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Berlusconi touché par une nouvelle affaire Un homme d’affaires aurait proposé de l’argent à plusieurs femmes pour qu’elles passent la nuit dans des résidences privées du président du Conseil. Le Cavaliere crie au «complot»
Après Noemi et les paparazzi, Silvio Berlusconi est aux prises avec «D’Addy» et le Parquet de Bari. La vie privée du chef du gouvernement italien continue en effet d’être au centre d’une tempête médiatico-politique qui se double désormais d’un volet judiciaire. Les magistrats de cette ville des Pouilles viennent en effet de placer sous enquête un chef d’entreprise, Giampaolo Tarantini, pour corruption et, parallèlement, le soupçonne, à la suite d’écoutes téléphoniques, «d’incitation à la prostitution». Celui-ci aurait proposé de l’argent à plusieurs femmes pour qu’elles passent la nuit dans des résidences privées du président du Conseil.
L’une d’entre elles, Patrizia D’Addaria, 42 ans, surnommée «D’Addy» par une partie de la presse italienne, a publiquement reconnu les faits. Elle affirme pouvoir prouver la véracité de ses propos à l’aide d’enregistrements audio et des photos de ses deux visites à Silvio Berlusconi à son domicile romain. Trois autres femmes auraient déjà été entendues par les magistrats de Bari.
«Ce sont des accusations ordurières», s’est insurgé l’intéressé qui évoque un «complot» pour l’abattre politiquement. Son avocat a plaidé que le Cavaliere «pourrait avoir beaucoup de femmes gratuitement» et qu’en tout état de cause, il ne pouvait être concerné par le soupçon «d’incitation à la prostitution» étant, le cas échéant, «un utilisateur final et donc pas punissable pénalement». «Imaginer que Berlusconi paie une femme 2000 euros pour qu’elle sorte avec lui me semble exagéré», a insisté maître Nicola Ghedini.
Reste que les affaires privées du président du Conseil prennent de nouveau un tour politique. Au lendemain du scrutin européen du 7 juin où les listes de Silvio Berlusconi ont obtenu 35% des suffrages, le Cavaliere espérait avoir pourtant surmonté l’épreuve du divorce demandé par son épouse Veronica Lario au motif qu’elle «ne pouvait rester aux côtés d’un homme qui fréquente des mineures», allusion à son rapport avec Noemi, la jeune blonde napolitaine qui l’appelle «papounet».