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A leur arrivée au Palais présidentiel devant la dépouille mortelle d'Omar Bongo, Nicolas Sarkozy a reçu des lancés de chaussures et des hués tandis que Jacques Chirac a été longuement ovationné par une foule compacte en soupirs, en "Hies-hies" et "Aïes-hies".
Des chaussures et hués pour Sarko, applaudissemnts pour Chirac.
Fuyant les chaussures et les hués, Sarkozy se refugie derrière Chirac!
Il a la présence d'esprit d'amener Chirac dans ses bagages: heureusement pour lui
LIBREVILLE - Le président français Nicolas Sarkozy a été hué par plusieurs dizaines de Gabonais à son arrivée au palais présidentiel de Libreville pour assister aux obsèques du chef de l'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba, a constaté un journaliste de l'AFP.
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Une partie de la foule de quelques centaines de personnes autorisées à entrer dans la cour du palais a d'abord timidement applaudi le chef de l'Etat français.
Mais les huées ont rapidement pris le dessus, et une cinquantaine de personnes ont même pris verbalement à partie Nicolas Sarkozy, lui lançant à distance: « on ne veut plus de vous, partez ! »
Les responsables de la sécurité ont immédiatement formé un cordon autour du président français, qui est ensuite arrivé sans encombre dans le salon d'attente pour les personnalités invitées aux obsèques.
"On n'en veut plus de vous, la France est ingrate. Bois, pétrole, manganèse, on vous a tout donné. La France, si elle est ce qu'elle est, c'est grâce au Gabon, on ne veut plus de tout ça", expliquait, sous couvert de l'anonymat, un de ceux qui s'en sont pris à Nicolas Sarkozy.