'heure à la prise de vue d'au revoir du haut responsable du HCR pour se moquer des réfugiés, des agents de sécurité de l'Etat camerounais, des chef traditionnels des villages environnants d'ailleurs venus pour la circonstance et oubliés par M. Jaques Franquin et ses collaborateurs de terrain tous reconnu par leur état d'ébriété. C'est aspect de la chose sans respect aucune envers les réfugiés et leurs responsables élus qui a mécontenté le camp car au lieu de livrer un message de consolation suite à ses promesse de rapatriement volontaire pour les réfugiés enregistrés lors de son premiers passage, sur l'avenir du camp, M. Franquin s'est contenté de l'ordre au responsable du par l'intermédiaire de ses collaborateurs à venir sa rencontre pour un entretien débout ôtant ainsi le caractère sérieux de sa visite. D'où la foule sortie pour l'écouter s'est acharnée contre ses collaborateur de terrain en leur administrant quelques paires de gifles et le cortège s'est mise vide vider le camp dans la précipitation. Mais quelques cinq minutes après, M. Jaques Franquin a donné l'ordre aux éléments de la Brigade Anti- Gang et de la Brigade d'intervention Rapide (BIR), sept au total bien armé placés à environ 2km du Camp à prendre d'assaut sous prétexte de venir "libérer par tous les moyens le véhicule de la Croix-Rouge Camerounaise et le personnel de cette ONG protégée par les membres du Bureau des réfugiés et certains réfugiés épris de paix. Fausse alerté n'est-ce pas? Et le pire est évité. Malheureusement, une panique a gagné le camp et certain réfugiés ayant les mauvais souvenir du 14 qui seront commémorés ont dû regagner les villages environnants. En ce moment, on dénonce deux enfants portés disparus, une femme blessée. Le calme est revenu sinon plus de peur que de mal du côté des humanitaires qui d'ailleurs normalement vaquer à leurs occupation.