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Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!

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Cher Abdoulaye Wade, Sois nègre de la terenga et tais-toi

Sois nègre de la terenga et tais-toi. Ne parles pas au nom des autres nègres

« Qu’on ne me raconte pas d’histoires. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri... Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre ! Vous croyez que le corps français peut absorber 10 millions de musulmans qui, demain, seront 20 millions, et après demain 40 millions ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-deux-églises, mais Colombey-les-deux-mosquées. » Général de Gaulle


« Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. [...] on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Elysée tous les jours. Vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres ici. [...]. Et puis, cela n’a aucune espèce d’intérêt. Foutez-moi la paix avec vos nègres. Je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Elysée. Et puis, je vous assure que c’est sans intérêt. » Général de Gaulle

Réagissant à la première partie de mon article,(l'auteur de ce texte est: JeanBaptiste Onana, voir cicontre) certains amis ogres ont cru déceler en moi un passéiste obnubilé par des faits et évènements d’un autre âge n’ayant aucune emprise sur notre quotidienneté d’exclus et d’opprimés de la société française contemporaine. D’autres en revanche ont bien perçu que ma problématique -l’intégration sociale, politique et économique des minorités visibles, et singulièrement des Noirs-, était non seulement d’une brûlante actualité, mais surtout traitée sous son aspect actuel et conjoncturel. Je récidive en introduisant mon propos final par deux autres déclarations contestables du célébrissime général sur les arabes algériens et les nègres. Je le fais d’autant plus aisément qu’un certain nombre de personnalités françaises de droite citent volontiers ces paroles peu connues du défunt Général, pour justifier des politiques d’immigration et d’intégration toujours plus rigoureuses et discriminantes d’un gouvernement à l’autre, et d’une alternance politique à l’autre : ce fut notamment le cas lors des débats parlementaires préparatoires au vote de la loi dite Chevènement sur l’immigration. Ce fut également le cas, plus récemment, lors de la réforme du code d’entrée et de séjour des étrangers en France, voulue, pensée et formalisée par Nicolas Paul Stéphane Sarkosy de Nagy-Bocsa, alors ministre de l’Intérieur. Instruit de cette réalité et poursuivant mon analyse des relations intercommunautaires, je me suis pris à rêver -incorrigible naïf que je suis-, que Maghrébins et Négro-africains, logés qu’ils sont à la même enseigne de l’exclusion, soient en toute circonstance solidaires les uns des autres. Ici comme ailleurs. Force est de constater que c’est loin d’être le cas. Parce que de manière générale, les différentes communautés établies sur le sol français s’ignorent royalement, et nourrissent les unes à l’endroit des autres un nombre indéfinissable de préjugés à partir desquels se structure leur parti pris racial et ethnique. Les membres de ces communautés se côtoient sans réellement se mélanger et s’interpénétrer. Quand ils daignent se rencontrer, c’est généralement dans un cadre professionnel, confessionnel ou événementiel obligé et rarement dans celui d’une convivialité délibérément souhaitée. François Soudan, directeur de publication à l’hebdomadaire « Jeune Afrique », tente une autre explication : « [...] alors qu’eux-mêmes [les Maghrébins] sont fréquemment victimes d’attitudes, de jugements et d’actes discriminatoires dès qu’ils traversent la Méditerranée ou l’Atlantique pour se rendre au coeur du monde riche et blanc, qu’ils montrent une sensibilité d’écorchés vifs quand leurs frères de Palestine ou d’Irak subissent le fardeau de l’occupation et de l’injustice, les voici qui reproduisent chez eux les réflexes d’humiliation et de racisme. Le plus choquant a priori - et le plus significatif - est que les cibles privilégiées, si ce n’est uniques de ces comportements banalisés au point que nul, au sein des classes dirigeantes et des sociétés civiles des pays maghrébins, ne semble en avoir pris conscience, sont des ressortissants d’Afrique subsaharienne. Or qu’ils le veuillent ou non, le Sahara n’étant qu’un océan de sable, les Maghrébins sont des Africains. Leur appartenance à ce continent est historiquement et humainement sans commune mesure avec les affinités culturelles - réelles, mais finalement peu réciproques - qu’ils ressentent à l’égard du monde arabe. Voire, chimère récente, pour une Europe qui les maintiendra toujours aux lisières de son espace politique et économique. »

Quid des rapports Euro-étrangers/Noirs ?

« Le Pen a raison ! Il y a trop d’immigrés en France, notamment africains et arabes. Le pire, c’est que la plupart ne nous rapportent rien, alors qu’il est avéré qu’ils nous coûtent cher en aides sociales diverses. »

Ces propos sont ceux d’un jeune ex-polonais fraîchement naturalisé français, que j’ai interviewé comme bien d’autres personnes, pour les besoins d’écriture de mon livre. Faut-il vraiment s’en étonner ? Il faut savoir qu’en France, de nombreux ressortissants européens -considérés dans la double acception communautaire et non communautaire du terme-, s‘avèrent être de bons et joyeux élèves à l’école du racisme et de l’intolérance. Faciles assimilateurs du discours lepéniste et villiériste anti-immigrés et anti-islam, ils oublient que tout blancs qu’ils sont, ils viennent eux aussi d’ailleurs.

Quid des rapports Juifs/Noirs ?

« De prime abord, il peut sembler étonnant que l’attitude de l’antisémite s’apparente à celle du négrophobe. C’est mon professeur de philosophie, d’origine antillaise, qui me le rappelait un jour... Et je pensais qu’il avait raison universellement, entendant par là que j’étais responsable, dans mon corps et dans mon âme, du sort réservé à mon frère. Depuis lors, j’ai compris qu’il voulait tout simplement dire : un antisémite est forcément négrophobe. » Franz Fanon

J’ai fait miennes ces paroles de sagesse, mais pour autant je n’ai pas abdiqué ma liberté de penser. Elle me commande d’admettre que de même qu’il existe un certain intégrisme catholique et musulman, de même il est incontestable qu’il existe un intégrisme religieux juif, dont les dérives ne sont pas plus acceptables que celles des deux premiers. Le racisme étant par ailleurs un attribut de la condition humaine, c’est un truisme d’affirmer que l’on peut être juif et anti-Noirs ou noir et anti-Juifs.

Concluant cet article, je m’interroge : et si on était tous -Blancs et Noirs, Maghrébins et Africains, Français et étrangers-, des nègres qui s’ignorent ou feignent de s’ignorer ?

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