Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!

Publicité

L’emprise russe en Ossétie du Sud - Alexandre Billette , Le Temps

L’emprise russe en Ossétie du Sud

Alexandre Billette

Des enfants au milieu d’immeubles détruits à Tskhinvali,
 la capitale de l’Ossétie du Sud. (credit photo AP)

Un an après le conflit avec la Géorgie, la république sécessionniste survit avec l’aide du financement russe

Les camions vont et viennent sur la rue Gertsena, au sud de ­Tskhinvali, la capitale de l’Ossétie du Sud. Dans ce quartier situé à moins de 500 mètres de la frontière géorgienne, les carcasses de maisons bombardées ont été déblayées. Sous un soleil de plomb, une dizaine de travailleurs s’activent à échafauder le squelette d’une future maison dont la construction démarre à peine.

Piotr, propriétaire d’une entreprise de travaux publics, dirige le petit groupe d’ouvriers. Originaire de Russie, tout comme ses employés, il a répondu à l’appel d’offres de Moscou pour un contrat concernant une dizaine de maisons à Tskhinvali. Un contrat «pas si rentable que prévu. C’est le transport du matériel qui est long et coûteux».

Comme les ouvriers, le matériel de construction et l’essentiel des produits manufacturés viennent de Russie. Dans cette petite «république» montagnarde de quelques dizaines de milliers d’habitants, dépourvue d’usines, la seule voie d’accès consiste à traverser la chaîne du Caucase par le tunnel de Roki, construit par l’Armée rouge dans les années 1980. Au bout d’une mauvaise route de montagne, le tunnel mène aux vallées d’Ossétie du Nord, qui fait partie de la Fédération de Russie.

La frontière entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud, au sud de Tskhinvali, est-elle hermétiquement fermée. Le petit commerce, florissant avant le conflit d’août 2008 malgré les tensions, est désormais impossible. Au poste de Teïk, les drapeaux géorgien et sud-ossète se font face à moins de vingt mètres. Côté ossète, trois «volontaires», ivres et sans armes, montent la garde de l’autre côté des blocs de béton posés par l’armée géorgienne. Des soldats russes y assurent parfois une présence, issus du contingent de 8000 hommes disséminés dans les bases implantées en Ossétie du Sud et sur la frontière osséto-géorgienne.

Un an après le conflit, l’emprise de Moscou sur la petite république est totale. La présence militaire russe, quoique discrète dans les rues de Tskhinvali, est visible: on peut voir parfois dans les faubourgs de la capitale un blindé circuler en direction de la frontière géorgienne, tandis que des camions de transports de troupes roulent sur l’axe principal de la république.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article