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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 15:00

Drame familial à Abidjan: A l’obtention du visa pour les USA, on lui révèle que de ces 5 enfants, 2 ne sont pas de lui.

by Fulbert Koffi, OeidAfrique.com

Ambassade-USA-a-Abidjan.jpgAmbassade des USA à Abidjan, Côte d’Ivoire

 

C’est le regroupement familial du couple Kouadio qui va relever un vieux secret partagé entre l’amour d’un homme et l’adultère d’une femme que le temps avait jusque-là protégé. Lundi dernier à l’ambassade des USA à Abidjan, c’est un mari inconsolable que l’obtention du visa pour ses enfants a permis de découvrir les tromperies de sa femme. Les larmes aux yeux il se retenait pour éviter de passer pour ridicule dans ce hall plein de demandeurs de visas.

En effet vivant aux États-Unies depuis quelques années, il a pu obtenir la nationalité américaine. Il a donc décidé d’organiser un regroupement familiale. Sa famille est composée de cinq enfants ainsi que sa tendre épouse. Ils rempliront toutes les formalités d’usage pour le regroupement familial sur le sol américain. Monsieur Kouadio fera même coïncider ses congés professionnels pour être à Abidjan avec les siens afin de repartir ensemble pour cette nouvelle vie au pays.

Comme recommandé par les services de l’ambassade en plus des documents administratifs un test d’ADN est effectué sur tous les membres de la famille pour prouver leur filiation commune. La semaine dernière pour le retrait des fameux visas, qui aurait pu imaginer un seul instant ce qui attendait cette famille « soudé »?

« Monsieur, nous sommes désolé mais deux des enfants présentés ne pourront se faire établir de visas car n’étant pas de vous« . Comme un marteau qui venait de l’assommer il ne comprenait pas. Pourquoi tous étaient de lui sauf le 3e et la dernière? Son regard croisait sur le coup celui de sa femme assise à une chaise de lui. Le silence dans la pièce était pesant et personne n’osait le briser, pas même l’agent du consulat qui malgré sa lourde tâche et le monde qui attendait dehors n’osait prononcer un mot.

De peu l’infortuné verserait des larmes à la vue de « sa dernière fille de 4 ans » qui venait d’ouvrir la porte du bureau ou se trouvait « ses parents ». Ce fut l’occasion pour le couple de prendre congé de l’agent administratif de l’ambassade.

Dehors attendait le reste de la famille qui ne se doutait de rien malgré la lourde atmosphère qui prévalait. Que s’est-il passé pour en arriver à cette situation? Que deviendra cette famille? autant de question qui mérite attention.

Si nous n’avons pu avoir échos de la suite de cette histoire, nous pouvons néanmoins nous interroger sur l’avenir de cette famille qui pourrait être traumatisé à vie à cause des effets collatéraux de cette grossière infidélité.

Fulbert KOFFI         
Abidjan-Oeildafrique.com

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 13:33

imagesc.jpgLe 25 mai 1963, l’empereur éthiopien Hailé Sélassié s’adresse aux représentants des pays africains, venus à Addis Abeba, pour s’entendre sur les modalités de la création d’une organisation commune, qui deviendra l’Organisation de l’unité africaine.

Il s’agit d’un jour capital et historique pour l’Afrique et tous les Africains. Nous sommes aujourd’hui sur la scène internationale face à un public international. Nous nous sommes réunis pour affirmer notre rôle dans la conduite des affaires du monde et pour conférer de notre pouvoir au grand continent et aux 250 millions de gens que nous dirigeons. L’Afrique se trouve aujourd’hui à mi-chemin, en transition de l’Afrique d’hier à l’Afrique de demain. Nous sommes ici en train de sortir du passé et d’avancer vers l’avenir. La tâche que nous nous sommes fixée, la construtc tion de l’Afrique, attendra. Nous devons agir, préparer et former l’avenir, laisser notre marque sur les évènements alors qu’ils disparaissent dans l’histoire.

Au cours de cette conférence, nous devons déterminer si nous sommes prêts à aller de l’avant et à tracer le cours de notre destinée. Il n’est pas moins important que nous sachions d’où nous venons. La connaissance de notre passé est essentielle à la définition de notre personnalité et de notre identité en tant qu’Africains.

Le monde n’a pas été fait par morceaux. L’Afrique n’a pas été créée ni plus tôt, ni plus tard qu’aucune autre région géographique de ce globe. Les Africains possèdent tous les attributs humains, ni plus ni moins que les autres hommes. Ils en ont les talents, les vertus, aussi bien que les défauts.
Il ya quelques milliers d’années, des civilisations prospères ont existé sur ce continent. Celles-ci n’étaient en rien inférieures à celles qui existaient alors dans d’autres continents. Les Africains étaient politiquement libres et économiquement indépendants. Ils avaient leur propre structure sociale, et leurs cultures étaient véritablement autochtones.

L’obscurité qui entoure ces siècles entre les premiers jours et la redécouverte de l’Afrique est en train de se dissiper. Ce qui est sûr c’est que durant ces longues années, des Africains sont nés, ont vécu et sont morts. Des hommes des autres régions du monde ne se préoccupaient que d’eux-mêmes, et dans leur suffisance, proclamaientt que le monde commençait et finissait selon leurs vues, avec leurs horizons. Inconnue à ces hommes, l’Afrique développait ses propres sociétés, vivant sa propre vie, et au XIXe siècle, finalement réémergeait dans la conscience du monde.

Point n’est utile de revenir longuement sur les évènements de ces 150 dernières années. La période coloniale culmina par la mise en chaîne et l’asservissement de notre continent. Nos peuples, autrefois fiers et libres, furent réduits en en esclavage et humiliés. L’Afrique a été tailladée et on lui a imposé des frontières artificielles et arbitraires. Nombre d’entre nous, au cours de ces années d’amertume, ont été vaincus dans des batailles, et ceux qui ont échappé à la conquête l’ont fait au prix d’une résistance desespérée et sanglante. D’autres ont été vendus au prix imposé par les colonialistes  pour leur « protection »  et celle des territoires dont ils jouissaient. L’Afrique était une ressource qui devait être exploitée et les Africains des biens physiques à acheter, ou au mieux des populations à réduire à l’état de vassaux et de laquais. L’Afrique était le marché pour les produits d’autres nations et la source des matières premières qui nourrit leurs usines.

Aujourd’hui, l’Afrique est sortie de cette sombre période. L’Armageddon fait partie du passé. L’Afrique vient de renaître comme un continent libre, et les Africains comme des hommes libres. Le sang qui a été versé et les souffrances éprouvées sont les meilleurs gages de notre liberté et de notre unité. Quel que soit le lieu de notre rencontre, c’est avec respect que nous nous souviendrons de tous ces Africains qui refusèrent d’accepter le jugement passé contre eux par les colonialistes et les impérialistes, de tous ceux qui eurent espoir, sans faiblir, dans les moments les plus sombres, en une Afrique libérée de toute servitude politique, économique et spirituelle.
Beaucoup d’entre eux n’ont jamais mis les pieds sur ce continent. D’autres, au contraire, y sont nés et y sont morts. Ce que nous pouvons dire aujourd’hui n’ajoutera pas beaucoup à l’héroïque combat de ceux qui, par leur exemple, nous ont montré combien la liberté et la dignité humaine sont précieuses, et combien la vie a peu de valeur sans ces notions. Leurs faits et actions sont inscrits dans l’histoire.

La victoire de l’Afrique, bien qu’évidente, n’est pas encore complète, et des zones de résistance perdurent. Aujourd’hui, notre plus grande tâche est la libération finale de ces Africains encore dominés par l’exploitation et sous le contrôle de puissances étrangères. Avec cet objectif et ce triomphe sans condition à notre portée, ne faillissons pas, ne traînons pas, ne nous reposons pas. Nous devons faire cet ultime effort. Ne soyons pas las de nos combats quand tant de choses ont déjà été accomplies que l’excitation du travail accompli nous amène près de la satiété. Notre liberté n’a pas de sens tant que tous les Africains ne sont pas libérés. Nos frères dans les Rhodésies, au Mozambique, en Angola, en Afrique du Sud, implorent dans l’angoisse notre soutien et notre aide. Nous devons faire pression en leur nom pour qu’ils puissent accéder à une indépendance pacifique. Nous devons nous rallier leurs rangs et nous identifier avec toutes les formes de leur combat. Ce serait une trahison si nous nous contentions de faire semblant de les soutenir et que nous ne traduisions pas nos paroles par des actes.

À ceux-là, nous disons, vos appels ne seront pas vains. Les ressources de l’Afrique et de toutes les nations qui sont éprises de liberté se mobilisent pour vous. Soyez courageux, votre délivrance est proche.

Alors que nous renouvelons nos voeux pour que toute l’Afrique soit libres, essayons de panser nos vieilles blessures et oublions nos cicatrices. C’est ainsi que l’Ethiopie a traité son envahisseur il y a 25 ans, et les Ethiopiens ont trouvé la paix avec honneur de cette manière. Les souvenirs des injustices passées ne doivent pas nous détourner des affaires plus pressantes. Nous devons vivre en paix avec nos anciens colonisateurs, faire taire les récriminations et l’amertume, renoncer au luxe de la vengeance et des représailles, ne pas laisser l’acidité de notre haine entamer nos âmes et empoisonner nos coeurs. Agissons en accord avec la dignité que nous avons réclamée pour nous, Africains, fiers de nos caractères spécifiques, de notre particularisme et de nos compétences. Nos efforts d’hommes libres doivent permettre d’établir de nouvelles relations, dépourvues de resentiment et d’hostilité, restaurer notre confiance et notre foi en nous-mêmes en tant qu’individus, sur la base de l’égalité avec les autres peuples libres.

Aujourd’hui, nous regardons vers le futur, calmement, avec confiance et courageusement. Notre vision de l’Afrique n’est pas seulement celle d’une Afrique libre mais celle d’une Afrique unie. Face à ce nouveau défi,  nous pouvons trouver réconfort et encouragement dans les leçons du passé. Nous savons qu’il y a des différences entre nous. Les Africains sont issus de différentes cultures, avec des valeurs et des caractères particuliers.  Mais nous savons aussi que cette unité peut exister et a été possible avec des hommes d’origine disparate, que les différences de race, de religion, de culture, de tradition,  ne constituent pas un obstacle insurmontable au rassemblement futur des peuples. L’histoire nous enseigne que l’unité c’est la force,  et nous avertit que nous aurons à  surmonter et dépasser nos différences dans la quête des objectifs communs, à nous efforcer, tous unis,  d’ouvrir le chemin à une véritable fraternité et unité africaine.

Certains prétendent que l’unité africaine est impossible à atteindre, que trop de forces nous en empêchent, que ce soit dans cette direction ou celle-là, et que nous ne vaincrons pas ces résistances. Il n’y a ni doute, ni pessimisme, ni absence de critiques et de commentaires. Ils parlent d’Afrique, du futur de l’Afrique et de sa place au XXe siècle sur des tons sépulcraux. Ils prédisent les dissensions, la désintégration au sein des Africains, les luttes fratricides et le chaos pour notre continent. Confondons-les et par nos actes, jetons les dans la confusion.

 Il y a les autres dont les espoirs portés sur l’Afrique brillent de tout leurs feux, qui debout, le visage éclairé par l’émerveillement et l’admiration à l’idée d’une vie nouvelle plus heureuse, à laquelle ils se sont commis pour sa réalisation et sous l’impulsion de leurs frères auxquels ils doivent les gains du passé. Récompensons leur confiance et méritons leur approbation.

La route vers l’unité africaine est déjà jalonnée de repères. Ces dernières années nous avons eu des rencontres, des conférences, des déclarations, des engagements. Des organisations régionales se sont créées. Des groupes locaux d’intérêts communs, de même origine ou de traditions ont été constitués.

A travers tout ce qui a été dit, écrit et accompli ces dernières années, il y a toujours eu le même thème. L’unité est l’objectif reconnu. Nous discutons sur les moyens; nous discutons sur les voies alternatives pour le même but; nous nous sommes engagés dans des débats sur les techniques et les tactiques. Mais quand on retire la sémantique, il n’y a pas de dispute entre nous. Nous sommes déterminés à créer l’union des Africains.

Au sens strict du terme, notre continent n’est pas encore construit; il attend encore sa création et ses créateurs. Il est de notre devoir et de notre privilège de réveiller le géant endormi de l’Afrique, non pas pour répondre au nationalisme européen du XIXe siècle, non pas pour répondre à une conscience régionale, mais pour la vision d’une unique fraternité africaine, mettant toutes ses forces unies dans l’accomplissement d’un objectif plus grand et plus noble.

Par-dessu tous, nous aurons à éviter les pièges du tribalisme. Si nous nous divisons selon des lignes tribales, nous ouvrons nos portes aux interventions étrangères et à leurs conséquences potentiellement dommageables. Le Congo est la preuve évidente de ce que nous sommes en train de dire. Nous ne devrions pas nous laisser entraîner par la complaisance au vu de l’amélioration de la situation dans ce pays. Les Congolais ont souffert de maux qui n’ont pas encore été dits et la croissance économique du pays a été retardée par les luttes tribales.

(…)

Cepenant, nous ne devrions pas nous inquiéter : notre unité ne peut se construire en un jour. L’unité que nous cherchons viendra graduellement. Elle progressera de jour en jour, nous emmenant lentement mais inexorablement dans sa course. Nous avons devant nous les exemples des Etats-Unis et de l’Union des Républiques Socialistes et Soviétiques. Nous devons nous souvenir combien de temps ils ont eu besoin pour achever leur unité. Quand les fondations sont solides, si le maçon est capable et que les matériaux sont de bonne qualité, la maison à construire sera solide.

(…)

Ce dont nous avons besoin est d’une seule organisation qui parlera d’une seule voix pour toute l’Afrique, au sein de laquelle les problèmes de l’Afrique seront analysés et résolus. Nous avons besoin d’une organisation qui permettra des solutions acceptables aux disputes inter-africaines et qui promouvra l’étude et l’adoption des mesures de défense commune et des programmes de coopération dans les domaines économiques et sociaux. A l’occasion de cette conférence, créons une seule institution à laquelle nous appartiendrons tous, basée sur les principes auxquels nous souscrivrons, confiants que dans ses conseils, nos voix auront leur poids, sécurisé par le fait de savoir que les décisions qui seront prises le seront par des Africains, et seulement par des Africains, et qu’elles prendront entièrement en compte les considérations vitales des Africains.

Nous sommes réunis ici pour jeter les bases de l’unité africaine. Nous devons par conséquent, ici même et aujourd’hui, nous mettre d’accord sur l’instrument de base qui constituera le fondement du développement futur de ce continent dans la paix, dans l’harmonie et dans l’unité.

( …)

Cette conférence ne peut se terminer sans l’adoption d’une Charte africaine unique. Si nous nous laissons guider par le souci d’un intérêt étroit et par une vaine ambition, si nous échangeons nos croyances pour des avantages à court terme, qui prêtera foi à nos paroles, qui croira à notre désintéressement ? Nous devons faire connaître nos opinions, sur les grands problèmes qui préoccupent le monde, avec courage et avec sincérité, en disant ce qui est.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 21:52

qualification 1383614259Le pouvoir de Khartoum confronté à de multiples défis veut offrir à son peuple une ultime chance des retrouvailles nationales dans le but de jeter les bases d’une nouvelle société réconciliée entre elle et tournée vers la paix et la démocratie. Et cela ne se passe pas sans transition politique.

Le sujet est sur toutes les lèvres depuis que le président Omar Hassan El Bechir a annoncé la volonté de son gouvernement de réunir autour d’une table toutes les sensibilités soudanaises pour revisiter l’histoire de leur  pays , corriger les erreurs et projeter un nouveau cap sur l’avenir. Cette semaine devant le parlement, il a réitéré les mêmes intentions  de voir ses compatriotes se réconcilier entre eux dans le but de renaitre un Soudan moderne et démocratique. D’importantes décisions ont été prises à cet effet, surtout celles concernant la libération de tous les prisonniers de guerre et des détenus politiques.

 Pour certains observateurs, le chef de l’Etat soudanais  qui ne cessait de répéter à qui voudrait l’entendre qu’il ne briguera pas un prochain mandat, serait entrain de préparer une  retraite tranquille dans son propre  pays car un exil doré serait risqué vu le mandat d’arrêt de la CPI qui, comme un épée de Damoclès, plane toujours sur sa tête.

 A Khartoum, le landerneau politique  et la société civile s’agitent : des débats télévisés, des concertations inter partis  mais aussi des inquiétudes du côté du pouvoir en  fin de règne sans gloire. Les principaux partis d’opposition ont donné leur accord de principe sur la tenue d’un dialogue direct inter soudanais .Il s’agit de  congrès populaire soudanais  de l’islamiste Hassan Eltourabi ,ancien maitre à penser du pouvoir à Khartoum ; devenu par la suite depuis 1999 son farouche opposant  , qui refait la lune de miel aujourd’hui avec Elbéchir . Il y a aussi le Parti de Ouma’a de l’ancien prémier ministre Sadick Elmahdi  ainsi que le parti démocratique soudanais(PDS) qui divergent un peu sur la question procédurale. Les communistes quant à eux émettent des réserves et posent comme préalable l’annulation des lois sur le délit d’opinion  et de manifestation  jugées scélérates et liberticides. En ce qui concerne l’oppostion armée , celle-ci avance des graranties suffisantes et demande l’implication de la communauté internationale. Réunis au sein du Front Révolutionnaire Soudanais (FRS) , les mouvements rebelles  estiment que le régime doit  d’abord arrêter les massacres des civils dans le Nil Bleu , le Kordofan et le Darfour avant d’évoquer l’initiative d’un dialogue national qui devrait, selon eux, se tenir dans un pays tiers sous la supervision onusienne. On note ici que la convergence des vues  de  tous les acteurs soudanais  demeure une équation à géométrie variable. Entre un Dialogue inter soudanais direct proposé par le président Elbechir  et  qui requiert plus ou moins l’adhésion de principe des  poids de l’opposition intérieure  et un Dialogue en déhors du pays avec l’implication de la communauté internationale voulue par l’oppostion armée, il y a certainement du pain sur la planche. Entremps, le soudanais lambda peine à joindre les deux bouts dans un pays rongé par la corruption , la déliquescence  de l’Etat et les guerres civiles avec sa cohorte quotidienne des morts et des mutilés à vie.

Le régime d’Omar Hassan Elbéchir au pouvoir depuis 1989 aura marqué la conscience collective par sa brutalité dans la conduite de la chose publique .Principal responsable  devant l’histoire de la sécession du sud du  pays (devenu indépendant), ce régime policier  doit sa longévité à son important dispositif sécuritaire particulièrement répressif. Après vingt  cinq ans de pouvoir, Elbechir et son congrès national  se rendent compte en fin qu’ils sont en face d’un Soudan en voie d’effondrement et qu’il est temps d’amorcer un nouveau virage pour donner la chance au peuple de se frayer un chemin. N’est ce pas là une stratégie de sauver la face et de chercher à se mettre à l’abri de tout soupçon et de toute poursuite ?

 Toutefois, le fait d’accepter de convoquer des assises nationales est en soi un pas  décisif dans la recherche des solutions à la profonde crise soudanaise. Contrairement au dictateur de Kafouri( quartier de la famille présidentielle à Khartoum) , son homologue et voisin de l’ouest, le principal bras armé de la nébuleuse françafrique , continue à se donner les airs d’un Ramsès aveuglé par le sang de ses compatriotes  et par son hégémonie dans la sous région ne rêvant qu’une seule chose : faire du Tchad une dynastie héréditaire !  Idriss Deby , c’est de lui qu’il s’agit , défie  donc un peuple qu’il a  assujetti  par son implacable dictature  et réduit  à l’indolence par ses innombrables oppressions sanglantes .Mais malgré le poids du despotisme, le peuple est loin de se décourager d’une si longue résistance en vue d’un inévitable changement .

Ahmat Yacoub Adam

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 00:02

get_img.jpgIbrahima Sambégou Diallo est peut-être en train de devenir le premier mathématicien africain à avoir élaboré un théorème. Le jeune chercheur  guinéen, 35 ans, journaliste reconverti dans la recherche mathématique a réussi à trouver la solution à la conjecture de Goldbach.


Ce problème mathématique a été posé il y a plus de 270 ans par le mathématicien russe Christian Goldbach, tuteur du tsar Pierre II, et fonctionnaire au ministère russe des Affaires étrangères.  En 1742, il expédia une lettre à son contemporain Leonhard Euler, dans laquelle il fît remarquer que « tout nombre pair plus grand que 2 peut être écrit comme la somme de deux nombres premiers ».


Pour illustration, on voit que 6=3+3 ; 8=3+5 ; 10=3+7 ou 5+5 ; 30=11+19=13+17 ; 100=17+83… Est-ce donc vrai pour tout nombre pair ? Telle est la colle… a expliqué Ibrahima Sambégou Diallo dans la presse locale de son pays.


Il a fallu 14 ans de travaux au jeune mathématicien guinéen avant d’arriver à la solution. Ce qui le projette dans la cour des grands. Il était en ballotage avec des chercheurs américains mieux connus et plus soutenus.


Ibrahima Sambégou Diallo tape à toutes les portes pour faire valider son travail. Confronté à un manque de soutien dans son pays, il a décidé  de se rendre à Dakar au Sénégal pour faire valider les résultats de ses recherches à l'institut  de mathématiques.


Il  espère trouver un appui afin qu'il soit le premier africain avoir élaboré un théorème.

Le portrait du jeune mathématicien guinéen dans ce reportage d'Abdourahamane Diallo

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 13:21
arton38935-6da45.jpgEn Zambie, un jeune homme venu du Malawi voisin s’est fait dévorer le pénis et trois orteils par une hyène alors qu’il était parti dans la brousse sur les conseils d’un guérisseur, indique, ce mercredi, l’hôpital où il est soigné.

Sur les conseils d’un guérisseur qui lui avait promis la richesse, un jeune homme malawite s’est rendu dans la brousse en Zambie. Il s’est alors fait manger le sexe et des orteils par une hyène rapporte, ce mercredi, l’établissement où il est hospitalisé.

L’information est sortie dans la presse locale du pays, dans le quotidien Times of Zambia. « Je suis parti dans la brousse et on m’a demandé de me mettre nu », a expliqué Chamangeni Zulu. Une hyène l’a ensuite attaqué, à côté de la ville frontalière de Chipata, le long de la frontière avec le Malawi, à l’extrême est du pays. Le jeune homme raconte : « une hyène est arrivée et a commencé à manger mes orteils, et finalement mes parties masculines ». Les faits se sont déroulés le 24 mars dernier.

Le jeune homme aurait été convaincu par un guérisseur traditionnel de se rendre dans la brousse afin de devenir riche, suivant ses indications. Chamangeni Zulu va retourner au Malawi, à la demande de ses proches selon l’AFP qui précise qu’il est sorti de l’hôpital ce lundi.

« Il faudra qu’il continue à nettoyer ses plaies, mais son état est stable », indique sœur Precious Matongo, une infirmière de l’établissement. L’influence des guérisseurs traditionnels est très forte au Malawi et en Zambie, et les escrocs sont nombreux.

 

Source: afrik.com

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 05:46

1150799_10201830185373385_2022447519_n.jpgDepuis que la Centrafrique s’est embourbée dans un cycle de violence qui voit différentes communautés s’affronter, on voit monter en même temps, du côté des officiels, aussi bien politiques que religieux, l’affirmation que le conflit centrafricain n’est pas religieux. A cause de la prévalence des faits, on est tenté de s’interroger si cette affirmation exprime la réalité ou s’agit-il tout simplement d’incantations magiques chargées d’exorciser la peur qui habite les cœurs.

Il s’agit d’abord de se demander ce qu’on entend habituellement par conflit religieux.
- S’agit-il du prosélytisme d’une communauté religieuse tentant d’éliminer toute autre forme religieuse autre que la sienne ?
- S’agit-il de deux communautés religieuses différentes incapables de coexister et qui s’affrontent pour qu’il n’y ait de la place que pour l’une d’elle ?
Lorsque les officiels, politiques et religieux, disent que le conflit n’est pas religieux, que veulent-ils exactement dire ?
Si un conflit religieux fait courir un grand danger à l’unité et à la cohésion de la Centrafrique, il y a un autre grand danger qui consiste à vouloir fermer les yeux sur la réalité et à s’enfermer dans des certitudes qui empêchent de chercher une meilleure solution.
Qu’il y ait une manipulation politique des différentes communautés religieuses, cela va de soi mais cela n’empêche pas de regarder la réalité en face. Que se passe-t-il réellement ?
Il faut d’abord relever que cours du conflit, différents édifices religieux ont été sinon détruits, du moins profanés ; des offices ont également été perturbés par des pillards appartenant à une autre communauté religieuse.
Le discours habituel des populations oppose toujours chrétiens d’un côté et musulmans de l’autre (même si quelquefois les autorités ajoutent devant l’appartenance religieuse des autres le titre de « nos frères » ; on entend ainsi « nos frères musulmans »).

 

On voit quelques leaders religieux en vue monter pour dénoncer l’utilisation religieuse d’un phénomène qui ne devrait être que politique mais que fait la masse « silencieuse » des leaders religieux (prêtres, pasteurs, imams) qu’on entend pas dans les medias ?

 

Une autre complication qui viendra compliquer toute recherche de solution dans l’avenir est que dans la mentalité de l’homme de la rue, centrafricain signifie non-musulman. Comment arriver à une cohésion nationale tant que ce relent religieux n’est pas extirpé ?

 

 Pour que la Centrafrique puisse retrouver la paix, il faudra que tous les centrafricains acceptent de revenir sur le contentieux religieux que connaît leur pays. Comment faire vivre ensemble les chrétiens et les musulmans après ces graves incompréhensions qu’ils sont en train de connaître. Plus tôt on acceptera de prendre ces problèmes à bras le corps, mieux cela vaudra. Il ne suffit pas de claironner que le conflit centrafricain n’est pas religieux mais il faut enlever les germes de division qui grandissent dans les cœurs où la haine de l’autre a réussi à faire son lit. Chrétiens et musulmans, une seule destinée en Centrafrique ? Il faut interroger l’avenir et le forcer à répondre !
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 14:50

ob_db312b_3362efd49fc055fcede8c4792e92c2a6-646.jpgUn petit, tout petit texte qui mériterait d’être long pourtant.

Depuis quelques jours de nombreuses publications traitent du « racisme au Maroc ».

Ce racisme est implicitement institutionnalisé chez nous.

Ce racisme, celui que Nelson Mandela découvrit avec effroi lors de sa visite au Maroc, alors sous Hassan 2, est présenté par bon nombre de têtes aux chapeaux coniques comme étant l’expression de notre culture …

Celle que les marocains véhiculent consciemment car inscrit dans le patrimoine makhzénien …

Le Maroc est le premier pays à avoir reconnu les Etats-Unis! Aime-t-on crier à tout va ! Oui certes, ce dernier fut aussi l’un des principaux pourvoyeurs d’esclaves vers le nouveaux monde.(ça c’est écrit en tout petit, tout petit).

Mais aujourd’hui, notre société marocaine du pays et de la diaspora est-elle raciste ?

-“Tbronziti m3a rassek , wouliti Draoui” “Tu as bien bronze, on dirait un esclave”

Alors vous ne voyez toujours pas ?

-« Chouf 3roussa Zouina wakha Ka7la » « Regarde la mariée, elle est belle malgré qu’elle soit noire »

Ne me dite pas que vous n’avez jamais entendu ce genre de phrases …

Mesurons l’ampleur de notre racisme avec honnêteté, celle du malade qui prend conscience de sa pathologie et qui a le choix, soit de la combattre, soit de s’y résigner.

Oui, au Maroc nous sommes majoritairement racistes, oui il y a de l’antisémitisme à revendre, oui il y a dans notre société un système de castes informelles et des privilégiés qui viennent renforcer ce racisme.

Certaines plumes tentent de justifier cette ignominie, accordant à l’interjection « 3azzi » une définition tolérable … C’est quoi ce délire !!

D’autres accusent la bourgeoisie marocaine de vouloir paraître, en portant ces revendications d’égalité raciale.

A mon humble avis, il ne faut rien attendre de la bourgeoisie marocaine ou si peu, tant que cette dernière sert de rustine à ce système féodale et archaïque, système qu’elle reproduit dans son intimité.

En plus d’être le premier islamiste du pays, le roi et sa troupe de gais lurons sont les premiers racistes du pays. Je vous passe les détails que représentent la « négritude » à l’intérieur du palais.

La « négritude » des marocains … Tiens, ce serait un excellent sujet de thèse universitaire. Comme je le disais dans un de mes précédant textes, trop de marocains ont un solide problème avec leur propre « négritude ».

Je me rappelle de ce mariage… La marié, une splendide marocaine métisse à la peau d’ébène s’était fait grimer le visage en blanc par la « Ziyana »(maquilleuse) . Un vrai visage « de pierrot au clair de la lune », tableau burlesque qui se dressa là, sous mes yeux. Cette maquilleuse auto-proclamée (comme elle le sont souvent) avait oublié les mains … Et là, c’était vraiment comment dire … Cheeelllllooouuuu comme truc. Une espèce de face d’aspirine avec les mains du « père fouettard ».

Pourquoi ce délire de vouloir blanchir une peau qui ne l’est pas… ? C’est alors que mon cours d’histoire vint me titiller le cerveau et me rappela que sous, je ne sais plus quel Louis (11, 12 , 13 , 14 , 15 , 16, peut-être même sous tous les Louis), le fait d’avoir la peau un peu bronzée vous assignait au rang du bas peuple, celui qui était exposé au soleil dans les champs, à la corvée.

Sommes-nous devenus aussi rétrograde que l’était la société française de cette époque ?

Alors je me suis une fois de plus confessé :

-J’ai grandi dans une ambiance raciste. Oui, Monsieur !

-Dans une société raciste avec des racistes qui étaient convaincus qu’ils ne l’étaient pas. Oui, Monsieur !

- Avec aussi des victimes du racisme, les « racisés » qui à leur tour l’infligeaient aux autres comme une sorte d’exutoire de leur souffrance de « bougnoule » Oui Monsieur !

Je me suis même récemment pris la tête avec un ami. Sa mère est marocaine et noire, je lui ai dit, en voyant la photo, qu’elle est noire et j’ai perdu un ami …

Pourquoi … ? Allez lui poser la question !

Nous sommes racistes avec nos semblables, pourtant nous n’aimons que nous …

Et comme dernier exemple que j’assimile comme une forme de racisme dans notre société, c’est celui de la femme marocaine qui lorsqu’elle épouse un européen « l’oblige » à se convertir sous peine de ne pas pouvoir l’épouser …

Ne riez pas cela existe encore, oui cela existe qu’un mec qui s’appelle Bertrand face fi d’une partie de lui-même en se rebaptisant Bilal, pour que la famille de sa moitié daigne le regarder …

Oui, que ce même Bertrand par amour ou que sais-je se fasse circoncire à 27 ans, pour qu’enfin la famille de sa moitié daigne le regarder, car incapable d’assumer face à notre société que Bertrand est Catholique et qu’il aime leur fille.

Une femme au Maroc ne peut se marier qu’avec un homme de confession musulmane ou juive (les 2 religions reconnues par la constitution marocaine).

Je ne comprends pas cette attitude suprématiste face aux autres, que je traduis encore et encore comme étant une forme de racisme !

Les exemples sont multiples et franchement, ils mériteraient qu’une plume plus assidue que la mienne en fasse l’analyse afin que nous puissions avoir une esquisse de réponse crédible face à ce douloureux constat.

Pour finir, sur cette surprenante campagne antiraciste au Maroc je suis tiède voir gelé, car tant qu’elle ne remet pas en branle toute la société marocaine dans ses plus hautes sphères « culturelles », elle ne sert à rien si ce n’est qu’à bousculer gentiment certaines consciences en mal de sensations.

Zmagri en mode « one shot » sans relecture

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:12

 1888673_702022186527573_519204115_n.jpgIl y a exactement une année, la coalition séléka entrait dans Bangui. C’était le Dimanche des Rameaux. Aujourd’hui, elle aurait pu fêter l’anniversaire de sa victoire si elle avait su se transformer de mouvement militaire en mouvement politique. Malheureusement, l’année écoulée n’a été qu’une longue agonie de cette association hétéroclite, sans leader charismatique qui a entraîné la RCA dans une débâcle encore jamais atteinte auparavant. Est-il seulement possible de faire  un bilan de l’année écoulé ?

 

            Il n’est possible de faire le bilan d’un anniversaire que lorsque celui qui fête est en état de le faire. Or il se trouve que la séléka a perdu le pouvoir avant d’avoir atteint son premier anniversaire à Bangui. Le président qu’elle a amené au pouvoir a été démis d’une façon peu cavalière. Dans la ville de Bangui, les troupes de la séléka ont été cantonnées, ses soldats n’ont plus le droit de sortir armés. La séléka attend tout simplement son désarmement sans savoir si elle aura une place dans la prochaine armée nationale qui sera reconstituée. Il faut dire que la séléka est tout simplement aux abois.

 

            Sur le plan tant politique, économique que social, la séléka a désorganisé tout ce qui marchait encore dans le pays. L’administration n’existe plus ; la justice a été sinon décimée, du moins ses magistrats clochardisés ; l’économie qui n’était plus qu’informelle bat de l’aile. La cohésion sociale n’est plus qu’un vieux souvenir. Tout reste à reconstruire dans ce pays qui ne tient plus que grâce aux forces internationales. Ce pays est à bout de souffle et on se demande comment il parvient encore à tenir.

 

            Et la classe politique ? Il faut dire que les vétérans se sont complètement discrédités par leurs intérêts partisans en hésitant pas à utiliser la religion et le communautarisme, amenant le pays dans une situation que des observateurs ont qualifiée de pré génocide. 

 

            Il est temps de laisser aux jeunes la possibilité d’entrer dans l’arène politique. Jusque-là ils n’ont été que manipuler. Maintenant c’est pour eux le moment de prendre les rênes et de présider aux hautes destinées de la nation centrafricaine. Si on ne peut plus rien attendre de la classe politique des vétérans, on peut laisser la chance aux jeunes. Les vieux ne peuvent plus rien inventer alors que les jeunes centrafricains ont l’avenir devant eux et l’enthousiasme.

 

            Si l’on se rend compte que la plus grande puissance est dirigée par un homme qui pourrait être le fils de la plupart des hommes politiques centrafricains, on peut dire qu’il en temps pour qu’il y ait passage de témoins. Jeunes centrafricains, ne laissez plus passer la chance de votre pays. C’est vous cette chance, c’est vous qui donnerez une nouvelle image de la Centrafrique. Ce n’est pas l’anniversaire de la Séléka, c’est l’anniversaire de la renaissance centrafricaine à travers ses jeunes qui sont désormais investis d’un devoir qu’il leur incombe d’accepter. C’est une défi, il faut le relever.
par Pascal Djimoguinan
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 23:34
Kenya : la loi autorise les hommes à épouser autant de femmes qu’ils veulent - par Assanatou Baldé, Afrik.com
arton38510-745d3.jpgLe Kenya a désormais légalisé la polygamie. La législation permet aux hommes d’épouser autant de femmes qu’ils le souhaitent. Les députés qui ont voté cette législation ont mis en avant les coutumes du pays, où avoir plusieurs femmes est courant.

Une nouvelle loi qui va uniquement arranger les hommes ! Désormais au Kenya, les hommes peuvent épouser jusqu’à même 1 million de femmes s’ils le souhaitent ! Les députés ont voté une loi leur permettant d’épouser autant de femmes qu’ils le souhaitent, sans en toucher mot à leur première épouse. En colère plusieurs élues ont claqué la porte du Parlement de Nairobi, ont indiqué les médias locaux.


La proposition de loi, adoptée jeudi soir très tard, formalise en droit kényan des lois coutumières. A l’origine, le texte donnait la possibilité aux épouses de s’opposer à une décision de leur conjoint d’épouser plusieurs femmes. Mais unissant leurs forces au-delà des appartenances politiques, les élus hommes ont finalement abandonné cette clause, donnant voix au chapitre aux femmes. « Quand vous épousez une femme africaine, elle doit savoir que la deuxième va suivre, puis la troisième (...) c’est l’Afrique », a expliqué devant la chambre l’un de ces élus, Junet Mohammed, cité par Capital FM.


C’est précisément l’abandon de cette clause imposant le consentement de la première épouse qui a déclenché la colère des élues au Parlement. « Si c’est bien vous l’homme dans la maison, et que vous choisissez de ramener quelqu’un d’autre - ou deux ou trois autres personnes - je pense que vous devez avoir le cran d’admettre que votre femme et votre famille ont le droit de savoir », a estimé devant la chambre l’une d’entre elles, Soipan Tuya, également citée par « Capital FM ».


« A chaque fois qu’un homme rentre à la maison avec une femme, elle est considérée comme la deuxième ou la troisième femme » a, pour sa part riposté Samuel Chepkong’a, président de la commission des Affaires juridiques et légales du Parlement, cité par le quotidien Nation. « Selon la loi coutumière, vous n’avez pas besoin de dire à votre épouse quand vous rentrez à la maison avec une deuxième ou une troisième femme. Toute femme que vous ramenez à la maison est votre femme ». Des propos qui vont sans aucun doute choquer beaucoup de femmes.

 

Source: www.afik.com


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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 12:28

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Kadhafi, Gbagbo, Occident, BRICS... Jerry J. Rawlings vide son sac

Dans un entretien au quotidien ghanéen Daily Graphics, l’ancien président Jerry J. Rawling n'a pas été tendre à l’égard de la politique de l'Occident en Afrique et dans le monde.

Le leader ghanéen condamne fermement ce qu'il appelle "double standards" occidentaux. «Les pays occidentaux gardent leur système de valeurs intact chez eux et les appliquent différemment chez nous. Ceci affaiblit de plus en plus les pays sous-développés» affirme-t-il.

Il critique le vernis infrastructurel souvent brandi comme preuve de bonne santé de certaines économies pro-occidentales. «Bien-sûr vous verrez des infrastructures dans certains pays d'Afrique, mais ces infrastructures ne sont pas le reflet de la justice socio-économique du pays. Tout au contraire, c'est le reflet d'une classe politique très corrompue qui tente de gouverner un peuple mécontent et désemparé» a-t-il accusé, avant d'ajouter que les Occidentaux exploitent justement ces failles pour mieux affaiblir plusieurs autres pays du Continent.

Selon Jerry J. Rawlings, les Occidentaux ont suffisamment déstabilisé des pays dont certains sont aujourd’hui en faillite. Ainsi, suite à l'effondrement de la guerre froide et du communisme, explique l’homme d’État, le tiers-monde avait espéré un visage plus humain du capitalisme. Mais «hélas, nous nous sommes retrouvés dans ce que le Pape Jean-Paul II avait appelé "la sauvagerie du capitalisme"».

Pour M. Rawlings, «La manière dont la guerre en Irak a été entreprise a fait le pire des dommages à la moralité humaine en ce sens que la force du droit a été remplacée par le droit de la force. Cette façon de faire a envoyé un mauvais message aux pays développés et un peu trop de gouvernements (notamment en Afrique) en ont profité. La corruption et l'impunité sont à l'ordre du jour» a t-il déploré.

L'ex-président ghanéen n'a pas été tendre envers la France en particulier. «Nous avons vu en Libye la manière dont ils ont évincé Kadhafi avant de l'abattre comme un chien».

En cause, «L'utilisation abusive de l'ONU par la France en Côte d'Ivoire pour renverser un gouvernement, éjecter un leader patriote démocratiquement élu avant de l'emprisonner à La Haye».

L’homme d'Etat ghanéen affirme que la manière arbitraire avec laquelle certaines superpuissances exercent leur autorité unilatérale ne peut plus perdurer parce que cela est préjudiciable à la stabilité mondiale. D’après lui, «La Russie et la Chine ont de bonnes chances de rééquilibrer les forces, ce qui ne plaît pas aux États-Unis qui voudraient tout faire pour conserver leur leadership».

«Le monde aurait accepté volontiers le leadership unipolaire de l'Amérique si cette dernière n'était pas moralement défaillante» conclut M. Rawlings.


camorounvoice.com

Dans un entretien au quotidien ghanéen Daily Graphics, l’ancien président Jerry J. Rawling n'a pas été tendre à l’égard de la politique de l'Occident en Afrique et dans le monde.

Le leader ghanéen condamne fermement ce qu'il appelle "double standards" occidentaux. «Les pays occidentaux gardent leur système de valeurs intact chez eux et les appliquent différemment chez nous. Ceci affaiblit de plus en plus les pays sous-développés» affirme-t-il.

Il critique le vernis infrastructurel souvent brandi comme preuve de bonne santé de certaines économies pro-occidentales. «Bien-sûr vous verrez des infrastructures dans certains pays d'Afrique, mais ces infrastructures ne sont pas le reflet de la justice socio-économique du pays. Tout au contraire, c'est le reflet d'une classe politique très corrompue qui tente de gouverner un peuple mécontent et désemparé» a-t-il accusé, avant d'ajouter que les Occidentaux exploitent justement ces failles pour mieux affaiblir plusieurs autres pays du Continent.

Selon Jerry J. Rawlings, les Occidentaux ont suffisamment déstabilisé des pays dont certains sont aujourd’hui en faillite. Ainsi, suite à l'effondrement de la guerre froide et du communisme, explique l’homme d’État, le tiers-monde avait espéré un visage plus humain du capitalisme. Mais «hélas, nous nous sommes retrouvés dans ce que le Pape Jean-Paul II avait appelé "la sauvagerie du capitalisme"».

Pour M. Rawlings, «La manière dont la guerre en Irak a été entreprise a fait le pire des dommages à la moralité humaine en ce sens que la force du droit a été remplacée par le droit de la force. Cette façon de faire a envoyé un mauvais message aux pays développés et un peu trop de gouvernements (notamment en Afrique) en ont profité. La corruption et l'impunité sont à l'ordre du jour» a t-il déploré.

L'ex-président ghanéen n'a pas été tendre envers la France en particulier. «Nous avons vu en Libye la manière dont ils ont évincé Kadhafi avant de l'abattre comme un chien».

En cause, «L'utilisation abusive de l'ONU par la France en Côte d'Ivoire pour renverser un gouvernement, éjecter un leader patriote démocratiquement élu avant de l'emprisonner à La Haye».

L’homme d'Etat ghanéen affirme que la manière arbitraire avec laquelle certaines superpuissances exercent leur autorité unilatérale ne peut plus perdurer parce que cela est préjudiciable à la stabilité mondiale. D’après lui, «La Russie et la Chine ont de bonnes chances de rééquilibrer les forces, ce qui ne plaît pas aux États-Unis qui voudraient tout faire pour conserver leur leadership».

«Le monde aurait accepté volontiers le leadership unipolaire de l'Amérique si cette dernière n'était pas moralement défaillante» conclut M. Rawlings.

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Dans un entretien au quotidien ghanéen Daily Graphics, l’ancien président Jerry J. Rawling n'a pas été tendre à l’égard de la politique de l'Occident en Afrique et dans le monde.

Le leader ghanéen condamne fermement ce qu'il appelle "double standards" occidentaux. «Les pays occidentaux gardent leur système de valeurs intact chez eux et les appliquent différemment chez nous. Ceci affaiblit de plus en plus les pays sous-développés» affirme-t-il.

Il critique le vernis infrastructurel souvent brandi comme preuve de bonne santé de certaines économies pro-occidentales. «Bien-sûr vous verrez des infrastructures dans certains pays d'Afrique, mais ces infrastructures ne sont pas le reflet de la justice socio-économique du pays. Tout au contraire, c'est le reflet d'une classe politique très corrompue qui tente de gouverner un peuple mécontent et désemparé» a-t-il accusé, avant d'ajouter que les Occidentaux exploitent justement ces failles pour mieux affaiblir plusieurs autres pays du Continent.

Selon Jerry J. Rawlings, les Occidentaux ont suffisamment déstabilisé des pays dont certains sont aujourd’hui en faillite. Ainsi, suite à l'effondrement de la guerre froide et du communisme, explique l’homme d’État, le tiers-monde avait espéré un visage plus humain du capitalisme. Mais «hélas, nous nous sommes retrouvés dans ce que le Pape Jean-Paul II avait appelé "la sauvagerie du capitalisme"».

Pour M. Rawlings, «La manière dont la guerre en Irak a été entreprise a fait le pire des dommages à la moralité humaine en ce sens que la force du droit a été remplacée par le droit de la force. Cette façon de faire a envoyé un mauvais message aux pays développés et un peu trop de gouvernements (notamment en Afrique) en ont profité. La corruption et l'impunité sont à l'ordre du jour» a t-il déploré.

L'ex-président ghanéen n'a pas été tendre envers la France en particulier. «Nous avons vu en Libye la manière dont ils ont évincé Kadhafi avant de l'abattre comme un chien».

En cause, «L'utilisation abusive de l'ONU par la France en Côte d'Ivoire pour renverser un gouvernement, éjecter un leader patriote démocratiquement élu avant de l'emprisonner à La Haye».

L’homme d'Etat ghanéen affirme que la manière arbitraire avec laquelle certaines superpuissances exercent leur autorité unilatérale ne peut plus perdurer parce que cela est préjudiciable à la stabilité mondiale. D’après lui, «La Russie et la Chine ont de bonnes chances de rééquilibrer les forces, ce qui ne plaît pas aux États-Unis qui voudraient tout faire pour conserver leur leadership».

«Le monde aurait accepté volontiers le leadership unipolaire de l'Amérique si cette dernière n'était pas moralement défaillante» conclut M. Rawlings.

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