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Rassemblement Démocratique pour la Paix et les Libertés au Tchad. La passion de bâtir, le rêve de construire un Tchad nouveau!

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L’impasse russo-géorgienne - Stéphane Bussard, Le temps.

Le 7 août 2008, au moment de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, la Russie du tandem Vladimir Poutine-Dmitri Medvedev entrait en guerre contre la Géorgie de Mikhaïl Saakach­vili, cheval de Troie de l’Amérique de George W. Bush et de Dick Cheney.

Un an plus tard, on se perd encore en conjectures pour savoir qui a ouvert le premier les hostilités. Le rapport que rédige pour la fin septembre la diplomate suisse Heidi Tagliavini au nom de la Mission d’enquête de l’Union européenne sur les causes de ce conflit devrait en ce sens apporter des réponses éclairantes, même si l’exercice de rédaction relève de l’équilibrisme.

Sur le terrain, la situation demeure préoccupante. Il n’y a plus de conflit ouvert, mais des incidents réguliers montrent que les plaies continuent de suppurer. Cette région du Caucase du Sud, couloir des hydrocarbures de la mer Caspienne, reste plongée dans une instabilité telle qu’une reprise des hostilités n’est pas exclue.

La fragilité du statu quo actuel, décrit par certains comme favorable à Moscou qui maintiendrait ainsi la Géorgie sous le joug de sa doctrine de l’étranger proche, est pourtant un cadeau empoisonné pour les Russes. L’an dernier, la démonstration du Kremlin avait un objectif précis: réaffirmer le statut de puissance de la Russie dans sa «zone d’influence». Elle devait couper court aux désirs de l’Occident et des Etats-Unis de pousser l’Ukraine et la Géorgie à adhérer à l’OTAN. C’était aussi une manière de signifier à Washington sa colère face à la volonté américaine d’installer un bouclier antimissiles aux portes de la Russie.

En 2009, Moscou n’a plus de leçons à donner et est empêtré dans une situation inextricable. Pour avoir reconnu l’indépendance autoproclamée de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, des républiques appartenant à la Géorgie, le pouvoir russe s’est lié les mains. Pour ne pas perdre la face, il se voit contraint d’assumer le destin de deux républiques dont l’intérêt stratégique est tout relatif. D’autres dossiers devraient pourtant l’occuper en priorité: les relations russo-américaines et la réduction des arsenaux nucléaires, l’Ukraine ou encore la terrible crise économique que la Russie traverse.

La Géorgie ne sort pas non plus grandie du conflit. Son président, Mikhaïl Saakachvili, a réussi à se maintenir au pouvoir en raison de l’extrême faiblesse de l’opposition. Mais son pays est à genoux et a perdu le soutien inconditionnel de Washington.

Quant à la communauté internationale, elle avait fait illusion au moment de l’accord «arraché» par Nicolas Sarkozy à Dmitri Medvedev le 12 août 2008. Aujourd’hui pourtant, les observateurs de l’OSCE et de l’ONU ont été expulsés de Géorgie. Et plus personne ne semble désormais presser Moscou de respecter un accord qui apparaît de plus en plus comme un chiffon de papier.

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