Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!
En Afrique, "l'histoire est en marche"
Au Ghana, Barak Obama a encore amplifié la charge émotionnelle de son voyage en se rendant avec son épouse Michelle, elle-même descendante d'esclave, et leurs deux filles, au fort esclavagiste de Cape Coast, d'où des milliers d'Africains partirent vers l'Europe, l'Amérique et les Caraïbes pour un voyage sans retour. Il a vu là un lieu d'une "profonde tristesse", mais aussi le début de "l'expérience" noire américaine.
La famille Obama le 11 juillet 2009 au fort esclavagiste de Cape Coast au Ghana
Il a aussi pensé à ses deux filles Sasha et Malia, des privilégiées auxquelles cette visite devait inspirer "le sens du devoir qu'il y a à combattre l'oppression et la cruauté où qu'elles se trouvent".
"Yes, you can" a-t-il lancé à l'endroit des jeunes africains
Barak Obama a appelé les Africains à ne plus invoquer le colonialisme pour expliquer les guerres, la maladie, le sous-développement, les pratiques antidémocratiques et la corruption.
"Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez" ("yes, you can"), a-t-il dit, soulevant les clameurs des députés ghanéens devant lesquels il s'exprimait. "Mais cela n'est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir. Cela ne sera pas facile (...) Mais je peux vous promettre ceci: l'Amérique sera à vos côtés, à chaque étape, en tant que partenaire, en tant qu'amie", a-t-il dit.
M. Obama, fils d'un Kényan émigré aux Etats-Unis pour étudier avant de rentrer au pays, a rappelé devant le parlement que "le sang de l'Afrique" coulait dans ses veines. Il sait donc le mal que le colonialisme a fait à l'Afrique.
Mais, a-t-il ajouté, "l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au cours de la dernière décennie, ou encore des guerres où on enrôle les enfants dans les rangs des combattants", a-t-il dit.