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Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!

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n'gôh mùrù - Mékoulnodji



Calebasses pyrogravées de Moundou, Tchad

s'utilisées pour servir le repas principal : "Mùmù" ou "Nékón"
La pyrogravure consiste à dessiner avec un instrument chauffé. On peut dessiner, sur du bois, du cuir ou des calebasses par cette méthode. La pyrogravure sur bois et calebasse est la plus connue dans certaines villes au Tchad. On trouve des spatules, qui servent à tourner la pâte de mil, décorées de quelques traits. 
La calebasse est d'un usage quotidien dans les familles. La ménagère aime bien présenter la « boule de mil » dans une calebasse renversée sur une assiette. Elle l'enduira, à l'extérieur comme à l'intérieur, d'huile. A l'intérieur pour éviter que la pâte de mil ne se colle aux parois, à l'extérieur pour lui donner un aspect brillant et mettre en évidence sa beauté. Cette calebasse est décorée de dessins de formes diverses à l'aide d'un couteau spécial. Il est très différent d'un couteau qui sert à couper. Le bout est plat et le reste du métal est plus mince. La manche est en bois.
Qui pratique la pyrogravure ?

Autrefois, c'est un art pratiqué par des femmes qui l'ont appris de leur mère. A leur tour, elles le passent à leur fille. Aujourd'hui, beaucoup de femmes et de jeunes filles ont appris à décorer les calebasses auprès d'autres personnes qui ne sont pas nécessairement membres de leur famille. La pyrogravure se fait individuellement ou en groupe de deux ou trois personnes. C'est un peu plus difficile d'avoir un plus grand groupe. Car, chaque personne doit utiliser au moins deux couteaux. Pendant qu'elle dessine avec l'un, l'autre est au feu. Un couteau refroidi ne laisse pas de trace. En fait, il glisse sur la surface lisse de la calebasse. Alors, il vaut mieux en avoir plus de deux. Les calebasses sont vendues au marché ou aux gens qu'elles connaissent dans la ville. Le besoin de vendre les oblige à faire vite. Elles ne prennent plus beaucoup de temps pour des figures compliquées. Les calebasses bien faites ont presque disparu.

La photo

 Sur l'image, il y a trois calebasses faites par une dame à Moundou, Pauline. L'une d'elle s'appelle « les cauris ». Si l'on regarde bien, elle a dessiné des cauris sur plusieurs rangés. Elle fait ce travail à main levée, cela veut dire qu'elle ne dessine pas avant de passer le couteau rougi au feu. C'est fascinant, n'est-ce pas ? Mais c'est aussi dangereux, un couteau peut bien glisser et toucher la cuisse, parfois non protégée, de la pyrograveuse. Pour montrer qu'elle est courageuse, elle continue son travail sans se plaindre. Cela fait partie de l'art. Pauline travaille avec deux autres jeunes filles. Elles vendent leur produit au marché central de la ville. Les gens achètent toujours de nouvelles calebasses pour remplacer celles qui sont cassées. Les calebasses font aussi parti des ustensiles de cuisine que les mères donnent aux filles à l'occasion de leur mariage. 

Mékoulnodji



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