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Sarkozy, un ami de l’Afrique "victime de son nègre", selon le président Abdoulaye Wade
Le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, a estimé, mercredi, que le président français, Nicolas Sarkozy, "est un ami de l’Afrique qui a été victime de son nègre" lors de son discours controversé sur ’l’homme africain’ tenu en juillet 2007 à Dakar, dans une allusion implicite au conseiller du chef de l’Etat français, Henri Guaino, auteur présumé dudit discours.
Selon M. Wade, qui s’exprimait à l’ouverture d’un colloque international sur le thème "Forces noires et autres apports de l’Afrique pendant la Grande guerre", à l’occasion de la célébration de la Journée du tirailleur sénégalais, "le président français n’est pas un adversaire de l’Afrique contrairement à une idée reçue".
"M. Sarkozy que j’ai eu à rencontrer à plusieurs reprises est un ami de l’Afrique", a insisté le chef de l’Etat sénégalais, qui a invité les Africains à "ne pas se tromper d’adversaire".
Le président sénégalais a expliqué que seul le président sud- africain, Thabo Mbéki avait, à l’époque, soutenu le chef de l’Etat français à la suite du discours controversé sur l’homme africain tenu le 26 juillet 2007 à Dakar, lors d’une visite officielle qui l’a conduit successivement au Sénégal et au Gabon.
"Sarkozy est un ami de l’Afrique victime, excusez-moi, de son nègre", a dit Me Wade faisant référence à Henri Guaino qui, a-t- il ironisé, "allait apprendre que l’homme africain est largement entré dans l’histoire", s’il avait participé au colloque qui se déroule à Dakar.
"A chaque fois que la liberté a été menacée, nous, Africains, avons payé de notre sang", a cru devoir rappeler Me Wade, qui a précisé que l’apport du continent noir dans le développement de la science et de la recherche doit être cherché à l’aube de l’humanité et non pendant la période coloniale.
Me Abdoulaye Wade a annoncé, sans plus de précisions, la tenue prochaine, à Dakar, d’un colloque international sur les contributions et inventions des Noirs africains et de la diaspora en matière de sciences et de technologies.
Le chef de l’Etat sénégalais, "qui se refuse à s’installer dans la polémique, mais dans la réalité des faits sur la contribution de l’Afrique", a cité en exemple, l’agriculture, la poterie et le fer, entre autres domaines où l’Afrique a contribué au savoir universel.