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Le Président du Conseil italien prône des «opérations de refoulement» contre les immigrés. Plusieurs personnalités se sont révoltées contre ces propos.
Pour Silvio Berlusconia, ce coureur de jupons de la famille Diawara Milan est une "ville africaine". Nous disons à cet oncle Dossou de ne pas s'en faire: bientôt nous prendrons l'Italie tout entière, y compris le vatican.
Pas un jour sans que Silvio Berlusconi ne fasse la une des médias. Après les épisodes du «Noemigate» et des abus de vols officiels, «Il Cavaliere» a montré qu'il maîtrisait les codes de la communication et du timing politique. Deux jours avant les élections européennes, le président du Conseil italien fait de nouveau polémique.
«Lorsque je me promène dans les rues du centre de Milan et que je vois le nombre de personnes non italiennes, j'ai l'impression de ne plus être dans une ville italienne ou européenne mais dans une ville africaine». Des propos tenus dans le cadre d'un meeting électoral dans son fief de Milan (nord de l'Italie).
Dans un pays où la droite tient depuis plusieurs mois un discours anti-immigrés, Berlusconi n'a pas hésité à évoquer «des opérations de refoulement», une référence à la nouvelle politique du gouvernement qui consiste à refouler les migrants vers les côtes libyennes.
Plusieurs responsables politiques et associatifs se sont émus de la saillie de Berlusconi. Le responsable de la pastorale des migrants de Milan, Don Giancarlo Quadri a qualifié ces propos de «plaisanterie de mauvais goût». Ils sont selon lui «une preuve d'ignorance, car moi je suis bien content de la multiethnicité de Milan qui est devenue une grande ville grâce à la présence de personnes différentes et qui a toujours su accueillir comme une richesse tant de gens différents passés par son territoire».
Un responsable du Parti démocrate (centre gauche), Piero Fassino, a aussi condamné les propos de Silvio Berlusconi, regrettant qu'il ignore que «de nombreux immigrés vivent, travaillent et contribuent à la richesse de la région» de Milan.
(Source AFP)